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La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0

Jeudi 19 août 2010

twitter coree du nord 300x217 La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0La Corée du Nord s’ouvre au monde via le Web ! En effet, les autorités de Pyongyang ont ouvert cet été des comptes sur le site de microblogging Twitter et sur le site de partage de vidéos Youtube. Par le biais de ces outils dits web 2.0, l’un des régimes les plus fermés au monde compte bien diffuser sa propagande à l’extérieur.

Si la nouvelle a quelque chose d’ »exotique », rien de surprenant au demeurant quant aux contenus diffusés sur les deux sites mentionnés. On retrouve les éternelles vidéos à la gloire de Kim Jong Il et de son père Kim Il Sung, les attaques contre le voisin du Sud, qualifié ainsi de « prostituée de l’Amérique », des visites d’usines nord-coréennes ou encore des revues d’effectifs militaires.

Si ces contenus étaient déjà visibles sur le site officiel de Pyongyang, dont une version française existe, c’est bien la forme que prend désormais la propagande nord-coréenne qui, elle, est nouvelle.

Sûre de ses atouts, la Corée du Nord compte en effet s’exporter à la vue de tous. Ou presque. En effet, si la nouvelle activité des adeptes du « Soleil de la nation » (le surnom très officiel du Chef de l’Etat) pourra être suivie sur le Web dans le monde entier, les nord-coréens n’ont pour la plupart aucun accès à Internet. Parmi les 23 millions d’habitants que compte le pays, seuls quelques membres haut placés peuvent se targuer aujourd’hui de pouvoir accéder à Internet.

D’ailleurs, d’après le site de Reporters sans Frontières, « Kim Jong Il est connu pour son obsession des gadgets électroniques (…) mais le réseau intranet, ultra-contrôlé, n’est accessible qu’à des universitaires, des hommes d’affaires et des hauts fonctionnaires qui ont obtenu une autorisation spéciale. »

A l’étranger, les réactions ont été diverses et variées. Si les Etats-Unis prennent acte de l’ouverture d’un compte Twitter et Youtube par la Corée du Nord, ils se demandent si cette initiative des autorités permettront aux citoyens nord-coréens de pouvoir accéder à ces sites web, et plus généralement à Internet. Les américains compteraient ainsi sur ce cheval de Troie pour qu’enfin, la Corée du Nord s’ouvre réellement sur l’extérieur et fasse ainsi voler en éclat un régime plutôt hostile aux intérêts de Washington. Un porte-parole du Gouvernement, Philip J. Crowley, a ainsi déclaré avec ironie qu’une fois introduite, les technologies ne pouvait pas être arrêtées facilement. « Demandez à l’Iran » a-t-il dit non sans humour, faisant référence aux vaines tentatives de Téhéran d’empêcher les manifestants iraniens communiquer sur Twitter, dans ce qu’on a appelé la « Révolution Twitter ».

Au contraire de Washington, les autorités de Séoul n’ont pas accueilli cette nouvelle sous les meilleurs auspices, du fait notamment que les comptes Twitter et Youtube de la Corée du Nord redirigent vers le site internet officiel du régime de Pyongyang, qui n’est pas avare en critiques sur son voisin du Sud. Lee Jonp-joo, porte parole du ministère de la réunification, a ainsi rappelé mercredi que « les utilisateurs de Twitter doivent savoir qu’interagir avec un site internet nord-coréen est en contradiction avec la loi. »

Légalement, pour contacter des nord-coréens, leurs voisins du Sud doivent d’abord notifier leur intention aux autorités de Séoul, sous peine d’une amende d’environ 2.500 dollars. Plus grave, contacter des groupes anti-gouvernementaux et avoir des échanges avec eux, de nature à menacer la sécurité nationale, est passible d’une peine maximale de 10 ans de prison. De quoi refroidir les curieux qui voudrait briser, virtuellement au moins, le rideau de fer qui les sépare de leurs voisins !

Jusque là, et depuis 2004, la Corée du Sud a en effet réussi à filtrer une soixantaine de sites internet nord-coréens et à les rendre inaccessible en bloquant leur adresse IP. Mais ce qui inquiète aujourd’hui les autorités de Séoul, c’est que le filtrage s’avérera plus difficile dans la mesure ou la propagande de Pyongyang est désormais faite sur des sites comme Twitter ou Youtube.

Cette réaction du gouvernement de Séoul, que l’on pourrait presque qualifier d’excessive, a d’ailleurs été vivement critiquée en Corée du Sud. Le professeur de l’université Dongguk à Séoul analyse ainsi comme « presque impossible que les sud-coréens adhèrent à la propagande et à l’idéologie du régime du Nord. Malgré tout, le gouvernement choisit une approche conservatrice. »

Dans tous les cas, on peut d’ores et déjà affirmer que c’est un coup médiatique réussi par la Corée du Nord. Le compte Twitter à la gloire du régime communiste compte aujourd’hui quelques 8.500 abonnés tandis que la chaîne Youtube en réunissait un peu plus de 1.000.

Des chiffres qui devraient rapidement augmenter vu le buzz que devrait faire cette affaire.

Voilà qui ne devrait pas apaiser la tension de ces derniers mois entre les deux Corées après le torpillage d’un navire de guerre sud-coréen le 26 mars dernier, une attaque dont Pyongyang est soupçonnée d’être à l’origine.

Obama : les nouvelles technologies sont un danger pour la démocratie

Jeudi 13 mai 2010

obama hampton 279x300 Obama : les nouvelles technologies sont un danger pour la démocratieLors d’un discours à l’université d’Hampton dimanche 9 mai, le président Barack Obama a accusé les nouvelles technologies d’être une contrariété pour la démocratie américaine. Dans le viseur du prix Nobel de la paix 2009, les iPad, iPod et autres consoles de jeux (Xbox, Playstation). En leur reprochant de transformer l’information en distraction, le locataire de la Maison Blanche n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur le Web et la blogosphère.

Ahurissante. Incompréhensive. Grotesque. Autant d’adjectifs pour qualifier la prise de position du président américain face aux étudiants de cette université de Virginie : « avec les iPod, les iPad, les Xbox et Playstation, dont j’ignore comment chacun d’eux fonctionne, l’information devient une distraction, une diversion, une forme d’amusement plutôt qu’un outil d’épanouissement ou un moyen d’émancipation. »

Barack Obama déplore par ailleurs que « certaines informations les plus folles puissent rapidement être amplifiées par des blogs et les réseaux sociaux. Tout cela non seulement met de la pression sur chacun de nous, mais aussi sur notre pays et notre démocratie. »

Ce qui surprend d’abord, c’est l’opportunité du jugement d’un homme, fusse-t-il le plus puissant, qui reconnaît candidement ne pas savoir comment fonctionnent des technologies qu’il accable de maux démesurés. Certes l’iPad, l’iPod ou les consoles de jeux ne révolutionneront jamais l’histoire de l’humanité, mais de là à y voir un danger pour la démocratie, il y a un monde.

Ensuite, Barack Obama est-il vraiment le mieux placé pour attaquer de front les nouvelles technologies ? N’avait-il pas fait de son compte Twitter un moyen de promouvoir sa campagne électorale ? Le camp démocrate n’avait-il pas acheté de la publicité dans des jeux vidéo durant cette même campagne ? N’est-ce pas le même homme qui avait offert un iPod à la reine d’Angleterre Elizabeth II ?

La critique que l’on peut enfin faire sur ce discours, c’est qu’en faisant des nouvelles technologies et du Web un péril démocratique, le président se trompe de cible de façon maladroite. Ces nouveaux supports ne sont qu’un relai de l’information. Autrement dit, ce sont les contenus eux-mêmes qui devraient se trouver dans le collimateur de Barack Obama. La dénonciation aurait alors pris un autre sens. Plus compréhensible ; plus logique également.

Il y a quelques mois d’ailleurs, Barack Obama avait incité les jeunes à ne pas publier n’importe quoi sur le réseau social Facebook, louant toutefois l’influence de Google, Twitter et Facebook et allant même jusqu’à élever leurs fondateurs au rang de ceux qui ont combattu pour les droits civiques. En l’occurrence, il s’agissant donc bien d’une mise en garde contre les contenus publiés et non pas contre Facebook lui-même. Le président américain aurait été plus inspiré s’il avait repris cette distinction entre des contenus répréhensibles et dangereux d’une part, et les supports sur lesquels ils peuvent être consultés d’autre part.

Twitter veut améliorer son modèle économique

Dimanche 18 avril 2010

twitter ads marketing web 300x239 Twitter veut améliorer son modèle économiqueMalgré la popularité du réseau social Twitter, nombreux sont ceux qui, sur le Web, raille le manque de revenus générés par le célèbre site de micro-blogging. Il faudra désormais conjuguer cette critique au passé car Twitter vient de lancer son propre système publicitaire. Au fond, ce n’est pas une surprise de voir l’un des sites les plus importants au monde en terme de visiteurs s’engager dans une voie qui a fait le succès de Google et, plus récemment, de l’autre réseau social le plus populaire : Facebook.

Bien que Twitter soit déjà rentable, principalement grâce aux droits de licence payés par Google et d’autres pour avoir le droit de rechercher et indexer les tweets, ce modèle commençait déjà à montrer quelques signes d’essoufflement.

Ce modèle publicitaire est largement inspiré par celui de Google, malgré quelques différences notables : des annonceurs pourront payer pour figurer en haut des pages de résultats du site web ; Ces tweets promus seront toujours sous forme de texte court.

Malgré tout, doit-on s’attendre à ce que les revenus de Twitter deviennent comparables à ceux de Google. En un mot, la réponse est non. Sur les 100 millions d’utilisateurs que le site compte par mois, seuls quelques 3 millions utilisent la fonction de recherche du site. Sur Google, ils sont plus de 300 millions à utiliser la désormais fameuse barre de recherche.

Pour chacune de ces recherches, Google montre jusqu’à 30 annonces. Twitter a annoncé qu’il n’y aurait qu’une seule annonce par recherche. Même si la moyenne sur une recherche Google est de 8 annonces, c’est toujours 8 fois supérieur, et donc des recettes potentielles plus importantes, que le nombre d’annonces que l’on pourra voir sur Twitter.

Google gagne environ 0,25 $ par clic. Ainsi, 1.000 recherches génèrent 100 clics, ou 25 $. En termes de rendement, il s’agit d’un CPM (coût pour mille) de 25 $. Twitter se munira probablement d’un tel modèle d’impression. On peut légitimement estimer que ce CPM se trouvera autour de 5 $ ou 10 $, soit des revenus nettement plus faibles que Google. Si l’on se fie aux chiffres précédents et en faisant quelques calculs, on peut penser que Twitter ne fera pas plus de 200.000 $ de revenus publicitaires par mois. On est loin des 2 milliards mensuels de Google !

Si Twitter veut tirer le maximum de profits de ce nouveau système, il devra par ailleurs permettre aux petits et moyens propriétaires de sites de faire leur promotion, à l’image de ce qui existe sur Google Adwords.

Notons par ailleurs que le site de micro-blogging a également annoncé qu’il pourrait vendre des comptes commerciaux. De là à justifier une évaluation d’un milliard de dollars, il faudra que le groupe planche encore pour atteindre une telle valeur.

Twitter ouvre de nouvelles perspectives de marketing sur le Web

Néanmoins, le système ne manquera pas d’intéresser de nombreux spécialistes du marketing en ligne. Même si le réseau connaît une croissance moindre à celle qu’il a connu en 2008-2009, surfant entre autres, sur le compte Twitter de Barrack Obama ou les évènements en Iran relayés sur le site, il n’en reste pas moins un moyen de toucher un très grand nombre d’internautes.

De nombreuses entreprises utilisent déjà Twitter pour permettre à leurs « followers » de rester informés des dernières actualités du groupe. Certaines ne font pas seulement du marketing sur Twitter. Des services clientèles, de relations avec les investisseurs ou de communication d’entreprise ont déjà investit le réseau social. A tel point que certaines sociétés offrent même leurs services pour assurer la communication d’une marque ou d’un groupe sur Twitter.

En raison de son concept même, Twitter oblige les publicitaires à inventer de nouvelles stratégies, car sur ce site, c’est avant tout la spontanéité et la gestion de la marque en temps réel qui comptent. Certaines entreprises communiquent ainsi avec leur clientèle 7 jours sur 7 !

La publicité sur Twitter devrait inciter ceux qui utilisent le réseau social dans leur stratégie de marketing web à inventer de nouvelles opérations de marketing. Google avait obligé les agences de publicité à s’adapter à un système de paiement en fonction des performances atteintes. Avec Twitter, c’est une autre caractéristique qui va entrer en ligne de compte : l’immédiateté. Car c’est bien de marketing en temps réel dont on parle.

ci-dessous, une capture de ce à quoi ressemblera une « Twitter ad ».
twitter ads web Twitter veut améliorer son modèle économique

Les 50 millions de messages quotidien sur Twitter, c’est l’arbre qui cache la forêt

Mercredi 24 février 2010

twitter humour mort1 300x300 Les 50 millions de messages quotidien sur Twitter, c’est l’arbre qui cache la forêtLe site web communautaire Twitter va faire parler de lui ces jours-ci. Annoncé par une équipe d’analyse de la société et repris sur de nombreux sites et blogs, le réseau social génèrerait près de 50 millions de tweets (gazouillis) par jour. Soit 600 messages à la seconde pour cette plateforme de microblogging.

Quasi-unanimement, Twitter est ainsi fêté pour son succès grandissant et fulgurant. Un succès auquel les louanges un peu rapides faîtes à ce site pendant les manifestations en Iran ne sont sans doute pas étrangères, tout comme le sont les participations de Barack Obama, Bill Gates, et plus généralement les grands de ce monde. En tout cas, c’est ce qui a largement contribué à populariser Twitter, plus que le principe du site qui, avouons-le, n’est pas passionnant.

Mais, il faut garder une chose à l’esprit : il est aisé de faire dire au chiffre à peu près tout et n’importe quoi. 50 millions, cela paraît astronomique ! A y regarder de plus près en revanche, on est finalement assez loin du raz-de-marée annoncé sur le web. Car même si les spams ne sont officiellement pas pris en compte dans les statistiques avancées, il y a quelque chose que Twitter ne nous dit pas…

Pour comprendre ce quelque chose, il faut remonter au 19ème siècle et aux études de l’économiste italien Vilfredo Pareto. Ce dernier avait remarqué que seulement 20% de la population italienne de l’époque possédait plus de 80% de l’ensemble des richesses du pays. En d’autres termes, 20% des causes impliquent pas moins de 80% des conséquences. Pareto en tirant un principe systématique.

Le principe de Pareto, tel qu’on l’appelle aujourd’hui, se décline dans de nombreux domaines et peut tout à fait s’appliquer à Twitter pour relativiser le chiffre publié.

Des analystes de la société Nielsen ont étudié l’activité de Twitter en Grande Bretagne au mois de janvier. Ils ont ainsi découvert qu’un nombre infime de personnes – environ 7% – représentent au total plus de 80% des tweets envoyés. Le principe de Pareto tient bon ; il est même dépassé !

D’ailleurs, une étude de RJMetrics montre que 80% des utilisateurs de Twitter s’inscrivent au site, postent un moyenne de 10 messages, avant d’abandonner leur compte. En décembre dernier, sur les 75 millions d’inscris que compte Twitter, seulement 17% d’entre eux postèrent au moins un message.

Mais il y a plus ! Dans une étude récente, HubSpot souligne que le nombre de nouveaux inscrits sur Twitter est en très forte baisse. De 13% de nouveaux inscrits en mars 2009, on est passé à 3,5% en octobre dernier. Une hécatombe !

Pour résumer, si Twitter a bel et bien connu une ascension vertigineuse (on ne comptait que 5.000 tweets par jour en 2007) et qu’il possède des utilisateurs réguliers qui postent beaucoup et souvent, le modèle semble s’essouffler tant Twitter a du mal à trouver de nouveaux membres et, surtout, à les garder. L’oiseau n’est pas mort, loin de là, mais il a perdu quelques plumes au cours des derniers mois.

PleaseRobMe.com : enfin un site web d’aide aux cambrioleurs !

Vendredi 19 février 2010

pleaserobme2 300x143 PleaseRobMe.com : enfin un site web d’aide aux cambrioleurs !Le développeur néerlandais Boy Van Amstel a récemment mis en ligne un site web d’un nouveau genre. PleaseRobMe prétend pouvoir révéler les adresses auxquelles les habitants ont quitté leur domicile. Une aubaine pour les cambrioleurs, comme le suggère ironiquement le nom du site.

Mais au-delà des apparences, trompeuses, le créateur du site veut au contraire mettre en garde les internautes contre une les multiples dangers des réseaux sociaux et, en l’occurrence, partager son adresse sur internet. Le site PleaseRobMe suit ainsi à la trace les utilisateurs du site web Foursquare, basé sur la localisation d’une personne dans le monde réel. Le principe de ce-dernier : vous publiez votre adresse pour que vos amis sachent où vous vous trouvez à tout moment de la journée. Ils pourront ainsi vous retrouver facilement si l’envie leur prend de vous rencontrer. Mais ce site laisse un log qu’il est facile de récupérer. Ainsi, n’importe qui pourra savoir où vous êtes : une ex jalouse, vos parents ou… un cambrioleur.

PleaseRobMe extrait les informations des joueurs de Foursquare qui ont choisis de poster leur statut automatiquement sur Twitter. En résumé, chaque fois que les utilisateurs de Foursquare se rendent chez eux, chez leurs amis ou leur famille, un twit donne leur localisation. Par déduction, on peut donc savoir sur la toile, très facilement, qui sont les personnes ne se trouvant pas à leur domicile, puisqu’ils se trouvent ailleurs. Une aubaine pour les voleurs d’avoir ainsi le précieux renseignement qu’ils ont la voie libre !

D’ailleurs, le développeur du site l’affirme : rien de plus simple, « on pourrait même en rire à tel point il est facile d’obtenir ces infos. Le site a été fait en à peine 4 heures. » Quelques connaissances rudimentaires en HTML et Javascript ont ainsi permis de créer le script de ce site qui analyse et recoupe les données de Twitter et Foursquare.

Le but de ce site web n’est évidemment pas d’aider le cambriolage de domiciles inoccupés, mais de pointer du doigt le risque manifeste de laisser ainsi son nom et son adresse sur le web, au vu et au su de tous. Ses créateurs le soulignent : « le site n’est pas un outil pour le cambriolage. Là où l’on veut en venir, c’est qu’il y a quelque temps, les gens trouvaient contestable de partager leur nom sur Internet. Nous avons aujourd’hui largement dépassé ce stade. »

Le risque annoncé est-il pour autant si grand ? Probablement pas. Les voleurs utilisent de toute manière d’autres procédés pour repérer les domiciles sans habitants fixes. Et le fait qu’un joueur annonce son arrivée à une autre adresse n’indique pas nécessairement que son domicile soit réellement inoccupé. Il est tout à fait probable que quelqu’un d’autre se trouve à son domicile : un parent, un colocataire, un enfant…

Certes, mais il ne faut pas tenter le diable. PleaseRobMe pointe du doigt le danger potentiel de partager sur le web sa géolocalisation en temps réel. Boy Van Amstel précise à ce titre et non sans humour « vous n’accrochez pas un panneau sur votre porte en disant que vous n’êtes pas chez vous… Alors pourquoi mettre ce panneau en ligne ? »

Par exemple, rappelons que le podcaster Israel Hyman fût cambriolé après avoir annoncé sur son compte Twitter qu’il partait en vacances avec sa famille.

Une mise à jour de son profil Facebook pourrait tout à fait conduire aux mêmes conséquences.

Après tout, connaissez-vous réellement les personnes avec qui vous partagez vos informations sur Facebook et Twitter ? Un article récent a démontré que respectivement 13% et 92% des utilisateurs de Facebook et Twitter ne savent pas avec qui ils partagent des données pourtant personnelles, tandis que 40% des utilisateurs des réseaux sociaux annoncent leurs dates de vacances avant de partir.

A moins que les internautes ne changent leur manière d’appréhender les réseaux sociaux et évitent de publier des informations personnelles qui pourraient les rendre vulnérables, le cyber-cambriolage va pourrait se révéler être un métier d’avenir…

Une mystérieuse explosion déclenche des rumeurs folles sur le Web

Jeudi 4 février 2010

avion mur du son lille 300x222 Une mystérieuse explosion déclenche des rumeurs folles sur le WebUne forte détonation a été entendue mardi soir dans la région lilloise, semant immédiatement la panique, notamment sur le Web où les thèses les plus farfelues ont vu le jour. Une anecdote en forme de rappel pédagogique : ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce que l’on peut lire sur le Web, et notamment sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Entre l’explosion mystérieuse et la première explication du phénomène donnée par la Voix du Nord sur son site web, deux heures se sont écoulées. Un laps de temps suffisant en tout cas pour que les rumeurs les plus insolites parcourent la Toile. Un évènement qui n’a évidemment pas manqué de faire un buzz considérable.

Vers 22h40, un gros « Boum » a été entendu dans la métropole lilloise et jusqu’en Belgique. Les standards téléphoniques de la police, des pompiers ou encore de GDF ont été saturés juste après, témoignant du vent de panique qui a parcouru les habitants de la région.

Mais c’est surtout du Web qu’est venue l’amplification d’un phénomène pourtant banal. Sur les sites communautaires comme Facebook ou Twitter, les internautes s’en sont donné à cÅ“ur joie, chacun y allant de son interprétation de l’explosion. Florilège : un crash d’avion, l’explosion d’un immeuble à Ronchin, ou de la centrale nucléaire de Gravelines, une fuite de gaz, l’explosion d’un garage Peugeot à Arras… Devant l’interrogation générale, certains n’hésitent pas à y voir une invasion des chinois, des extra-terrestres, la chute d’une météorite, ou même des gaz non retenus de Martine Aubry.

Un groupe s’est même constitué sur Facebook, regroupant jusqu’à 4000 membres quelques minutes après la déflagration.

Et puis à 0h36, l’info est tombée sur le site web de La Voix du Nord, comme un couperet, mettant fin aux délires paranoïaques de certains et aux plaisanteries fantaisistes des autres. L’arme du crime ? Un exercice militaire au cours duquel un avion de chasse de l’armée de l’air, un Mirage 2000 précisément, a franchi le mur du son. Bref, beaucoup de bruit pour rien.

Une leçon à tirer de ce buzz : l’information relayée sur les sites communautaires est à prendre au conditionnel. Une précaution, en revanche, que beaucoup de médias dits « traditionnels » n’auront pas prise lorsqu’il s’agissait de suivre les manifestations en Iran sur Twitter, au lendemain des élections présidentielles.

Baidu.com porte plainte contre son fournisseur de nom de domaine américain

Jeudi 21 janvier 2010

piratage baidu chine iranian cyber army 300x201 Baidu.com porte plainte contre son fournisseur de nom de domaine américainNouvelle affaire de piratage entre les Etats-Unis et la Chine: le leader chinois de la recherche sur internet, le moteur Baidu.com, a déposé une plainte à New-York contre la société gérant son nom de domaine.

Baidu accuse en effet Register.com d’importantes négligences ayant rendu possible le piratage du site le 12 janvier dernier. A la suite de cette attaque caractérisée par une manipulation extérieure de son DNS situé aux Etats-Unis, le moteur était inaccessible pendant plus de 3 heures. Une éternité pour ce site web qui n’avait connu jusque là qu’une panne d’une trentaine de minutes en décembre 2006.

L’attaque était matérialisé par un lien de redirection vers le site web d’un groupe autoproclamé « La cyber armée iranienne ». Les mêmes pirates qui avaient hacké Twitter le mois dernier, démontrant ainsi que les Etats-Unis n’ont pas le contrôle du Web.

Si on peut comprendre que Twitter soit la cible d’un tel groupe au regard du rôle joué par le réseau social lors des manifestations post-élections, l’attaque d’un site chinois prête à confusion.

Rappelons en effet que la Chine fait poids au conseil de sécurité de l’ONU pour retarder la prise de sanction contre le régime de Téhéran dans le cadre du programme nucléaire iranien. Dans ces conditions, il est plutôt étrange que ce groupe s’attaque à un site web chinois.

Espérons que la plainte déposée permette de nous éclairer sur les tenants et aboutissants de cette affaire.