Moins de cinq mois après l’annonce du lancement de son système d’exploitation, Google a levé le voile la semaine dernière sur Chrome OS, dont le lancement est toujours prévu pour la fin de l’année 2010. Largement inspiré de son navigateur web, le logiciel se veut à la fois minimaliste et ultra performant pour tout ce qui se rapporte à l’Internet. Petit tour d’horizon des fonctionnalités de ce nouvel OS et des critiques qui ont d’ores et déjà commencé à pleuvoir à son sujet.
Google n’entend pas entrer en concurrence directe avec Microsoft ou Apple, Chrome devant équiper principalement les netbooks dépourvus de disque dur et donc s’adresser aux utilisateurs désirant surfer sur Internet. Toutes les données seront ainsi stockées sur le Web, le navigateur internet devenant ainsi le logiciel le plus important de l’ordinateur, Chrome OS s’installant quant à lui en mémoire Flash, favorisant ainsi un démarrage extrêmement rapide.
L’utilisateur à la recherche d’un portable peu coûteux pour surfer sur le Web sera naturellement attiré par la simplicité, la rapidité, et les coûts réduits des machines équipées par l’OS du géant américain de l’Internet. Pour le reste par contre, les possibilités offertes par Chrome se trouvent assez limitées, même s’il faut noter qu’il n’est a priori pas destiné à remplacer son système d’exploitation mais plutôt à l’accompagner.
Anders Sandholm, chef de produit Chrome OS chez Google, est d’ailleurs dithyrambique sur le dernier né de Google. Mais il ne faut pas s’y tromper : celui-ci a de nombreux défauts et est loin d’être aussi révolutionnaire qu’annoncé.
Dérivé de Linux, le code source de Chrome OS devrait être rapidement disponible, comptant ainsi sur la communauté Internet pour le développer et l’améliorer tout au long de son existence. La première question qui vient en tête est bien évidemment l’utilité de ce système d’exploitation qui ne permet que la navigation sur Internet. Certes le Web a pris une place prépondérante sur les ordinateurs du monde entier, mais il reste encore bon nombre d’applications qui lui sont étrangères.
Alors même si Anders Sandholm y voit là « une façon totalement nouvelle d’utiliser un ordinateur », pas sûr que ce soit la bonne. Non seulement l’utilisateur sera limité par le champs d’action propre à l’OS, mais il lui sera par ailleurs impossible d’installer d’autres applications. Google semble donc vouloir imposer l’utilisation de ses propres outils comme Gmail ou Google Documents. Le même Sandholm ne s’en cache d’ailleurs pas puisqu’il affirme « qu’en améliorant l’expérience des utilisateurs avec Chrome OS, ils auront encore plus envie d’utiliser les services Google ». De là à en tirer la conclusion que ce nouveau système d’exploitation n’est qu’un prétexte pour assurer la promotion des autres service de Google, il n’y a qu’un pas…
Exit Word ou Excel, Chrome propose de tout faire sur la même fenêtre. L’idée est innovante, et le concept a d’ailleurs inspiré Microsoft avec les Office Web Apps de la version 2010 d’Office, mais qu’en est-il pour les personnes n’ayant pas de connexion Internet haut débit ou ne disposant pas toujours de connexion lorsqu’elles se trouvent en déplacement ? Les utilisateurs seront-ils prêts à conserver toutes leurs données sur la toile ? Pas sûr au moment où les critiques à l’égard de Google et de son aspect « Big Brother » se font de plus en plus courantes. A ce titre, il faudra que Google donne des garanties suffisantes en termes de sécurité.
D’autre part, quelle sera la richesse des applications web offertes sur l’OS, et indispensables à faire fonctionner Chrome ? Google reconnaît lui-même que l’on ne pourra pas tout faire avec un netbook Chrome.
Dans ces conditions, pas sûr que les acheteurs de netbooks préfèreront s’enfermer dans un navigateur plutôt que de devoir payer la licence de Windows, d’autant plus que Chrome bouleversera totalement leurs habitudes. La solution idéale restant d’utiliser Linux, car l’OS réunit tous les atouts : gratuit, open source et disposant d’une large gamme de logiciels, gratuits eux aussi. Séduisant sur le papier, pas sûr donc que Chrome saura convaincre le grand public.
ci-dessous une vidéo (en anglais) de présentation du système d’exploitation Google Chrome OS
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Le système d’exploitation Chrome OS enfin dévoilé par Google
Dimanche 22 novembre 2009Windows 7 : Le test ultime en exclusivité
Lundi 19 octobre 2009
Dans à peine 3 jours, le nouveau système d’exploitation Windows 7 sera officiellement en vente libre, mettant ainsi fin à l’existence de sa pire production jusqu’ici, Windows Vista. En effet, Windows 7, que j’ai pu tester sur différentes machines de l’agence Webazia, s’avère être un système bien plus stable, rapide, et efficace que son prédécesseur qui à lui seul avait réussi à égratigner la réputation du géant américain de l’informatique.
Avec Windows 7, les utilisateurs de PC pourront obtenir un successeur plus puissant et plus moderne au toujours très populaire Windows XP malgré sa déjà longue existence (XP est sorti en 2001). Dans le monde du High Tech, 8 ans c’est long ! C’est même très long ! On pourrait même comparer XP à une voiture vieille de 20 ans. Et même si XP fonctionnait plutôt bien dans de nombreux domaines, il commençait à montrer de sérieuses lacunes dans des domaines pourtant très importants tels que la sécurité, les réseaux, et pour d’autres caractéristiques plus importantes aujourd’hui qu’en 1999 lorsqu’XP fût réalisé.
Après avoir testé Windows 7, je pense qu’il s’agît du meilleur OS de Microsoft. Tout n’est pas parfait évidemment, et Microsoft réglera sans doutes certains détails dans ses désormais fameux « service packs », mais pour le grand public, ce nouvel opus sera à n’en pas douter un franc succès pour Microsoft.
Evolution ou Révolution ?
A l’image d’Apple et de son Snow Leopard, Windows 7 est plus une évolution qu’une révolution. En effet, rappelons que le but de Microsoft avec ce nouveau système d’exploitation était avant tout de corriger les nombreuses errances de Vista et donner aux utilisateurs d’XP une bonne raison de changer de produit tout en restant chez Microsoft. La firme de Bill Gates n’avait en quelque sorte pas le droit à l’erreur, au risque de voir ses concurrents lui chiper des parts de marché, notamment Google et son Chrome OS.
Windows 7 propose ainsi de véritables avancées dans l’organisation des programmes et des dossiers, proposant une barre des tâches et un bureau innovants, et permettant le lancement rapide de n’importe quel fichier ou programme. Il permet également de savourer de réelles nouveautés comme le système Touch-Screen qui est bien évidemment encore à développer.
Par rapport à Vista, Windows 7 comble de nombreux errements tels que le manque de compatibilité avec les programmes tiers, le besoin d’un hardware performant, ou les constantes et ennuyeuses alertes de sécurité.
J’ai testé Windows 7 avec différentes configurations : du PC ultra performant au laptop (PC portable) standard. Sur toutes ces machines, l’installation m’a pris environ 45 minutes maximum, et le nouveau système s’est avéré rapide et stable, même si j’ai néanmoins rencontré quelques soucis. Sur certaines machines, des délais de démarrage et redémarrage exagérément longs m’ont rappelé Vista. Certaines caractéristiques comme le touchpad ne fonctionnaient pas correctement. La variété d’éditions disponibles pour Windows 7 est assez confuse. Et surtout, la mise à jour d’XP à Windows 7 est réellement fastidieuse.
Finalement, Microsoft a dépouillé son nouveau système d’exploitation de certaines applications jusqu’alors familières (carnet d’adresse, calendrier, éditeur de photos…). Ces applications peuvent bien sûr être téléchargées gratuitement, mais elles ne se trouvent plus dans la « version d’usine » de l’OS.
Microsoft refait son retard sur Apple
Ces dernières années, comme beaucoup d’autres professionnels, j’ai toujours considéré l’OS X d’Apple comme bien meilleur que les systèmes d’exploitation de Microsoft. Ce n’est désormais plus le cas. Je continue de donner à l’OS de Mac une légère avance en raison de la simplicité des mises à jour, de la qualité des programmes installés par défaut, et de la vulnérabilité moins grande aux virus informatiques qui sont surtout destinés à fonctionner sur Windows. Cependant, les deux concurrents se retrouvent désormais bien plus au coude-à -coude qu’auparavant. Dans certains domaines tels que la navigation à partir de la barre des tâches, les previews, et bien sûr le nouveau système Touch Screen, Windows dépasse même son concurrent de toujours.
Voici les principales caractéristiques du nouvel OS de Windows :
Nouvelle barre des tâches : Finie la familière barre des tâches Windows. Celle-ci a été réinventée et agrandie. A la place d’icones plus ou moins utiles, vous pourrez y placer vos programmes et dossiers favoris. Le concept est bien sûr emprunté au Dock Expose d’Apple, mais Microsoft va encore plus loin : pour chaque programme en cours d’exécution, la barre des tâches affichera une mini-vue de ce programme. Cette idée était déjà présente dans Vista, mais elle a été étendue à plus d’un titre. Désormais, la preview de chaque fenêtre ouverte s’affiche dans la barre des tâches ; en passant votre souris sur un programme, celui-ci s’affichera alors en plein écran et les autres fenêtres deviendront transparentes (Aero Peek) ; en cliquant sur le programme dans la preview, celui-ci deviendra alors opérationnel. Les programmes pourront également être fermés depuis cette preview, et l’on pourra même lancer certains médias depuis cette application.
L’organisation du bureau : Une application appelée Snap vous permettra d’afficher une fenêtre en plein écran en l’amenant vers le haut de l’écran, ou de l’afficher sur une moitié d’écran en l’amenant vers les bords droits ou gauches de votre écran. Une autre application, Shake, permet de faire disparaître toutes les fenêtres sauf une en cliquant sur la barre de titre de celle-ci puis en secouant votre souris plusieurs fois.
Réseaux : Windows 7 n’est pas aussi performant que Mac pour le networking, mais il est déjà mieux que Vista. Par exemple, vous pouvez voire toutes les connections sans fils en cliquant sur une icône dans la barre des tâches. Une nouvelle application appelée HomeGroups permet de partager facilement des fichiers entre vos PC sur lesquels Windows 7 a été préalablement installé.
Touch Screen : Le même type d’applications rendues populaires par l’iPhone sont présentes sur Windows 7. Mais elles demanderont du temps avant de devenir aussi populaires car la plupart d’entre elles nécessitent un écran spécial. J’ai testé ces fonctionnalités sur un PC portable et ai vraiment trouvé cette nouvelle application très agréable et facile à utiliser (notamment pour regarder un portfolio, agrandir ou réduire des images etc.).
Vitesse : Dans tous mes tests, j’ai trouvé que Windows 7 allait bien plus vite que Vista. Heureusement ! Le retour d’une veille fonctionne correctement et n’est pas aussi long que sous Vista, même si les temps de démarrages et reboot auraient pu (dû ?) être améliorés. Même si Mac reste devant en terme de rapidité, je trouve que le fossé entre Microsoft et Apple s’est considérablement réduit sur ce point crucial.
Alertes : Au nom de la sécurité, Vista envoyait constamment des alertes en tout genre, rendant fou les utilisateurs les plus patients. Sur Windows 7, vous pourrez désormais régler vous-même le degré de sécurité que vous désirez appliquer à votre machine, afin que des fenêtres ne s’ouvrent que si vous avez préalablement jugé vouloir recevoir une alerte sur ce point précis.
Compatibilité : J’ai bien sûr testé de nombreux programmes tiers sur Windows 7 et tous fonctionnent très bien. Cela vaut, entre autres, pour Mozilla Firefox, Adobre Reader, Google Chrome, iTunes, Safari. J’ai également essayé différents types de matériel sur mes machines et, à l’inverse de Vista, ils ont tous parfaitement fonctionné sous Windows 7 (iPod, imprimantes HP et Canon, appareil photo Canon, et une bonne dizaine de disques durs externes et clés USB différents).
Configuration requise : Toutes les machines sur lesquelles Vista tourne, et les plus récentes pour XP, pourront faire tourner Windows 7 sans aucun problème, notamment pour la version Starter qui a volontairement mis de côté les applications et effets graphiques les plus gourmands.
Installation, mises à jour, prix : Il y a 4 versions de Windows 7 qui intéresseront les consommateurs. La première, Starter, sera installée à l’origine sur les Netbooks. Une deuxième est la version Business intéressera principalement les personnes qui tapotent sur leur clavier et font de la bureautique. Une troisième appelée Ultimate sera principalement pour les techniciens qui voudront avoir toutes les applications disponibles sur leur PC. Enfin, la version la plus populaire sera la Home Premium, dont le prix de lancement a été fixé à 120$ US (environ 100€).
Les mises à jour sont assez compliquées, sauf pour les utilisateurs de Vista qui pourront passer sous Windows 7 tout en gardant leur paramètres, dossiers, et programmes déjà installés.
Malheureusement, pour les utilisateurs d’XP, cela ne sera pas possible. Il leur faudra faire des backup avant d’installer Windows 7, avant de réinstaller tous les programmes qu’ils utilisaient sur XP, sans parler des patchs et mises à jours qu’il faudra également télécharger… Un vrai parcours du combattant ! Pour moi, voilà la principale faiblesse de Windows 7, et cela conduira certainement de nombreux utilisateurs d’XP à garder leur OS ou attendre d’acheter une nouvelle machine pour utiliser Windows 7.
Pour conclure, Windows 7 est un OS très fiable et plein de ressources qui devrait permettre à Microsoft de contenter les utilisateurs de PC et mettre aux oubliettes l’épisode douloureux de Vista.
Google annonce le lancement de son système d’exploitation
Samedi 11 juillet 2009
Neuf mois après le lancement de son navigateur internet, Google poursuit ses incursions sur les plates bandes de Microsoft avec la sortie prochaine de Google Chrome OS, un système d’exploitation destiné à concurrencer Windows. Rien que ça ! Il faudra néanmoins attendre le second semestre 2010 pour pouvoir utiliser ce nouvel outil qui risque de faire beaucoup de bruit ces prochains jours.
Cette annonce n’est pas vraiment une surprise. Cela faisait quelques années déjà que la rumeur enflait. Avec raison d’ailleurs. Centré autour des activités en ligne, Google Chrome OS sera disponible dans la seconde moitié de l’année 2010 et se targue déjà d’une rapidité accrue par rapport aux systèmes existant. Une manière détournée de pointer du doigt Windows Vista, lequel n’a toujours pas fait ses preuves ? Sans aucun doute. Mais au-delà de cet aspect purement technique, c’est bien la gratuité et le caractère Open Source de Chrome OS qui feront – peut être – son succès. Sur le blog officiel de Google, le vice-président produit, Sundar Pichai, et le responsable de l’ingénierie, Linus Upson, vantent en tout cas les mérites de leur futur bébé : « rapidité, simplicité et sécurité sont les principales caractéristiques de Google Chrome OS. Nous développons le système pour qu’il soit rapide (…) et que ses utilisateurs n’aient pas à se soucier des virus, malwares, et mises à jour de sécurité ».
Pourquoi se lancer sur un marché dominé à plus de 90% par Windows ? Tout d’abord, Google n’en est pas à son coup d’essai. En seulement neuf mois, la firme annonce que pas moins de 30 millions d’internautes utilisent Chrome, le navigateur web made in Google. Ensuite, le géant de l’internet se veut à l’écoute des millions de personnes qui rencontrent chaque jour des difficultés avec leur système d’exploitation : « Les ordinateurs se doivent d’être plus performants. Les gens veulent que leurs ordinateurs restent aussi rapides que le jour où ils l’ont acheté ».
Soit. Mais qui dit que Chrome OS sera à l’abri des virus et des petits malins qui cherchent à trouver la faille des systèmes informatiques ? Personnellement, je ne mettrais pas ma main à couper qu’il évitera les écueils auxquels il entend mettre fin. Et c’est bien là que le bas blesse. Car non content d’annoncer le lancement de son OS, le blog de Google semble donner les contours de ce que sera le système d’exploitation Chrome : « Les internautes veulent que leurs données soient accessibles n’importe où, même en cas de perte de son ordinateur ou d’absence de dossier de sauvegarde ». Cela veut-il dire que les données seront stockées par Google directement ? Si c’était le cas, et en admettant que Chrome OS se substitue à Windows, Google mériterait alors et plus que jamais son surnom de « Big Brother ».
En tous les cas, l’annonce faite plus d’un an avant le lancement officiel vient mettre une sacrée pression sur Microsoft, qui doit prochainement faire des annonces importantes au sujet de Windows 7, le successeur de Vista. S’il ne remporte pas l’adhésion de ses milliards d’utilisateurs, et après l’échec de Vista, Microsoft laissera ainsi le champ libre à Google. La réponse au deuxième semestre de l’année prochaine…
