Archive pour le mot-clef ‘réseau social’

Lancement du nouveau bouton +1 de Google

Mardi 3 mai 2011

bouton google +1 300x169 Lancement du nouveau bouton +1 de Google
google+1 Lancement du nouveau bouton +1 de GoogleLe bouton déjà en service aux Etats Unis via Google.com arrive bientôt en France. Ce bouton permet aux internautes de recommander un site directement sur les pages de résultats de recherche. Dans un second temps il sera également possible d’intégrer ce bouton directement sur ses pages à l’instar du bouton I Like de Facebook. Ce bouton Google +1 est différent du bouton « Facebook I like » mais fait appel à la même motivation chez l’internaute : « devenir acteur du web et le faire savoir ».

qu’est-ce qui va changer ?

Le bouton +1 n’aura pas d’incidence sur l’algorithme Google dans un premier temps Mais il est tout à fait concevable que cette donnée rentre en considération dans l’algorithme Google dans le futur et là on risque d’assister à des battle d’armée robot ou d’internautes cliquant frénétiquement sur ces boutons pour pousser en haut des résultats de recherche un site médiocre ou qui a les moyens de se payer des fans… Je me demande si Google à prévu ce cas de figure, mais il se peut donc que ce bouton devienne un élément à ne pas négliger dans sa stratégie web, au même titre du bouton facebook I like, et qui vienndra en addition de tous les autres facteurs à prendre en compte dans le référencement d’un site internet (PR, backlinks, densité mots clefs, url rewriting, sitemap.xml, robots.txt, réseaux sociaux…).

Au final si tout le monde joue le jeu, c’est plutôt sain, et les sites proposant un contenu de qualité, et conforme aux attentes des internautes en recherche d’information, se verront récompensés pour leur dur labeur de rédaction et de valeur ajoutée au web.

Pour plus d’informations, voici une vidéo de présentation en anglais du bouton +1 :

Si vous souhaitez vous tenir informés du lancement sur Google.fr sur bouton +1 Google, vous pouvez vous inscrire sur cette page.

Obama : les nouvelles technologies sont un danger pour la démocratie

Jeudi 13 mai 2010

obama hampton 279x300 Obama : les nouvelles technologies sont un danger pour la démocratieLors d’un discours à l’université d’Hampton dimanche 9 mai, le président Barack Obama a accusé les nouvelles technologies d’être une contrariété pour la démocratie américaine. Dans le viseur du prix Nobel de la paix 2009, les iPad, iPod et autres consoles de jeux (Xbox, Playstation). En leur reprochant de transformer l’information en distraction, le locataire de la Maison Blanche n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur le Web et la blogosphère.

Ahurissante. Incompréhensive. Grotesque. Autant d’adjectifs pour qualifier la prise de position du président américain face aux étudiants de cette université de Virginie : « avec les iPod, les iPad, les Xbox et Playstation, dont j’ignore comment chacun d’eux fonctionne, l’information devient une distraction, une diversion, une forme d’amusement plutôt qu’un outil d’épanouissement ou un moyen d’émancipation. »

Barack Obama déplore par ailleurs que « certaines informations les plus folles puissent rapidement être amplifiées par des blogs et les réseaux sociaux. Tout cela non seulement met de la pression sur chacun de nous, mais aussi sur notre pays et notre démocratie. »

Ce qui surprend d’abord, c’est l’opportunité du jugement d’un homme, fusse-t-il le plus puissant, qui reconnaît candidement ne pas savoir comment fonctionnent des technologies qu’il accable de maux démesurés. Certes l’iPad, l’iPod ou les consoles de jeux ne révolutionneront jamais l’histoire de l’humanité, mais de là à y voir un danger pour la démocratie, il y a un monde.

Ensuite, Barack Obama est-il vraiment le mieux placé pour attaquer de front les nouvelles technologies ? N’avait-il pas fait de son compte Twitter un moyen de promouvoir sa campagne électorale ? Le camp démocrate n’avait-il pas acheté de la publicité dans des jeux vidéo durant cette même campagne ? N’est-ce pas le même homme qui avait offert un iPod à la reine d’Angleterre Elizabeth II ?

La critique que l’on peut enfin faire sur ce discours, c’est qu’en faisant des nouvelles technologies et du Web un péril démocratique, le président se trompe de cible de façon maladroite. Ces nouveaux supports ne sont qu’un relai de l’information. Autrement dit, ce sont les contenus eux-mêmes qui devraient se trouver dans le collimateur de Barack Obama. La dénonciation aurait alors pris un autre sens. Plus compréhensible ; plus logique également.

Il y a quelques mois d’ailleurs, Barack Obama avait incité les jeunes à ne pas publier n’importe quoi sur le réseau social Facebook, louant toutefois l’influence de Google, Twitter et Facebook et allant même jusqu’à élever leurs fondateurs au rang de ceux qui ont combattu pour les droits civiques. En l’occurrence, il s’agissant donc bien d’une mise en garde contre les contenus publiés et non pas contre Facebook lui-même. Le président américain aurait été plus inspiré s’il avait repris cette distinction entre des contenus répréhensibles et dangereux d’une part, et les supports sur lesquels ils peuvent être consultés d’autre part.

Facebook compte révolutionner le Web

Mercredi 28 avril 2010

facebook mark zuckerberg f81 300x187 Facebook compte révolutionner le WebLa semaine dernière a eu lieu la conférence des développeurs indépendants Facebook F8. Une réunion au cours de laquelle Mark Zuckerberg, le jeune PDG du célèbre réseau social, a fait une série de déclarations sur les prochaines évolutions du site internet le plus visité au monde. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les innovations qui ont vu le jour sur Facebook ne laissent pas le Web insensible. A juste titre est-on tenté de dire, tant les annonces faîtes au cours de cette conférence risquent de changer la donne sur la Toile et faire du site le nouveau centre du Web.

Un des reproches communément fait à Facebook, en plus de celui de ne pas suffisamment protéger les données privées de ses utilisateurs, est de garder le code du site secret. Or, c’est précisément cette approche que Facebook va changer en profondeur à-travers deux nouvelles technologies.

La première est l’apparition d’un bouton « J’aime » que les internautes pourront cliquer pour signifier qu’ils ont aimé tel ou tel contenu qui apparaîtra alors dans leur flux d’activité. Par exemple, si vous visitez un site relatif au cinéma et déclarez aimer le film « A toute épreuve » de John Woo, celui-ci sera automatiquement posté sur votre profil Facebook. Automatiquement, vos amis pourront voir quels sont les articles, films ou chansons que vous avez aimés. Mieux, grâce à l’Open Graph (voir ci-dessous), le film sera catalogué parmi vos films favoris. C’est une avancée remarquable vers un Web sémantique.

Une révolution ? Peut-être. Sans doute même. En tout cas, les sites du New York Times, de Dailymotion ou de Levi’s ont déjà ajouté ce bouton sur leurs sites. Et Mark Zuckerberg de prédire qu’on devrait atteindre le milliard d’icônes « J’aime » sur le Web.

Evidemment, cette annonce a été suivie par des critiques, certains internautes déclarant qu’ils ne souhaitent pas que l’on sache tout ce qu’ils aiment. Soit. Mais libre à eux de ne pas cliquer sur le « J’aime » en question. Après tout, c’est à chacun d’imposer ses propres limites sur ce que ses amis pourront savoir. Mark Zuckerberg n’oblige personne à utiliser cette nouveauté…

Deux commentaires semblent s’imposer, plus constructifs que cette critique somme toute banale lorsqu’il est question de Facebook et du respect de la vie privée.

Premièrement, nous l’avons évoqué, il s’agit à n’en pas douter d’un premier pas vers un Web sémantique. C’est-à-dire que le titre d’une chanson, d’un film, ou le nom d’un artiste ne sera plus seulement une suite de lettres. Les applications web vont désormais reconnaître ce dont il s’agit afin de les classer intelligemment sur votre profil Facebook.

Ensuite, il s’agit là d’un formidable outil marketing car il augmentera la visibilité des éditeurs de contenus sur le réseau Facebook. Le SMO (Social Media Optimization) est décidemment en passe de prendre une place prépondérante dans le référencement d’un site internet. Au détriment du SEO (Search Engine Optimization) ? Personnellement je ne le crois pas. Les deux techniques me paraissent au contraire complémentaires.

La seconde innovation, et aussi la plus remarquable à long terme, est l’accès à l’Open Graph Protocol (OGP) qui permet d’améliorer les connexions entre les pages des membres de Facebook et les autres sites du Web. Il sera désormais possible de connaître les actions de ses amis Facebook sur un site tiers. Par exemple, quand vous visiterez un site partenaire en étant connecté à Facebook, vous verrez instantanément les sujets que vos amis ont partagés, recommandés ou commentés. De là à dire que le Web est en passe de devenir un immense réseau social dont Facebook serait le centre névralgique, il n’y a qu’un pas.

Le but de cette démarche est de créer un Web personnalisé, ce dont se félicite Mark Zuckerberg sur le blog de sa société : « La prochaine version de Facebook met les utilisateurs au centre du Web (et Facebook avec eux, NDLR). Si vous cliquez sur le bouton pour indiquer que vous aimez un groupe, quand vous visiterez un site de billetterie, ce-dernier pourra vous indiquer quand ce groupe sera en concert près de chez vous. Cela permettra de créer un Web plus personnalisé et qui s’améliorera à chaque action réalisée par les internautes ».

Ce système permet ainsi de cartographier non seulement les relations entre les personnes, mais aussi entre les sites internet. Contrairement à Google, Yahoo, Bing et aux autres moteurs de recherche, qui fonctionnent sur la base d’un algorythme élaboré par ces même sociétés, la technologie mise en place par Facebook se fonde sur l’intérêt manifesté par les internautes.

Par exemple, Mark Zuckerberg précise ainsi que « si vous êtes connecté à Facebook et allez sur Pandora pour la première fois (le moteur de recherche musical partenaire de Facebook, NDLR), il pourra jouer directement des titres de groupes que vous aimez ».

On comprend désormais la volonté de Facebook de changer ses conditions d’utilisation, notamment le fait que Facebook puisse rendre publiques les informations personnelles de ses utilisateurs. En effet, ce n’est ni plus ni moins ce dont il s’agit. D’ailleurs, si les partenaires de Facebook pouvaient jusqu’à présent conserver les informations sur l’utilisateur pendant seulement 24 heures, le réseau social va prochainement lever cette limitation.

On en revient donc, inlassablement, à cette accusation de Big Brother qui, plus que jamais, pèse sur le premier site du Web qui, fort de ces nouveautés, risque de le rester encore un moment. En se positionnant comme l’intermédiaire systématique entre les éditeurs de contenu et les internautes, Facebook consolide sa place d’acteur incontournable du Web.

Twitter veut améliorer son modèle économique

Dimanche 18 avril 2010

twitter ads marketing web 300x239 Twitter veut améliorer son modèle économiqueMalgré la popularité du réseau social Twitter, nombreux sont ceux qui, sur le Web, raille le manque de revenus générés par le célèbre site de micro-blogging. Il faudra désormais conjuguer cette critique au passé car Twitter vient de lancer son propre système publicitaire. Au fond, ce n’est pas une surprise de voir l’un des sites les plus importants au monde en terme de visiteurs s’engager dans une voie qui a fait le succès de Google et, plus récemment, de l’autre réseau social le plus populaire : Facebook.

Bien que Twitter soit déjà rentable, principalement grâce aux droits de licence payés par Google et d’autres pour avoir le droit de rechercher et indexer les tweets, ce modèle commençait déjà à montrer quelques signes d’essoufflement.

Ce modèle publicitaire est largement inspiré par celui de Google, malgré quelques différences notables : des annonceurs pourront payer pour figurer en haut des pages de résultats du site web ; Ces tweets promus seront toujours sous forme de texte court.

Malgré tout, doit-on s’attendre à ce que les revenus de Twitter deviennent comparables à ceux de Google. En un mot, la réponse est non. Sur les 100 millions d’utilisateurs que le site compte par mois, seuls quelques 3 millions utilisent la fonction de recherche du site. Sur Google, ils sont plus de 300 millions à utiliser la désormais fameuse barre de recherche.

Pour chacune de ces recherches, Google montre jusqu’à 30 annonces. Twitter a annoncé qu’il n’y aurait qu’une seule annonce par recherche. Même si la moyenne sur une recherche Google est de 8 annonces, c’est toujours 8 fois supérieur, et donc des recettes potentielles plus importantes, que le nombre d’annonces que l’on pourra voir sur Twitter.

Google gagne environ 0,25 $ par clic. Ainsi, 1.000 recherches génèrent 100 clics, ou 25 $. En termes de rendement, il s’agit d’un CPM (coût pour mille) de 25 $. Twitter se munira probablement d’un tel modèle d’impression. On peut légitimement estimer que ce CPM se trouvera autour de 5 $ ou 10 $, soit des revenus nettement plus faibles que Google. Si l’on se fie aux chiffres précédents et en faisant quelques calculs, on peut penser que Twitter ne fera pas plus de 200.000 $ de revenus publicitaires par mois. On est loin des 2 milliards mensuels de Google !

Si Twitter veut tirer le maximum de profits de ce nouveau système, il devra par ailleurs permettre aux petits et moyens propriétaires de sites de faire leur promotion, à l’image de ce qui existe sur Google Adwords.

Notons par ailleurs que le site de micro-blogging a également annoncé qu’il pourrait vendre des comptes commerciaux. De là à justifier une évaluation d’un milliard de dollars, il faudra que le groupe planche encore pour atteindre une telle valeur.

Twitter ouvre de nouvelles perspectives de marketing sur le Web

Néanmoins, le système ne manquera pas d’intéresser de nombreux spécialistes du marketing en ligne. Même si le réseau connaît une croissance moindre à celle qu’il a connu en 2008-2009, surfant entre autres, sur le compte Twitter de Barrack Obama ou les évènements en Iran relayés sur le site, il n’en reste pas moins un moyen de toucher un très grand nombre d’internautes.

De nombreuses entreprises utilisent déjà Twitter pour permettre à leurs « followers » de rester informés des dernières actualités du groupe. Certaines ne font pas seulement du marketing sur Twitter. Des services clientèles, de relations avec les investisseurs ou de communication d’entreprise ont déjà investit le réseau social. A tel point que certaines sociétés offrent même leurs services pour assurer la communication d’une marque ou d’un groupe sur Twitter.

En raison de son concept même, Twitter oblige les publicitaires à inventer de nouvelles stratégies, car sur ce site, c’est avant tout la spontanéité et la gestion de la marque en temps réel qui comptent. Certaines entreprises communiquent ainsi avec leur clientèle 7 jours sur 7 !

La publicité sur Twitter devrait inciter ceux qui utilisent le réseau social dans leur stratégie de marketing web à inventer de nouvelles opérations de marketing. Google avait obligé les agences de publicité à s’adapter à un système de paiement en fonction des performances atteintes. Avec Twitter, c’est une autre caractéristique qui va entrer en ligne de compte : l’immédiateté. Car c’est bien de marketing en temps réel dont on parle.

ci-dessous, une capture de ce à quoi ressemblera une « Twitter ad ».
twitter ads web Twitter veut améliorer son modèle économique

Les 50 millions de messages quotidien sur Twitter, c’est l’arbre qui cache la forêt

Mercredi 24 février 2010

twitter humour mort1 300x300 Les 50 millions de messages quotidien sur Twitter, c’est l’arbre qui cache la forêtLe site web communautaire Twitter va faire parler de lui ces jours-ci. Annoncé par une équipe d’analyse de la société et repris sur de nombreux sites et blogs, le réseau social génèrerait près de 50 millions de tweets (gazouillis) par jour. Soit 600 messages à la seconde pour cette plateforme de microblogging.

Quasi-unanimement, Twitter est ainsi fêté pour son succès grandissant et fulgurant. Un succès auquel les louanges un peu rapides faîtes à ce site pendant les manifestations en Iran ne sont sans doute pas étrangères, tout comme le sont les participations de Barack Obama, Bill Gates, et plus généralement les grands de ce monde. En tout cas, c’est ce qui a largement contribué à populariser Twitter, plus que le principe du site qui, avouons-le, n’est pas passionnant.

Mais, il faut garder une chose à l’esprit : il est aisé de faire dire au chiffre à peu près tout et n’importe quoi. 50 millions, cela paraît astronomique ! A y regarder de plus près en revanche, on est finalement assez loin du raz-de-marée annoncé sur le web. Car même si les spams ne sont officiellement pas pris en compte dans les statistiques avancées, il y a quelque chose que Twitter ne nous dit pas…

Pour comprendre ce quelque chose, il faut remonter au 19ème siècle et aux études de l’économiste italien Vilfredo Pareto. Ce dernier avait remarqué que seulement 20% de la population italienne de l’époque possédait plus de 80% de l’ensemble des richesses du pays. En d’autres termes, 20% des causes impliquent pas moins de 80% des conséquences. Pareto en tirant un principe systématique.

Le principe de Pareto, tel qu’on l’appelle aujourd’hui, se décline dans de nombreux domaines et peut tout à fait s’appliquer à Twitter pour relativiser le chiffre publié.

Des analystes de la société Nielsen ont étudié l’activité de Twitter en Grande Bretagne au mois de janvier. Ils ont ainsi découvert qu’un nombre infime de personnes – environ 7% – représentent au total plus de 80% des tweets envoyés. Le principe de Pareto tient bon ; il est même dépassé !

D’ailleurs, une étude de RJMetrics montre que 80% des utilisateurs de Twitter s’inscrivent au site, postent un moyenne de 10 messages, avant d’abandonner leur compte. En décembre dernier, sur les 75 millions d’inscris que compte Twitter, seulement 17% d’entre eux postèrent au moins un message.

Mais il y a plus ! Dans une étude récente, HubSpot souligne que le nombre de nouveaux inscrits sur Twitter est en très forte baisse. De 13% de nouveaux inscrits en mars 2009, on est passé à 3,5% en octobre dernier. Une hécatombe !

Pour résumer, si Twitter a bel et bien connu une ascension vertigineuse (on ne comptait que 5.000 tweets par jour en 2007) et qu’il possède des utilisateurs réguliers qui postent beaucoup et souvent, le modèle semble s’essouffler tant Twitter a du mal à trouver de nouveaux membres et, surtout, à les garder. L’oiseau n’est pas mort, loin de là, mais il a perdu quelques plumes au cours des derniers mois.

Google Buzz contre Facebook : le choc des titans

Mercredi 10 février 2010

google buzz1 300x207 Google Buzz contre Facebook : le choc des titansAprès le Nexus One destiné à concurrencer l’iPhone d’Apple, Google se lance à l’assaut d’un autre géant, le réseau social Facebook. A l’instar de Yahoo, la firme de Mountain View va mettre à jour son programme de messagerie électronique, Gmail, afin d’ajouter des outils sociaux similaires à ceux que l’on peut trouver sur Facebook ou Myspace.

Google lance un nouveau service, Google Buzz (voir la vidéo de présentation, en anglais, ci-dessous), et va ainsi intégrer le partage de photo et vidéo dans Gmail, ainsi qu’un nouvel outil pour voir le statut de ses utilisateurs. Hier, Google tenait une conférence de presse à son siège de Mountain View, en Californie, pour faire le point se ce nouvel éventail de fonctionnalités.

Google reste de loin le site web le plus visité au monde, avec 173 millions de visiteurs américains en Décembre, soit une hausse de 16% par rapport à décembre 2008. Mais voilà, Facebook est tout proche, rêvant probablement de devenir calife à la place du calife.

Facebook était ainsi le quatrième site web le plus visité aux Etats-Unis en Décembre, avec
111,8 millions de visiteurs, une hausse de 105% par rapport à l’année précédente.

Si Google peut faire faire plus de choses aux utilisateurs de Gmail, il pourra engendrer plus de revenus publicitaires avec Google Ads parce que le temps passé sur ses services sera accru.

Que Google puisse sentir le souffle de Facebook derrière lui a du sens. Nombreux sont les anciens dirigeants de Google qui travaillent maintenant chez Facebook, notamment Sheryl Sandberg, qui contribua à bâtir le lucratif système de pay-per-click Google AdWords. Ce n’est donc pas une surprise si Facebook possède aujourd’hui son propre système de publicités.

Facebook invite ses membres à partager des photos, des vidéos et à mettre à jour leur statut
sur la page d’accueil de leur profil. Les annonceurs peuvent alors diffuser des annonces ciblées par âge, sexe, pays et plus encore. Par exemple, les photographes peuvent diffuser leur annonce publicitaire sur le profil de femmes sur le point de se marier dans un lieu géographique déterminé.

« Au départ, Google n’a pas tout à fait compris les médias sociaux et leur importance », explique Greg Sterling, analyste chez Sterling Market Intelligence. Les choses ont changé. Les réseaux sociaux sont devenus une religion chez Google, et « ils ont depuis lors tenté d’ajouter plus d’éléments interactifs et participatifs à leurs services, car le Web a évolué vers un concept plus social. »

Google n’en est d’ailleurs pas à sa première tentative dans le domaine des réseaux sociaux : malgré le succès connu au Brésil, le réseau Orkut, bien que lancé avant Facebook, n’a pas réussi à remporter l’adhésion espérée ; le rachat de Jaiku, le principal concurrent de Twitter, s’est lui aussi soldé par un échec.

Cette fois-ci, Google met le paquet et se sert d’un de ses services les plus populaires comme base à sa conquête du web 2.0. Gmail et ses 176 millions d’utilisateurs représente en effet un point d’ancrage plus qu’intéressant. D’ailleurs, Todd Manager, responsable produit chez Google, affirme, confiant, qu’il y a « toujours eu un géant social sous Gmail. »

Malgré tout, Greg Sterling pense que l’introduction d’outils sociaux à Gmail ne présente aucune garantie de réussite. « Gmail est un bon produit en l’état. Je ne suis pas sûr qu’ajouter ces outils apportera quelque chose, si ce n’est rendre Gmail plus complexe. »

Par exemple, Google a récemment ajouté une nouvelle fonction de recherche sociale, qui peut
en partie vous montrer les résultats obtenus par les personnes se trouvant dans votre cercle social.

Pour participer, les utilisateurs de Google doivent d’abord remplir un profil, similaire à Facebook, qui énumère leurs intérêts, leurs contacts et leurs amis. Mais contrairement à Facebook, remplir ce profil n’a rien d’obligatoire. Dans ces conditions, peu nombreux sont ceux qui ont ajouté leurs informations à leur profil Google.

Rien ne laisse imaginer que Google devienne un concurrent sérieux de Facebook. Au contraire, le raté relatif du Nexus One, téléphone mobile sensé concurrencer l’iPhone d’Apple, a montré que Google aussi pouvait commettre des erreurs stratégiques.

La partie s’annonce d’autant plus serrée que de son côté, Facebook a récemment annoncé l’amélioration de ses services, notamment la création d’un service de messagerie électronique et un système de chat plus performant. Jabber permettra ainsi à ses utilisateurs de combiner Facebook avec d’autres plateformes de messageries instantanées.

Devant la multiplication des réseaux sociaux, l’enjeu est donc bien là : unifier tous ces outils sur une plateforme unique. C’est en tout cas le pari d’ores pris par Google Buzz. Même si ce nouveau service ne permet pas, pour l’heure, d’ajouter les contenus de Facebook, les personnes en contact sur Google Buzz pourront en revanche suivre leurs messages postés depuis Twitter.

En améliorant ce nouveau service, Google pourrait peut-être devenir ce lien, ce chainon manquant entre tous les réseaux sociaux existant, mais nul doute qu’avec 400 millions de visiteurs uniques par mois, Facebook possède d’emblée une longueur d’avance sur la firme de Moutain View.

Mais en fin de compte, peu importe l’ampleur qu’atteindra Facebook par la suite, personne ne semble en mesure de concurrencer Google sur le cÅ“ur de son activité : la recherche sur Internet.

La vidéo de présentation de Google Buzz :

La crise politique en Iran : un don du ciel pour le marketing sur Twitter ?

Vendredi 3 juillet 2009

twitter iran1 La crise politique en Iran : un don du ciel pour le marketing sur Twitter ?Jusque là peu connu du grand public en France, qui lui préférait Myspace et surtout Facebook, Twitter vient de se faire offrir une sacrée campagne de pub par l’engouement des médias pour ce réseau social. Avec les tweets en direct des manifestations en Iran, sur lesquelles je ne reviendrais pas ici, presse écrite, radios, chaînes de télévision et bien sûr médias web se sont tous livrés à l’apologie de Twitter. Je vous invite donc à faire un petit tour d’horizon de la planète Twitter pour savoir ce qu’il en est exactement et comment s’en servir en matière de marketing.


Utilisé principalement aux Etats-Unis (où le compte créé sur Twitter par Barack Obama popularisa le microblogging), au Japon et en Grande-Bretagne, Twitter tarde à se hisser au rang de Myspace et Facebook dans l’hexagone.


En France, on ne compterait que quelques 200.000 utilisateurs. C’est bien peu comparé aux chiffres avancés à l’échelle mondiale (source en anglais). Mais nul doute que nous sommes sur le chemin de la rédemption grâce à la promotion faite pour Twitter dans le cadre de la crise iranienne. Un mal pour un bien. Peut être…


Le format de Twitter est très particulier. Il permet de publier des messages (des tweets, gazouillis en français) de 140 caractères maximum par Internet, messagerie ou par SMS. En s’inscrivant au flux d’un utilisateur, vous recevez instantanément les messages qu’il publie (voir les utilisateurs les plus suivis dans le Monde).


Même si le rendement qu’il propose reste assez limité en raison du format intrinsèque de cette plateforme, de nombreux sociétés possèdent leur compte Twitter pour promouvoir leur image de marque. Des PME se sont même engagées sur cette voie et augmentent leur chiffre d’affaire grâce au microblogging. Une pizzeria bio de la Nouvelle Orléans à ainsi, lors d’un test, augmenté ses bénéfices de 15% lors d’une promotion réalisée exclusivement sur Twitter.


Comment augmenter le nombre de ses followers et son chiffre d’affaire grâce à Twitter ?


Une idée simple est d’offrir une promotion exclusivement aux personnes qui vous suivent sur Twitter. Grâce à la géolocalisation, vous pourrez même cibler votre clientèle. Ainsi, de nouvelles personnes vous suivront et aurons désormais connaissance de vos tweets.


Ce type de stratégie peut se décliner très facilement. Il suffit de trouver la bonne idée. Ensuite, Twitter s’avère être un excellent outil pour contacter les acteurs de votre marché et les informer sur les nouveautés de votre société, vos déplacements etc. Vous pouvez également connaître rapidement les besoins de vos clients et leur proposer une solution via Twitter.


Il faut savoir qu’utiliser Twitter à des fins commerciales demande du temps. Il est en effet de bon ton de publier régulièrement des informations utiles et intéressantes. Faire seulement la publicité de votre sociétés ou de vos produits aura un effet négatif sur vos followers. Les utilisateurs n’apprécient guère les argumentaires de vente. Joignez plutôt une discussion en parlant de manière générale, et ensuite, faîtes votre promotion. Vous gagnerez alors en légitimité et en crédibilité. Vous devez également présenter votre société. Les gens aiment la transparence. De plus, s’ils savent qui vous êtes, ils s’intéresseront plus facilement à ce que vous faîtes.


Soignez votre biographie. Vous n’avez que 160 caractères alors allez à l’essentiel !


Il est extrêmement important de personnaliser la page de votre compte Twitter, en y ajoutant votre logo par exemple. Mais sachez que vous pouvez faire preuve d’originalité et de créativité (voir un classement des meilleurs designs pour Twitter). Webazia propose d’ailleurs ce type de service. Voilà un bon exemple de promotion au sein d’un discours général icon wink La crise politique en Iran : un don du ciel pour le marketing sur Twitter ?


Lorsque vous rédigez un Tweet, n’oubliez pas qu’il ne s’agit que d’une première étape. Un titre donnant envie d’aller sur une autre page. C’est seulement sur celle-ci que vous ferez votre publicité. Au niveau du style, préférez une formule qui ressemble à une conversation entre amis. C’est le principe même de ces réseaux « sociaux ». Par exemple « aujourd’hui, j’ai siroté un grand cru exceptionnel » si vous voulez vendre du vin ; ou « j’ai adoré les défilés de la collection printemps-été » si votre but est de vendre des vêtements.


Voilà quelques conseils sur l’utilisation de Twitter qui j’espère vous seront utiles.