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Lancement du nouveau bouton +1 de Google

Mardi 3 mai 2011

bouton google +1 300x169 Lancement du nouveau bouton +1 de Google
google+1 Lancement du nouveau bouton +1 de GoogleLe bouton déjà en service aux Etats Unis via Google.com arrive bientôt en France. Ce bouton permet aux internautes de recommander un site directement sur les pages de résultats de recherche. Dans un second temps il sera également possible d’intégrer ce bouton directement sur ses pages à l’instar du bouton I Like de Facebook. Ce bouton Google +1 est différent du bouton « Facebook I like » mais fait appel à la même motivation chez l’internaute : « devenir acteur du web et le faire savoir ».

qu’est-ce qui va changer ?

Le bouton +1 n’aura pas d’incidence sur l’algorithme Google dans un premier temps Mais il est tout à fait concevable que cette donnée rentre en considération dans l’algorithme Google dans le futur et là on risque d’assister à des battle d’armée robot ou d’internautes cliquant frénétiquement sur ces boutons pour pousser en haut des résultats de recherche un site médiocre ou qui a les moyens de se payer des fans… Je me demande si Google à prévu ce cas de figure, mais il se peut donc que ce bouton devienne un élément à ne pas négliger dans sa stratégie web, au même titre du bouton facebook I like, et qui vienndra en addition de tous les autres facteurs à prendre en compte dans le référencement d’un site internet (PR, backlinks, densité mots clefs, url rewriting, sitemap.xml, robots.txt, réseaux sociaux…).

Au final si tout le monde joue le jeu, c’est plutôt sain, et les sites proposant un contenu de qualité, et conforme aux attentes des internautes en recherche d’information, se verront récompensés pour leur dur labeur de rédaction et de valeur ajoutée au web.

Pour plus d’informations, voici une vidéo de présentation en anglais du bouton +1 :

Si vous souhaitez vous tenir informés du lancement sur Google.fr sur bouton +1 Google, vous pouvez vous inscrire sur cette page.

La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0

Jeudi 19 août 2010

twitter coree du nord 300x217 La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0La Corée du Nord s’ouvre au monde via le Web ! En effet, les autorités de Pyongyang ont ouvert cet été des comptes sur le site de microblogging Twitter et sur le site de partage de vidéos Youtube. Par le biais de ces outils dits web 2.0, l’un des régimes les plus fermés au monde compte bien diffuser sa propagande à l’extérieur.

Si la nouvelle a quelque chose d’ »exotique », rien de surprenant au demeurant quant aux contenus diffusés sur les deux sites mentionnés. On retrouve les éternelles vidéos à la gloire de Kim Jong Il et de son père Kim Il Sung, les attaques contre le voisin du Sud, qualifié ainsi de « prostituée de l’Amérique », des visites d’usines nord-coréennes ou encore des revues d’effectifs militaires.

Si ces contenus étaient déjà visibles sur le site officiel de Pyongyang, dont une version française existe, c’est bien la forme que prend désormais la propagande nord-coréenne qui, elle, est nouvelle.

Sûre de ses atouts, la Corée du Nord compte en effet s’exporter à la vue de tous. Ou presque. En effet, si la nouvelle activité des adeptes du « Soleil de la nation » (le surnom très officiel du Chef de l’Etat) pourra être suivie sur le Web dans le monde entier, les nord-coréens n’ont pour la plupart aucun accès à Internet. Parmi les 23 millions d’habitants que compte le pays, seuls quelques membres haut placés peuvent se targuer aujourd’hui de pouvoir accéder à Internet.

D’ailleurs, d’après le site de Reporters sans Frontières, « Kim Jong Il est connu pour son obsession des gadgets électroniques (…) mais le réseau intranet, ultra-contrôlé, n’est accessible qu’à des universitaires, des hommes d’affaires et des hauts fonctionnaires qui ont obtenu une autorisation spéciale. »

A l’étranger, les réactions ont été diverses et variées. Si les Etats-Unis prennent acte de l’ouverture d’un compte Twitter et Youtube par la Corée du Nord, ils se demandent si cette initiative des autorités permettront aux citoyens nord-coréens de pouvoir accéder à ces sites web, et plus généralement à Internet. Les américains compteraient ainsi sur ce cheval de Troie pour qu’enfin, la Corée du Nord s’ouvre réellement sur l’extérieur et fasse ainsi voler en éclat un régime plutôt hostile aux intérêts de Washington. Un porte-parole du Gouvernement, Philip J. Crowley, a ainsi déclaré avec ironie qu’une fois introduite, les technologies ne pouvait pas être arrêtées facilement. « Demandez à l’Iran » a-t-il dit non sans humour, faisant référence aux vaines tentatives de Téhéran d’empêcher les manifestants iraniens communiquer sur Twitter, dans ce qu’on a appelé la « Révolution Twitter ».

Au contraire de Washington, les autorités de Séoul n’ont pas accueilli cette nouvelle sous les meilleurs auspices, du fait notamment que les comptes Twitter et Youtube de la Corée du Nord redirigent vers le site internet officiel du régime de Pyongyang, qui n’est pas avare en critiques sur son voisin du Sud. Lee Jonp-joo, porte parole du ministère de la réunification, a ainsi rappelé mercredi que « les utilisateurs de Twitter doivent savoir qu’interagir avec un site internet nord-coréen est en contradiction avec la loi. »

Légalement, pour contacter des nord-coréens, leurs voisins du Sud doivent d’abord notifier leur intention aux autorités de Séoul, sous peine d’une amende d’environ 2.500 dollars. Plus grave, contacter des groupes anti-gouvernementaux et avoir des échanges avec eux, de nature à menacer la sécurité nationale, est passible d’une peine maximale de 10 ans de prison. De quoi refroidir les curieux qui voudrait briser, virtuellement au moins, le rideau de fer qui les sépare de leurs voisins !

Jusque là, et depuis 2004, la Corée du Sud a en effet réussi à filtrer une soixantaine de sites internet nord-coréens et à les rendre inaccessible en bloquant leur adresse IP. Mais ce qui inquiète aujourd’hui les autorités de Séoul, c’est que le filtrage s’avérera plus difficile dans la mesure ou la propagande de Pyongyang est désormais faite sur des sites comme Twitter ou Youtube.

Cette réaction du gouvernement de Séoul, que l’on pourrait presque qualifier d’excessive, a d’ailleurs été vivement critiquée en Corée du Sud. Le professeur de l’université Dongguk à Séoul analyse ainsi comme « presque impossible que les sud-coréens adhèrent à la propagande et à l’idéologie du régime du Nord. Malgré tout, le gouvernement choisit une approche conservatrice. »

Dans tous les cas, on peut d’ores et déjà affirmer que c’est un coup médiatique réussi par la Corée du Nord. Le compte Twitter à la gloire du régime communiste compte aujourd’hui quelques 8.500 abonnés tandis que la chaîne Youtube en réunissait un peu plus de 1.000.

Des chiffres qui devraient rapidement augmenter vu le buzz que devrait faire cette affaire.

Voilà qui ne devrait pas apaiser la tension de ces derniers mois entre les deux Corées après le torpillage d’un navire de guerre sud-coréen le 26 mars dernier, une attaque dont Pyongyang est soupçonnée d’être à l’origine.

Google Buzz contre Facebook : le choc des titans

Mercredi 10 février 2010

google buzz1 300x207 Google Buzz contre Facebook : le choc des titansAprès le Nexus One destiné à concurrencer l’iPhone d’Apple, Google se lance à l’assaut d’un autre géant, le réseau social Facebook. A l’instar de Yahoo, la firme de Mountain View va mettre à jour son programme de messagerie électronique, Gmail, afin d’ajouter des outils sociaux similaires à ceux que l’on peut trouver sur Facebook ou Myspace.

Google lance un nouveau service, Google Buzz (voir la vidéo de présentation, en anglais, ci-dessous), et va ainsi intégrer le partage de photo et vidéo dans Gmail, ainsi qu’un nouvel outil pour voir le statut de ses utilisateurs. Hier, Google tenait une conférence de presse à son siège de Mountain View, en Californie, pour faire le point se ce nouvel éventail de fonctionnalités.

Google reste de loin le site web le plus visité au monde, avec 173 millions de visiteurs américains en Décembre, soit une hausse de 16% par rapport à décembre 2008. Mais voilà, Facebook est tout proche, rêvant probablement de devenir calife à la place du calife.

Facebook était ainsi le quatrième site web le plus visité aux Etats-Unis en Décembre, avec
111,8 millions de visiteurs, une hausse de 105% par rapport à l’année précédente.

Si Google peut faire faire plus de choses aux utilisateurs de Gmail, il pourra engendrer plus de revenus publicitaires avec Google Ads parce que le temps passé sur ses services sera accru.

Que Google puisse sentir le souffle de Facebook derrière lui a du sens. Nombreux sont les anciens dirigeants de Google qui travaillent maintenant chez Facebook, notamment Sheryl Sandberg, qui contribua à bâtir le lucratif système de pay-per-click Google AdWords. Ce n’est donc pas une surprise si Facebook possède aujourd’hui son propre système de publicités.

Facebook invite ses membres à partager des photos, des vidéos et à mettre à jour leur statut
sur la page d’accueil de leur profil. Les annonceurs peuvent alors diffuser des annonces ciblées par âge, sexe, pays et plus encore. Par exemple, les photographes peuvent diffuser leur annonce publicitaire sur le profil de femmes sur le point de se marier dans un lieu géographique déterminé.

« Au départ, Google n’a pas tout à fait compris les médias sociaux et leur importance », explique Greg Sterling, analyste chez Sterling Market Intelligence. Les choses ont changé. Les réseaux sociaux sont devenus une religion chez Google, et « ils ont depuis lors tenté d’ajouter plus d’éléments interactifs et participatifs à leurs services, car le Web a évolué vers un concept plus social. »

Google n’en est d’ailleurs pas à sa première tentative dans le domaine des réseaux sociaux : malgré le succès connu au Brésil, le réseau Orkut, bien que lancé avant Facebook, n’a pas réussi à remporter l’adhésion espérée ; le rachat de Jaiku, le principal concurrent de Twitter, s’est lui aussi soldé par un échec.

Cette fois-ci, Google met le paquet et se sert d’un de ses services les plus populaires comme base à sa conquête du web 2.0. Gmail et ses 176 millions d’utilisateurs représente en effet un point d’ancrage plus qu’intéressant. D’ailleurs, Todd Manager, responsable produit chez Google, affirme, confiant, qu’il y a « toujours eu un géant social sous Gmail. »

Malgré tout, Greg Sterling pense que l’introduction d’outils sociaux à Gmail ne présente aucune garantie de réussite. « Gmail est un bon produit en l’état. Je ne suis pas sûr qu’ajouter ces outils apportera quelque chose, si ce n’est rendre Gmail plus complexe. »

Par exemple, Google a récemment ajouté une nouvelle fonction de recherche sociale, qui peut
en partie vous montrer les résultats obtenus par les personnes se trouvant dans votre cercle social.

Pour participer, les utilisateurs de Google doivent d’abord remplir un profil, similaire à Facebook, qui énumère leurs intérêts, leurs contacts et leurs amis. Mais contrairement à Facebook, remplir ce profil n’a rien d’obligatoire. Dans ces conditions, peu nombreux sont ceux qui ont ajouté leurs informations à leur profil Google.

Rien ne laisse imaginer que Google devienne un concurrent sérieux de Facebook. Au contraire, le raté relatif du Nexus One, téléphone mobile sensé concurrencer l’iPhone d’Apple, a montré que Google aussi pouvait commettre des erreurs stratégiques.

La partie s’annonce d’autant plus serrée que de son côté, Facebook a récemment annoncé l’amélioration de ses services, notamment la création d’un service de messagerie électronique et un système de chat plus performant. Jabber permettra ainsi à ses utilisateurs de combiner Facebook avec d’autres plateformes de messageries instantanées.

Devant la multiplication des réseaux sociaux, l’enjeu est donc bien là : unifier tous ces outils sur une plateforme unique. C’est en tout cas le pari d’ores pris par Google Buzz. Même si ce nouveau service ne permet pas, pour l’heure, d’ajouter les contenus de Facebook, les personnes en contact sur Google Buzz pourront en revanche suivre leurs messages postés depuis Twitter.

En améliorant ce nouveau service, Google pourrait peut-être devenir ce lien, ce chainon manquant entre tous les réseaux sociaux existant, mais nul doute qu’avec 400 millions de visiteurs uniques par mois, Facebook possède d’emblée une longueur d’avance sur la firme de Moutain View.

Mais en fin de compte, peu importe l’ampleur qu’atteindra Facebook par la suite, personne ne semble en mesure de concurrencer Google sur le cÅ“ur de son activité : la recherche sur Internet.

La vidéo de présentation de Google Buzz :

La liste des 500 meilleurs sites web européens en 2009 publiée par l’agence Hallvarsson

Lundi 28 décembre 2009

meilleurs sites agence web La liste des 500 meilleurs sites web européens en 2009 publiée par l’agence HallvarssonTous les ans à l’approche du 31 décembre, des classements en tous genres pointent le bout de leur nez pour revenir sur les « tops » et les « flops » de l’année écoulée. Cinéma, musique, littérature : aucun domaine n’y échappe pour ainsi dire. C’est donc aussi le cas sur le Web, avec la liste des 500 meilleurs sites web « corporate » en Europe, dressée par l’agence H&H.

Pour la neuvième année depuis 1997, l’agence de communication suédoise H&H (Hallvarsson & Hallvarsson) publie ainsi un classement des 500 meilleurs sites web, choisis parmi les sites des 800 entreprises européennes les plus importantes. Même s’il est limité par essence puisqu’il ne concerne que les sites « corporate » des plus grandes sociétés en Europe, et donc une infime partie des sites web produits, il est toutefois intéressant de se pencher sur ce phénomène. D’ailleurs, ce rendez-vous donné par l’agence H&H est devenu incontournable pour les spécialistes en stratégie de marketing et de communication sur le Web.

La traditionnelle cérémonie de remise des récompenses a eu lieu le 11 décembre dernier dans les bureaux de l’agence H&H à Stockholm. Plus de trente sociétés assistaient ainsi à la remise des trophées qui a vu, pour la deuxième année consécutive, la consécration de la société d’exploitation de pétrole et de gaz ENI (www.eni.it). Sur le site web de l’agence H&H, les qualités techniques et informatives du site sont mises en avant, preuve en est que le classement ne tient pas compte du seul aspect technique, mais s’intéresse également au fond. Nous ne le rappellerons jamais assez, un site web réussi est avant tout un site « transparent » dans la mesure où il présente au mieux la société ou le produit pour lequel il est conçu.

L’Italie a été particulièrement à l’honneur de ce classement d’ailleurs, puisque les sites web des sociétés UniCredit (www.unicreditgroup.eu) et Telecom Italia (www.telecomitalia.com) viennent compléter le podium.

A noter que l’activité sur les médias sociaux a été l’un des critères de sélection pour établir le palmarès de cette année. 2009, qui aura marqué l’avènement du réseau Twitter en France notamment, concrétise donc le mouvement entamé depuis quelques temps déjà, et qui voit s’accroître l’importance faîtes aux Facebook, Myspace, Viadeo, et autres « sites web 2.0 ». Interactivité, échanges de fichiers ou d’informations, réseaux participatifs, ergonomie facilitant la navigation : telles sont là les qualités du site web de demain. Fort de son expérience en communication d’entreprise, Gustav Ekelund, consultant senior de l’agence H&H, aura ainsi accentué l’efficacité de l’utilisation des médias sociaux pour les entreprises présentes sur Internet.

Parmi les 140 autres critères retenus pour juger la qualité des sites en compétition, l’agence H&H s’appuie notamment sur la technologie du site, ses fonctionnalités, sa page d’accueil, les informations générales, les informations financières, si le site propose ou non des articles de Presse, la qualité de la présentation hiérarchique de l’entreprise, la présence d’offres d’emploi, le calendrier de l’entreprise ou encore la clarté des informations de contact.

En effet, l’agence H&H souligne que son classement est établi à la lumière de considérations objectives, avec en point d’orgue le fait que le contenu présenté sur le site corresponde bien à la demande. Autrement dit, qu’il soit facile à ses visiteurs de trouver ce qu’ils sont venus chercher sur le site.

Les films et Youtube auront également été à l’honneur, puisque les séminaires et colloques précédant la cérémonie de remise des diplômes auront notamment fait la part belle aux films d’entreprises, qui permettent de plus en plus de véhiculer l’image « corporate » de l’entreprise.

Côté français, le premier site web d’une entreprise française a été classé à la 57ème position, avec une note de 61 sur 100 obtenue par la société Lafarge (www.lafarge.com), loin des 89 points obtenus par le vainqueur. Le site a également été évalué par l’agence H&H comme le troisième meilleur site web européen du secteur « Constructions et Matériaux ». Les principaux sites web hexagonaux, et leurs classements, sont France Telecom (65), Bouygues (143), Vivendi (188), Renault (190), Pernod-Ricard (208), Michelin (217), AXA (233), BNP Paribas (246ème ex-æquo avec le site web de Dexia), Crédit Agricole (261), SUEZ environnement (267), L’Oréal (274), LVMH (279), GDF Suez (295), Air France (350 ex-aequo avec le site de Peugeot), Cap Gemini (362), JC Decaux (463), Christian Dior (478) et Pages Jaunes (492).

Pas de quoi pavoiser. D’autant que seuls Lafarge et France Telecom obtiennent la moyenne, Bouygues n’obtenant qu’une note de 49.5 sur 100.

Pour les classements annexes, on peut également noter :

La Deutsche Bank récompensée pour avoir la meilleure présence sur les réseaux sociaux (www.db.com)

La plus forte progression est effectuée par le site web de Luxottica (www.luxottica.com) qui se classe 49ème, complétant ainsi le tableau de chasse des sites web transalpins.

En conclusion, l’agence H&H a déjà annoncé la publication du classement des meilleurs sites web pour l’année 2010, présageant même que celui-ci s’établira autour de trois concepts majeurs : l’engagement de l’entreprise, la diffusion d’informations en temps-réel, et la multiplication des formats utilisés. En clair, l’accessibilité du site sur un maximum de supports (PC, Notebooks, téléphones mobiles etc.).

Source : Agence Webazia (www.webazia.fr)

Petit tour d’horizon du web 2.0

Dimanche 13 septembre 2009

web 20 dictee pivot Petit tour dhorizon du web 2.0La rapidité avec laquelle de nouveaux mots se glissent chaque année dans le dictionnaire du geek est littéralement hallucinante. A titre personnel, je trouve que cette foire aux mots a quelque chose de ridicule, voire d’inquiétant. Pourquoi vouloir à tout prix inventer de nouveaux vocables alors qu’il en existe suffisamment par ailleurs ? Spam, Blog, Phishing, Bug, Geek… Il est d’ailleurs bien trop fastidieux de tous les énumérer.

Le terme web 2.0 est un de ceux-là. Mais contrairement à d’autres sur lesquels tout le monde s’entend, la définition de web 2.0 reste obscure. A l’origine, Tim O’Reilly lança l’expression en 2004 pour caractériser les nouveaux sites web dynamiques, interactifs, intuitifs et sociaux en opposition aux sites statiques web 1.0, qui, il y a 8-9 ans, étaient la norme sur la toile.

Lors de la première conférence web 2.0 lancée en octobre 2004, les sociétés O’Reilly Media, Medialive et Batelle posèrent ainsi les principes fondateurs du nouveau web : le phénomène du réseau social et du partage de l’information, le web en tant que plate-forme évoluant directement en interaction avec l’utilisateur (et celui-ci avec elle), et des modèles d’entreprises minuscules propres aux web grâce au système de la « syndication » des contenus et des services (technologie permettant aux utilisateurs de faire apparaître automatiquement sur une page des données issues d’un autre site).

Alors qu’aucune définition claire ne ressort, on peut dire que ce terme recoupe les technologies apparues dans le web, et qui ont permis de le rendre plus interactif. Le CSS a ainsi remplacé le HTML, les applications Javascript sont elles aussi venues apporter du dynamisme aux sites internet, les protocoles RSS, RDF et Atom rendent la syndication très simple à utiliser, l’utilisation de l’AJAX et d’autres technologies augmentent toujours plus les interactions entre l’internaute et le site qu’il visite…

Visuellement aussi, les sites web ont changé. Avec l’augmentation de la vitesse des connexions internet, la réduction de leurs coûts, et l’évolution technologique des ordinateurs, sont ainsi apparues sur la plupart des sites web des images ou des vidéos. Le web 2.0 est alors devenu une mode, une manière de créer un site internet : finis les longs textes. Place aux contenus plus attirants et catchy, qui rendent compte du principe même d’un site en quelques phrases, images, et vidéos. L’internet se soumet ainsi à l’internaute qui, s’il ne trouve pas rapidement ce qu’il est venu cherché sur un site, zappe et se dirige vers la page web suivante.

Très rapidement, l’expression « web 2.0″ a été critiquée et s’est alors posée la question de la légitimité même de ce nouveau mot. Simple coup de marketing ? Barbarisme ? Snobisme ?
Certains diront que le caractère interactif du web préexiste largement l’invention du terme « web 2.0″. Ainsi, l’annuaire DMOZ permet aux internautes de modifier son contenu depuis 1998 ; le site Amazon propose quant à lui à ses utilisateurs de donner leur avis, et ce depuis les origines du site. D’autres diront que ce terme relève d’un certain snobisme, ceux l’employant cherchant à créer artificiellement un savoir de manière à se démarquer de ceux qui ne savent pas.

Qu’on l’aime ou pas, le terme existe et a désormais une place d’importance dans le web. Jusqu’au jour où l’on dira tous : « Le web 2.0 est mort, vive le web 3.0″. Et d’autres se battront alors pour établir la définition d’un mot qui, selon moi, n’est rien d’autre qu’un « buzzword«