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3 petits jours et puis s’en vont : la Turquie censure à nouveau le site Youtube

Jeudi 4 novembre 2010

youtube censure turquie 300x200 3 petits jours et puis sen vont : la Turquie censure à nouveau le site YoutubeIl ne faut jamais crier victoire trop tôt… C’est ce que doivent penser aujourd’hui les dirigeants de Youtube. Trois jours à peine après qu’un jugement d’Ankara permit au site de partage de vidéos de revenir dans le paysage numérique turc, une nouvelle affaire de censure vient de frapper le site internet.

Rappel des faits : en 2007, Youtube avait été bloqué suite à une plainte déposée par un particulier, jugeant certaines vidéos et, par ricochet, le site dans son ensemble « irrévérencieux » à l’égard de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur et premier président de la République turque.

Youtube avait ainsi été bloqué en Turquie pendant près de trois ans.

En fin de semaine dernière, à la faveur d’une nouvelle décision judiciaire, Youtube était à nouveau disponible en Turquie. Un jugement salué par la communauté internationale, et plus précisément l’Union Européenne dont, rappelons-le, la Turquie souhaite devenir membre.

Patatras. La censure turque vient de frapper à nouveau le site filial de Google, décidément acteur bien malgré lui des affaires de censure sur le Web les plus retentissantes.

Au fond, rien de surprenant : la décision du tribunal d’Ankara, intimant l’accès possible à Youtube depuis la Turquie, ne reposait que sur la constatation de la suppression des vidéos incriminées en 2007. D’autre part, la question de la censure sur internet en Turquie restait posée dans la mesure où elle atteint des proportions inquiétantes et touche plusieurs milliers de sites web. En effet, selon certaines associations de défense des droits de l’Homme, ce sont plus de 5.000 sites internet qui seraient ainsi bloqués aux portes numériques de la Turquie.

En effet, la censure s’inscrit très officiellement dans la législation turque, qui prévoit à l’article 8 de la loi 5651 la possibilité de bloquer l’accès à des sites web si l’un de 8 délits suivants est constitué : incitation au suicide, exploitation sexuelle et abus d’enfants, facilitation de l’usage de drogues, fourniture de substances dangereuses pour la santé, obscénité, paris en ligne, crimes commis contre Atatürk.

Politiquement, cette décision peut en revanche paraître déroutante en raison des appels répétés du gouvernement turc, dirigé par un parti islamiste modéré, en faveur de la levée de la censure contre Youtube. Une volonté affichée de nature à ne pas froisser les partenaires européens du pays d’une part, et répondre positivement aux pressions de l’OSCE d’autre part (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe).

Alors pourquoi le retour à cette situation de blocage ?

Nous le disions, la décision du tribunal d’Ankara restait somme toute fragile, et les mêmes causes ont fini par produire les mêmes effets.

Cette fois, le motif invoqué pour bloquer l’accès à Youtube est la mise en ligne d’une vidéo compromettante où l’on peut voir Deniz Baykal, ancien leader de l’opposition turque, dans une chambre en compagnie d’une autre femme que la sienne. Une situation d’adultère qui avait provoqué sa démission en mai dernier.

Là encore, une vidéo compromettante pour une personnalité politique turque a suffit à interdire Youtube aux quelques 70 millions de citoyens turcs.

En guise de conclusion, nous reprendrons l’analyse d’Erol Önderoglu, correspondant de Reporter Sand Frontière en Turquie pour qui la décision du tribunal, si elle peut paraître justifiée au regard du droit turc, est disproportionnée car les tribunaux n’ont pas d’autre choix que de fermer un site entier s’il est impossible d’enlever les pages où se trouvent les vidéos incriminées.

Internet Explorer 9 en vidéo

Lundi 13 septembre 2010

A quelques jours de l’annonce officielle du lancement de la version bêta, prévu à San Francisco le 15 septembre prochain pour être précis, le navigateur web vedette de Microsoft est la star d’une vidéo qui compte déjà quelques deux-cent mille visionnages en quelques jours.

Après la publication de clichés dont nous faisions état il y a quelques semaines, c’est désormais une vidéo qui offre une courte présentation d’Internet Explorer 9. C’est le site iebest.com qui a mis en ligne cette vidéo sur Youtube après avoir pu tester la nouvelle mouture du navigateur internet de Microsoft. Une information à prendre au conditionnel car Microsoft n’a toujours pas confirmé l’info.

Soucieux de mieux respecter les standards du Web, la vidéo montre notamment Internet Explorer 9 obtenir la note de 95 sur 100 au test ACID 3. Ainsi, Microsoft réduirait l’écart avec Mozilla, dont le navigateur Firefox obtient la note de 97. C’est surtout une amélioration considérable par rapport à IE8 qui n’obtenait qu’un piteux 20 sur 100 !

Au niveau de l’interface, Microsoft s’inspire du minimalisme de Chrome en présentant une version de son navigateur beaucoup plus simple qu’auparavant. Espérons que Microsoft réussisse également à combler le retard qui est le sien en terme de performances et que la neuvième version de son navigateur sera plus rapide que ses devancières, dont la vitesse n’était pas l’atout principal.

Réponse dans deux jours !

Le site Rosevents.com développé sous Prestashop

Lundi 13 septembre 2010

L’agence Webazia a le plaisir de vous annoncer la création du site e-commerce rosevents.com, développé avec l’Open Source Prestashop. Cette boutique en ligne propose des créations florales et décorations végétales uniques dans la région de Lille.

Ce site e-commerce propose à ses utilisateurs le module de paiement en ligne Paypal. Voici ci-dessous quelques captures d’écran de notre travail.

rosevents design logo Le site Rosevents.com développé sous Prestashop

rosevents boutique en ligne prestashop Le site Rosevents.com développé sous Prestashop

L’agence annonce la création du site web Eshop Studio

Lundi 23 août 2010

La société Eshop Studio est une agence unique en son genre, qui permet aux propriétaires de boutiques en ligne toute une gamme de services pour réussir la présentation des produits présents sur les site e-commerce.

De la photo du produit dans son plus simple appareil à la photo du produit porté par des mannequins, et en passant par la vidéo et l’animation 360° du produit (service réalisé selon un concept unique développé par l’agence), Eshop Studio permet d’optimiser sa boutique en ligne et proposer aux visiteurs une vision idéale du produit vendu. Un atout de poids tant on sait que la qualité des photos est une condition essentielle à la réussite d’une boutique en ligne e-commerce.

L’agence Webazia, en partenariat avec l’agence de web design DSDG, a assuré la création de ce site et de son intro en HTML, JQUERY et FLASH Actionscript 3 et est fière de vous présenter les captures d’un site que vous pouvez visiter à l’adresse www.eshopstudio.com.

eshop studio site web 2 300x184 Lagence annonce la création du site web Eshop Studio

eshop studio site web 1 300x249 Lagence annonce la création du site web Eshop Studio

La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0

Jeudi 19 août 2010

twitter coree du nord 300x217 La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0La Corée du Nord s’ouvre au monde via le Web ! En effet, les autorités de Pyongyang ont ouvert cet été des comptes sur le site de microblogging Twitter et sur le site de partage de vidéos Youtube. Par le biais de ces outils dits web 2.0, l’un des régimes les plus fermés au monde compte bien diffuser sa propagande à l’extérieur.

Si la nouvelle a quelque chose d’ »exotique », rien de surprenant au demeurant quant aux contenus diffusés sur les deux sites mentionnés. On retrouve les éternelles vidéos à la gloire de Kim Jong Il et de son père Kim Il Sung, les attaques contre le voisin du Sud, qualifié ainsi de « prostituée de l’Amérique », des visites d’usines nord-coréennes ou encore des revues d’effectifs militaires.

Si ces contenus étaient déjà visibles sur le site officiel de Pyongyang, dont une version française existe, c’est bien la forme que prend désormais la propagande nord-coréenne qui, elle, est nouvelle.

Sûre de ses atouts, la Corée du Nord compte en effet s’exporter à la vue de tous. Ou presque. En effet, si la nouvelle activité des adeptes du « Soleil de la nation » (le surnom très officiel du Chef de l’Etat) pourra être suivie sur le Web dans le monde entier, les nord-coréens n’ont pour la plupart aucun accès à Internet. Parmi les 23 millions d’habitants que compte le pays, seuls quelques membres haut placés peuvent se targuer aujourd’hui de pouvoir accéder à Internet.

D’ailleurs, d’après le site de Reporters sans Frontières, « Kim Jong Il est connu pour son obsession des gadgets électroniques (…) mais le réseau intranet, ultra-contrôlé, n’est accessible qu’à des universitaires, des hommes d’affaires et des hauts fonctionnaires qui ont obtenu une autorisation spéciale. »

A l’étranger, les réactions ont été diverses et variées. Si les Etats-Unis prennent acte de l’ouverture d’un compte Twitter et Youtube par la Corée du Nord, ils se demandent si cette initiative des autorités permettront aux citoyens nord-coréens de pouvoir accéder à ces sites web, et plus généralement à Internet. Les américains compteraient ainsi sur ce cheval de Troie pour qu’enfin, la Corée du Nord s’ouvre réellement sur l’extérieur et fasse ainsi voler en éclat un régime plutôt hostile aux intérêts de Washington. Un porte-parole du Gouvernement, Philip J. Crowley, a ainsi déclaré avec ironie qu’une fois introduite, les technologies ne pouvait pas être arrêtées facilement. « Demandez à l’Iran » a-t-il dit non sans humour, faisant référence aux vaines tentatives de Téhéran d’empêcher les manifestants iraniens communiquer sur Twitter, dans ce qu’on a appelé la « Révolution Twitter ».

Au contraire de Washington, les autorités de Séoul n’ont pas accueilli cette nouvelle sous les meilleurs auspices, du fait notamment que les comptes Twitter et Youtube de la Corée du Nord redirigent vers le site internet officiel du régime de Pyongyang, qui n’est pas avare en critiques sur son voisin du Sud. Lee Jonp-joo, porte parole du ministère de la réunification, a ainsi rappelé mercredi que « les utilisateurs de Twitter doivent savoir qu’interagir avec un site internet nord-coréen est en contradiction avec la loi. »

Légalement, pour contacter des nord-coréens, leurs voisins du Sud doivent d’abord notifier leur intention aux autorités de Séoul, sous peine d’une amende d’environ 2.500 dollars. Plus grave, contacter des groupes anti-gouvernementaux et avoir des échanges avec eux, de nature à menacer la sécurité nationale, est passible d’une peine maximale de 10 ans de prison. De quoi refroidir les curieux qui voudrait briser, virtuellement au moins, le rideau de fer qui les sépare de leurs voisins !

Jusque là, et depuis 2004, la Corée du Sud a en effet réussi à filtrer une soixantaine de sites internet nord-coréens et à les rendre inaccessible en bloquant leur adresse IP. Mais ce qui inquiète aujourd’hui les autorités de Séoul, c’est que le filtrage s’avérera plus difficile dans la mesure ou la propagande de Pyongyang est désormais faite sur des sites comme Twitter ou Youtube.

Cette réaction du gouvernement de Séoul, que l’on pourrait presque qualifier d’excessive, a d’ailleurs été vivement critiquée en Corée du Sud. Le professeur de l’université Dongguk à Séoul analyse ainsi comme « presque impossible que les sud-coréens adhèrent à la propagande et à l’idéologie du régime du Nord. Malgré tout, le gouvernement choisit une approche conservatrice. »

Dans tous les cas, on peut d’ores et déjà affirmer que c’est un coup médiatique réussi par la Corée du Nord. Le compte Twitter à la gloire du régime communiste compte aujourd’hui quelques 8.500 abonnés tandis que la chaîne Youtube en réunissait un peu plus de 1.000.

Des chiffres qui devraient rapidement augmenter vu le buzz que devrait faire cette affaire.

Voilà qui ne devrait pas apaiser la tension de ces derniers mois entre les deux Corées après le torpillage d’un navire de guerre sud-coréen le 26 mars dernier, une attaque dont Pyongyang est soupçonnée d’être à l’origine.