Lors d’un discours à l’université d’Hampton dimanche 9 mai, le président Barack Obama a accusé les nouvelles technologies d’être une contrariété pour la démocratie américaine. Dans le viseur du prix Nobel de la paix 2009, les iPad, iPod et autres consoles de jeux (Xbox, Playstation). En leur reprochant de transformer l’information en distraction, le locataire de la Maison Blanche n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur le Web et la blogosphère.
Ahurissante. Incompréhensive. Grotesque. Autant d’adjectifs pour qualifier la prise de position du président américain face aux étudiants de cette université de Virginie : « avec les iPod, les iPad, les Xbox et Playstation, dont j’ignore comment chacun d’eux fonctionne, l’information devient une distraction, une diversion, une forme d’amusement plutôt qu’un outil d’épanouissement ou un moyen d’émancipation. »
Barack Obama déplore par ailleurs que « certaines informations les plus folles puissent rapidement être amplifiées par des blogs et les réseaux sociaux. Tout cela non seulement met de la pression sur chacun de nous, mais aussi sur notre pays et notre démocratie. »
Ce qui surprend d’abord, c’est l’opportunité du jugement d’un homme, fusse-t-il le plus puissant, qui reconnaît candidement ne pas savoir comment fonctionnent des technologies qu’il accable de maux démesurés. Certes l’iPad, l’iPod ou les consoles de jeux ne révolutionneront jamais l’histoire de l’humanité, mais de là à y voir un danger pour la démocratie, il y a un monde.
Ensuite, Barack Obama est-il vraiment le mieux placé pour attaquer de front les nouvelles technologies ? N’avait-il pas fait de son compte Twitter un moyen de promouvoir sa campagne électorale ? Le camp démocrate n’avait-il pas acheté de la publicité dans des jeux vidéo durant cette même campagne ? N’est-ce pas le même homme qui avait offert un iPod à la reine d’Angleterre Elizabeth II ?
La critique que l’on peut enfin faire sur ce discours, c’est qu’en faisant des nouvelles technologies et du Web un péril démocratique, le président se trompe de cible de façon maladroite. Ces nouveaux supports ne sont qu’un relai de l’information. Autrement dit, ce sont les contenus eux-mêmes qui devraient se trouver dans le collimateur de Barack Obama. La dénonciation aurait alors pris un autre sens. Plus compréhensible ; plus logique également.
Il y a quelques mois d’ailleurs, Barack Obama avait incité les jeunes à ne pas publier n’importe quoi sur le réseau social Facebook, louant toutefois l’influence de Google, Twitter et Facebook et allant même jusqu’à élever leurs fondateurs au rang de ceux qui ont combattu pour les droits civiques. En l’occurrence, il s’agissant donc bien d’une mise en garde contre les contenus publiés et non pas contre Facebook lui-même. Le président américain aurait été plus inspiré s’il avait repris cette distinction entre des contenus répréhensibles et dangereux d’une part, et les supports sur lesquels ils peuvent être consultés d’autre part.
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Apple, maître censeur des applications iPhone et iPod
Lundi 19 avril 2010
Une nouvelle affaire de censure pourrait écorner l’image d’Apple. Malgré les excuses de Steve Jobs en personne, la polémique née du refus d’homologation de l’application iPhone du dernier prix Pulitzer a déclenché une véritable levée de boucliers outre-Atlantique.
En France, à part quelques articles timides sur le Web, la nouvelle est passée quasi-inaperçue dans des médias habituellement diserts sur le géant de l’informatique. A croire que la critique de la firme de Cupertino ne fait pas vendre autant de papier que le matraquage publicitaire auquel nous avons récemment eu droit lors de l’annonce de l’iPad ? Ce n’est pourtant pas la première fois que la marque à la pomme prend une décision arbitraire et contestable à l’égard d’un éditeur de contenu. Il nous a paru intéressant de nous arrêter sur ce phénomène le temps d’un article.
Avec l’iPhone ou l’iPod Touch, Apple a bien évidemment réalisé des objets dont les qualités ne peuvent être remises en causes. Notre propos ne se situe pas là tant l’ergonomie et la simplicité de ces produits semblent faire l’unanimité. En revanche, l’obligation de passer par l’App Store pour ajouter un logiciel nous paraît plus contestable, encore plus lorsqu’elle s’accompagne d’un contrôle arbitraire des mœurs et de l’utilité dudit logiciel.
Pour bien comprendre, il faut en venir aux sources du problème : les conditions d’utilisation du service. Avant qu’une application ne soit téléchargeable sur l’App Store, celle-ci doit être validée par Apple. La société de Cupertino s’érige alors en censeur des contenus auxquels les utilisateurs de l’iPhone pourront avoir accès. Par exemple, en plus de contrôler la sécurité des applications et leur conformité avec les intérêts des opérateurs partenaires, une application dont le contenu sera considéré obscène, pornographique ou diffamatoire se verra refusée par Apple.
En 2008, Apple avait ainsi recalé le logiciel Comic Reader censé faciliter la lecture de bandes dessinées sur iPhone et iPod Touch. Seule disponible lors de la soumission du logiciel à Apple, la BD Murderdrome avait valu un refus au développeur de l’application au motif qu’elle était trop violente.
Apple faisait donc un premier pas vers une activité purement rédactionnelle, choisissant les contenus ayant droit de cité sur ses appareils. Qu’une entreprise privée choisisse elle-même les applications disponibles sur ses produits relève de son droit le plus strict.
Ce qui fait débat en l’espèce, c’est l’opportunité de cette censure a priori. Car pour protéger la « sécurité morale » de ses utilisateurs, Apple choisit arbitrairement les logiciels disponibles sur ses plateformes. La frontière pour départager un contenu obscène ou diffamatoire d’un contenu acceptable étant nécessairement à géométrie variable d’une personne à l’autre, les clients d’Apple se soumettent de facto aux décisions de leur gourou Steve Jobs.
Quelques semaines plus tard, un développeur proposât sur l’App Store un simulateur de pets. Nouveau refus d’Apple. Le motif : « nous avons déterminé que l’application est d’utilité limitée pour la communauté d’utilisateurs d’iPhone et iPod Touch, et ne sera pas publiée sur l’App Store ».
Même si cette décision paraît plus compréhensible sur le fond, c’est le motif retenu par Apple qui fait problème : là encore, où se situe la frontière entre un logiciel utile et un logiciel inutile ? En l’occurrence, refuser l’application est une chose. La qualifier d’inutile en est une autre. En se faisant ainsi le juge des bonnes mœurs et de l’utilité des applications iPhone et iPod Touch, Apple semble pratiquer une activité bien différente de celle qui a fait sa réputation : fabriquant de matériels et applications informatiques.
Steve Jobs fait amende honorable
La dernière polémique en date remonte au mois de décembre dernier. Le caricaturiste Mark Fiore s’était vu interdire son application iPhone, NewsToons, dont le but était de diffuser de petites animations publiées notamment sur le site SFGate.com.
Pour Apple, l’application était jugée offensante pour des personnalités publiques qu’elle tournait en dérision. Satire d’accord, mais encore faut-il qu’elle reste politiquement correcte. C’est en tout cas ce que semblait dire la société de Steve Jobs.
Cette affaire qui aurait dû en rester là a pris une autre tournure lorsque Mark Fiore a obtenu le prix Pulitzer dans la catégorie dessin de presse. Au passage, il s’agit là du premier prix décerné à un journaliste dont l’activité se situe exclusivement sur le Web. En effet, depuis 1999, ce caricaturiste s’est détourné de la presse papier pour ne publier ses œuvres que sur internet.
La mésaventure du lauréat 2010 du Pulitzer a suscité l’émotion dans la presse américaine, celle-ci fustigeant la décision d’Apple. D’autant que grâce à son statut d’hébergeur selon le Digital Millenium Copyright Act (DMCA), Apple est protégé contre toute poursuite pour diffamation aux Etats-Unis, au cas où les fameuses caricatures auraient été en effet diffamatoires.
Un argument quoiqu’il en soit dérisoire puisque le jury du Pulitzer les a jugé tout à fait acceptables et même mieux, les a couronné d’un prix très convoité.
Devant la vindicte populaire, fait rare, Apple a fait machine arrière, Steve Jobs répondant lui-même à un email lui demandant de justifier la décision de refus : « c’est une erreur qui a été corrigée ». L’application NewsToons devrait donc rapidement être disponible sur l’App Store.
Une volte-face qui a été jusqu’à gêner l’intéressé. Mark Fiore déclarait récemment se sentir mal à l’aise : « Je me suis senti un peu coupable. J’ai un traitement de faveur parce que j’ai le Pulitzer » reconnaissait-il dans un entretien avec le Wall Street Journal.
Avant lui, d’autres caricaturistes avaient vu leurs applications initialement rejetées avant qu’Apple finisse par les accepter. Tom Richmond dû aller au clash sur le Web pour voir ses dessins satiriques accessibles sur iPhone et iPod Touch. Daryl Cagle fut quant à lui contraint de se battre pendant plusieurs mois pour être accepté sur l’App Store.
Cette politique très contestable d’Apple nous fait espérer que ses concurrents ne tomberont pas dans de telles dérives. Gageons que Google ou Microsoft sauront apporter plus de souplesse pour la disponibilité des applications publiées sur leurs téléphones mobiles, surtout lorsque celles-ci touchent de près ou de loin à la politique, un domaine dans lequel Apple semble ne vouloir prendre aucun risque malgré la protection que lui confère le DMCA.
Les concurrents de l’iPad misent sur Flash
Jeudi 11 mars 2010En ne prenant pas en charge la technologie Flash d’Adobe, l’iPad et Apple ont laissé la porte grande ouverte à la concurrence. Après OpenPeak et l’OpenTablet, c’est désormais au tour d’HP de présenter sa tablette numérique, Slate. Et Adobe ne boude pas son plaisir en publiant une vidéo démontrant que le Flash peut tout à fait tourner sur ces nouveaux supports. Et c’est maintenant une véritable autoroute qui s’ouvre devant les rivaux d’Apple sur ce marché semble-t-il porteur.
Steve Jobs s’était pourtant employé à faire de Flash une technologie dépassée, allant jusqu’à qualifier les ingénieurs d’Adobe de fainéants. De tels propos, parfois virulents, cachaient tant bien que mal la véritable raison de la guerre lancée par Apple, à savoir la possibilité de développer des applications Flash gratuites pouvant nuire au succès de celles proposées à la vente sur l’AppStore. Où comment l’opportunisme économique a fait commettre une erreur grossière au patron d’Apple.
Le coup fatal qui devait être porté à Adobe reposait sur un argument simple : Flash consomme trop d’énergie et réduit la longévité des batteries. C’est un fait et la charge n’est pas dénuée de bon sens. La solution alternative préconisée alors par Steve Jobbs est d’utiliser le HTML 5. Mais des tests récents ont comparé Flash au HTML 5 et les résultats sont pour le moins surprenants et, surtout, ne vont pas faire plaisir au patron d’Apple. Si Flash est gourmand en énergie, le HTML 5 l’est encore plus !
A force de trop manier le bâton, celui-ci se retourne à la manière d’un boomerang contre celui qui le manie trop volontiers. Bien sûr, le succès de l’iPad et son diagnostic vital ne semblent pas engagés, mais à défaut de faire l’unanimité ou de révolutionner le marché, le dernier né d’Apple semble d’ores et déjà voué à un avenir moins rose que l’iPhone.
Car sur le Web, Flash est omniprésent. Alan Tam, responsable marketing de Flash chez Adobe lance ainsi la contre-offensive : « 85% des sites Web et 75% des vidéos sur Internet utilisent Flash. Grâce au Flash, la tablette HP Slate permet d’accéder à l’ensemble du Web. »
Dans la vidéo ci-dessous, Adobe et HP enfoncent le clou et tapent là où Apple a sans doute commis une grave erreur stratégique. Désormais, les consommateurs devraient y réfléchir à deux fois avant d’acheter l’iPad. Et l’on imagine fort probable que même les fidèles mangeurs de pomme hésiteront avant d’acheter une tablette qui, par nature, rend inaccessibles bon nombre de contenus sur le Web.
Surtout que d’autres fabricants ne tarderont pas à présenter leurs propres tablettes, Microsoft, Asus et Acer en tête. Nintendo pourrait même entrer dans la danse avec une DS XL. Il faudra sans doute attendre de voir les capacités de ces autres supports avant de décerner l’oscar de la meilleure tablette. Un prix qui semble en tout cas s’éloigner de Cupertino, le siège social d’Apple.
L’iPad au centre des débats entre Apple et Adobe Flash
Mardi 23 février 2010
Lancé en grande pompe il y a quelques semaines, l’iPad se trouve au centre d’un polémique, voire d’une véritable guerre entre Apple et l’éditeur de la technologie Flash, Adobe. Steve Jobs, le patron d’Apple, le répète à l’envie : la technologie d’animation web est obsolète et, surtout, elle serait à l’origine de bugs qui feraient planter l’iPad. Verdict : la tablette numérique ne supportera pas les fichiers en Flash.
Mais la charge ne s’arrête pas là : Flash consommerait beaucoup trop de ressources processeurs, réduirait les performances de la batterie de l’iPad, présenterait des failles de sécurité et, surtout, serait en passe d’être remplacé par le HTML 5. Rien que ça ! En d’autres termes, le langage de programmation phare d’Adobe est bon à jeter à la poubelle, et le rendre compatible avec l’iPad serait une pure perte de temps.
Steve Jobs pousse le bouchon jusqu’à dire devant le Wall Street Journal que « Flash est un porc pour le processeur » et est aussi dépassé que les lecteurs de disquettes. C’est là l’une des nombreuses attaques portées contre Flash, toujours en petit comité dans le cadre de conférences de presse privées.
Preuve que Jobs s’avère être un homme d’affaire redoutable et ne recule devant aucun procédé pour arriver à ses fins. Si les sites lus sur l’iPad continuent d’utiliser la technologie d’Adobe, le dernier né d’Apple ne pourra afficher de nombreux contenus. Steve Jobs le sait et, à défaut de rendre l’iPad compatible avec Flash, il invoque les limites de cette technologie.
Mais n’y a-t-il pas un peu de mauvaise foi dans ces propos qui imputent à Adobe tous les maux du monde ? Le temps de cet article, faisons-nous l’avocat d’Adobe et reprenons, un à un, les arguments avancés par le patron d’Apple.
Sur le plan de la consommation d’énergie, les propos de Steve Jobs ne sont pas forcément dénués de sens. Flash est une plateforme qui, dans un souci de compatibilité, ne tire pas profit de la mémoire des cartes vidéo. Cette technologie consomme donc des ressources processeurs et, donc, énergétiques. Mais Flash est tout aussi gourmand que d’autres lecteurs de vidéo. Pointer Flash uniquement est réducteur, pour ne pas dire trompeur. Le blog ValleyWag le souligne d’ailleurs, précisant que les dix heures d’autonomie de l’iPad sont une utopie lorsqu’il s’agit d’afficher des formats vidéo.
Sur le plan de la compatibilité, Flash est utilisé par de nombreux lecteurs vidéo. C’est ainsi en Flash que sont développés les lecteurs de deux sites les plus importants en la matière : Youtube et Dailymotion. Une technologie vieille, dépassée et obsolète aurait-elle les faveurs de ces géants du web ?
Au contraire, l’utilisation du HTML 5 et de la balise < video > n’est pas lue par tous les navigateurs et est de toute façon beaucoup moins répandue que le Flash. Quand c’est le cas, ils ne le font pas de la même façon, en fonction du codec vidéo installé. Par exemple, Safari (le navigateur web d’Apple) et Chrome supportent le H.264 tandis que Firefox et Opera prennent en compte l’Ogg Theora.
Mais ce qu’oublie de préciser Jobs, c’est le format vidéo haute définition H.264 est une technologie brevetée nécessitant une licence d’exploitation qui ne permet pas de développer les mêmes environnements que Flash (animations, jeux, portfolios etc.). Surtout, ce format implique d’importants surcoûts là où Flash tend à l’économie.
De plus, limiter Flash à la seule lecture de vidéos est une nouvelle erreur. Cette technologie est utilisée par de nombreuses applications, comme les publicités dynamiques. On imagine mal les publicitaires revenir à l’ère du statique pour faire plaisir à Steve Jobs, celui-ci semblant perdu dans une réalité qui n’est que la sienne.
Accuser Flash de causer des bugs sur les Mac et qualifier par la même occasion les développeurs d’Adobe de fainéants est encore un faux problème. Ces-derniers l’ont d’ailleurs rappelé : Flash fonctionne parfaitement sur de nombreuses autres machines d’autres marques. Que Flash ne soit pas parfait est une chose, mais Apple inverse les rôles là où ses développeurs devraient plancher sur la compatibilité de leurs machines avec la technologie Flash. Une éventualité à laquelle Steve Jobs préfère l’attaque frontale.
Enfin, sur le plan de la sécurité, quel logiciel aussi répandu que Flash n’est pas bogué et ne présente pas de failles de sécurité ? Les hackers ne manquent pas d’imagination pour pirater n’importe quel code informatique. Mais réduire le problème à Flash est indigne d’un grand professionnel de l’informatique comme l’est Steve Jobs.
Si les raisons invoquées ne semblent donc pas si solides, c’est parce qu’il faut voir dans ce procès fait à Flash d’autres intentions, inavouées celles-là .
La première motivation de l’attaque contre Flash est que ce langage n’est pas ou peu compatible avec les fonctions tactiles de l’iPad comme le souligne Morgan Adams, développeur spécialiste de Flash. La cause est une propriété fondamentale de Flash, le « mouseover », qui change l’affichage d’un objet au survol de la souris. Or, que ce soit sur iPhone ou iPad, il n’y a pas de curseur. Il est donc impossible de déployer les objets survolés par cet hypothétique curseur. Quoiqu’il en soit, Apple pourrait décider d’afficher Flash même si dans la plupart des cas, l’utilisateur ne pourrait pas interagir avec le contenu.
Quel que soit le succès rencontré par les produits d’Apple, l’iPhone en tête, il parait peu probable qu’ils finissent par remplacer nos bons vieux ordinateurs de bureau et autres portables. La solution idéale serait qu’Adobe et Apple travaillent de concert pour rendre le mouseover compatible sur iPhone et iPad. D’ailleurs, le rendu de la fonction Javascript mouseover est à peu de choses près supporté sur iPhone.
Mais les récentes invectives de Steve Jobs à l’encontre d’Adobe ne laissent guère présager une future collaboration entre les deux firmes.
Notamment quand on évoque une seconde raison de cette bataille à mort dans laquelle semble s’être lancé le patron d’Apple : on compte plus de 140.000 applications disponibles sur iPhone, parmi lesquelles de nombreux jeux vendus sur l’App Store. Or, Flash est largement utilisé pour créer de petits jeux gratuits parfois très populaires, et qui empièteraient donc sur les plates-bandes d’Apple. Steve Jobs écarte d’emblée cette concurrence là sous couverts d’arguments purement opportunistes.
Dans tous les cas, cette polémique fait parler de l’iPad et c’est bien là le premier soucis de Steve Jobs qui, en plus d’écarter la concurrence de Flash d’un revers de main, s’offre le luxe d’une belle campagne de promo gratuite à -travers ce buzz.
