Google a annoncé la fin des mises à jour de plusieurs de ses services pour Internet Explorer 6, et recommande fortement d’utiliser des navigateurs web plus récents. Une bonne nouvelle qui, espérons-le, fera migrer vers d’autres versions les quelques 15-20% d’internautes qui utilisent encore IE6 d’après le site StatCounter.
La firme de Mountain View a indiqué qu’à partir du 1er mars, certains de ses services, comme Google Docs ou Google Sites, ne fonctionneraient pas correctement avec le navigateur web Internet Explorer 6.
Pour mesurer le contentement, il suffit de se reporter aux déclarations de Tristan Nitot, président de Mozilla Europe : « C’est une excellente décisions, et j’aimerais que d’autres sociétés la prennent. Internet Explorer 6 est un véritable boulet pour le Web. Ce navigateur est apparu en 2001, à une époque où la notion d’application Web était inexistante. Il n’est pas fait pour cela, contrairement aux navigateurs Web récents. Aujourd’hui, il ralentit le développement du Web. »
En effet, le Web a évolué et les vieux navigateurs ne peuvent pas couvrir efficacement les dernières évolutions. Microsoft a d’ailleurs développé IE7 puis IE8 et exhorte les utilisateurs d’IE6 à changer la version de leur navigateur.
Au-delà de ces aspects purement techniques, on pourra sans doute rappeler que les attaques dont Google a été récemment l’objet ont été rendues possibles par l’exploitation d’une faille de sécurité d’Internet Explorer.
De là à dire qu’il s’agit d’un retour de bâton il y a un pas, mais nul doute qu’excédé par ce piratage d’envergure, les défauts d’IE6 en matière de sécurité auront certainement pesé dans la balance pour que Google prenne cette décision.
Enfin, n’oublions pas que le navigateur Web de Google, Chrome, tarde à connaître le succès escompté et que cette nouvelle banderille porté à Internet Explorer devrait normalement permettre au géant du Web de grappiller quelques parts de marché.
Archive pour le mot-clef ‘IE6’
Google achève Internet Explorer 6
Mercredi 3 février 2010Microsoft corrige la faille de sécurité d’Internet Explorer en cause dans le piratage de Google
Vendredi 22 janvier 2010
A circonstances extraordinaires, réponse extraordinaire. Microsoft vient en effet de mettre en ligne une mise à jour de sécurité exceptionnelle. La faille de sécurité du navigateur web Internet Explorer ainsi réparée aurait permis aux pirates informatiques d’attaquer plusieurs services web de Google il y a une dizaine de jours. Cette opération de piratage a été surnommée « Aurora » par l’éditeur de solutions de sécurité McAfee.
Microsoft avait d’ailleurs rapidement reconnu sa responsabilité dans le hacking ciblant Google et une vingtaine d’autres sociétés, dont Adobe. Mike Reavey, directeur du Security Response Center de Microsoft, avait réagi en ce sens le 14 janvier dernier : « Internet Explorer a été l’un des vecteurs utilisés par les attaques sophistiquées et ciblées contre Google et d’autres réseaux d’entreprise ». Selon lui, c’est surtout l’ancienne version du navigateur, Internet Explorer 6, qui est problématique.
Ce n’est pas vraiment une surprise, tant la version incriminée du célèbre navigateur, IE6, a déjà fait l’objet de sévères critiques. D’ailleurs, Mike Reavey recommande vivement à ses utilisateurs de migrer vers la dernière version de son logiciel : Internet Explorer 8. Car malgré l’ancienneté d’IE6, de nombreux internautes continuent de l’utiliser.
Mais choisir une version plus récente d’Internet Explorer ne paraît pas être la meilleure solution. Ce sont bien tous les navigateurs et systèmes d’exploitation de Microsoft qui sont en cause : dans un bulletin d’alerte publié le 14 janvier, la firme de Redmond précisait que la vulnérabilité relevée concerne toutes les versions d’Internet Explorer et tous ses systèmes d’exploitation (Windows 2000, Windows XP, Vista et même Windows 7).
Avant la correction de cette faille de sécurité, de nombreuses organisations gouvernementales avaient recommandé de ne plus utiliser Internet Explorer et de lui préférer un navigateur alternatif comme Firefox, Chrome, Opera ou Safari. En France notamment, le Centre d’Expertise gouvernemental de Réponse et de Traitement des Attaques informatiques (CERTA) suggérait ainsi l’utilisation d’un autre navigateur dans l’attente d’un correctif de Microsoft.
En Allemagne ou en Australie également, on préconisait de changer purement et simplement de navigateur.
Un coup dur pour Microsoft, dont le navigateur web est en perte de vitesse malgré une avance confortable sur ses concurrents. Mais ces parts de marché sont à relativiser quand on sait la position de quasi monopole qu’occupait le navigateur il y a quelques années.
Le malheur des uns faisant invariablement le bonheur des autres, les conséquences du piratage Aurora sur le marché des navigateurs web ne se sont pas faîtes attendre. Les navigateurs Firefox et Opera ont ainsi connu un important pic de téléchargement en France et en Allemagne ces derniers jours.
En Allemagne, les téléchargements quotidiens de Firefox sont ainsi passés de 60.000 à 200.000.
Une hausse de 40% des téléchargements du navigateur Opera a été constatée en Australie.
Si la rapidité avec laquelle Microsoft a publié un correctif à la faille de sécurité constatée peut être saluée, le mal est fait. L’image du navigateur Internet Explorer, déjà vivement critiqué, est quant à elle largement (définitivement ?) écornée. Et avec lui c’est Microsoft dans son ensemble qui devrait pâtir des derniers évènements.
On peut donc affirmer avec cynisme que dans son malheur, Google y verra là un motif de satisfaction.
15 Conseils pour améliorer son site web – 3ème Partie
Jeudi 15 octobre 2009
Suite et fin de mon tutoriel sur la création de sites internet. J’espère sincèrement qu’il aidera ceux qui le liront à réussir leur site.
11. La conception de votre site en CSS (Cascading Style Sheets), le contenu en XHTML
Le temps des tableaux HTML pour la présentation et le design est désormais révolu. Les meilleurs sites développés utilisent une combinaison de XHTML et de CSS, ce qui permet de créer une séparation entre le contenu et la conception.
Avec l’utilisation de balises ‘div’ vous pouvez créer des conteneurs pour les différents aspects du texte et des images sur vos pages web. Sans un fichier CSS correspondant, vous verrez juste l’essentiel – le texte – qui est aussi ce que les moteurs de recherche voient.
De cette manière, un simple lien vers un fichier externe CSS permet de rendre visible la conception graphique de votre site, tandis que sans ce fichier CSS, votre page en restera au principal : le contenu XHTML (texte), sans codes sources superflus. Le fichier CSS est ce qui spécifie les polices, couleurs, images de fond etc. pour la conception graphique de votre site.
Ce qui est très utile avec le CSS, c’est que vous pouvez mettre à jour un seul fichier CSS et le changement s’appliquera à l’ensemble de votre site (ainsi, vous n’aurez plus à aller dans chaque page HTML d’un site statique pour changer la couleur de vos liens, par exemple).
Avec cette séparation du contenu et de la conception, les moteurs de recherche n’ont plus à parcourir tout le code excédentaire pour savoir si votre contenu est pertinent.
12. S’assurer d’avoir du code XHTML / CSS valide
Développer votre site en XHTML et CSS n’est pas une fin en soi… Encore faut-il que votre code soit exact. Deux outils précieux pour la vérification de votre code source sont offertes par le « World Wide Web Consortium » (W3C):
* W3C Markup Validation Service
* Service de validation CSS du W3C
Il y a beaucoup de raisons d’écrire du code valide … Avec un code valide, vous êtes à peu près sûr que votre site aura le même rendu sur des navigateurs web différents (voir le numéro 13 ci-dessous). Un code source bien écrit donne aussi de nombreux avantages sur les moteurs de recherche. En effet, si votre site web est construit selon les standards actuels du Web, les moteurs de recherche parcourront plus facilement son contenu.
Je vais maintenant parler en tant qu’agence web : certes, la plupart des clients ne font pas le différence entre un site bien codé, et un site qui ne l’est pas. Soit. Mais par conscience professionnelle, il est toujours plus gratifiant de faire un site avec un code conforme. Et puis, si les clients ne le font pas, il y aura toujours un développeur web susceptibles de vérifier le code source de votre site pour voir ce qu’il y a sous le capot. Simple curiosité…
13. Compatibilité sur les différents navigateurs web
Bien que la plupart des professionnels du web utilisent Mozilla Firefox, ce n’est pas le cas du commun des mortels, à commencer par les clients d’agence web. Il y a en effet de bonnes chances que votre client utilise Internet Explorer. Et malheureusement il y a même une chance pour qu’il utilise Internet Explorer 6 (je vous invite à lire un post précédent sur ce sujet pour connaître le fond de ma pensée à propos d’IE6 !…)
Internet Explorer 6 à part, il est important que votre site web s’affiche convenablement pour le plus grand nombre de navigateurs web possible. Si vous pouvez les rendre compatibles sur les différents systèmes d’exploitation, c’est idéal, même si la plupart des utilisateurs sont sur un PC avec Windows et que c’est probablement la plateforme la plus importante à cibler. Cependant de nombreuses personnes dans le domaine de la création sont sur Mac. Vous devrez donc prêter attention à cet OS si ce public est votre cible.
Evidemment, la plupart des gens n’ont pas la chance d’avoir à la fois un PC et un Mac (sans parler de Linux, etc.), mais avec l’aide d’un site appelé « Browser Shots », vous pouvez entrer une URL et choisir parmi une variété de navigateurs web et systèmes d’exploitation et faire les captures d’écran via ce logiciel. Très utile si vous êtes sur un PC sous Vista par exemple, et que vous n’avez donc plus accès à d’anciennes copies d’IE6.
14. Optimiser les images pour le web
Lors de la conception pour le web, il est important d’enregistrer toutes vos images dans un format compressé. Evitez la pixellisation à outrance, mais autant que possible afin d’alléger le poids de votre site internet.
Si vous êtes habitué à un travail d’impression, vous savez que 300dpi est la norme. Ce n’est pas le cas avec les sites web. Lors de la création du site, enregistrez vos images à 72dpi (donc un temps de téléchargement plus rapide pour vos visiteurs).
Des programmes comme Adobe Photoshop ont une fonction « Enregistrer pour le Web » qui convertit automatiquement votre image à 72dpi si vous avez oublié de le faire, ainsi qu’une importante variété de paramètres de compression. Pour la création d’un site web, vous utiliserez de préférence les formats png, jpg ou gif selon les cas.
15. Statistiques de suivi et Google Analytics
Bien que cet élément ne figure pas directement sur le site, et n’est donc pas vu par vos visiteurs, il est absolument essentiel !
Il existe de nombreux logiciels qui offrent le suivi des statistiques du site web et qui contiennent des informations telles que:
* Nombre de visiteurs
* Visiteurs uniques
* Pourcentage de nouveaux visiteurs de votre site
* Quels termes de recherche les internautes utilisent-ils pour trouver votre site
* Quels sont les sites web qui vous apportent du trafic
* Quelles sont les pages les plus populaires de votre site web
* Quelle interface utilise votre visiteur moyen (système d’exploitation (OS) / navigateur internet / résolution d’écran)
Grâce à l’étude de ces informations, vous pourrez alors pérenniser le succès votre site ou faire les changements nécessaires à sa réussite. En effet, si vous souhaitez surveiller les performances de votre site web et voir comment vous pouvez les améliorer, un bon logiciel de statistiques est fondamental ! A ce titre, le programme de statistiques le plus populaire est sans aucun doute Google Analytics qui, en plus d’offrir de très nombreuses données, est très simple à utiliser.
Voilà pour ce tutoriel d’aide à la création de sites internet. En espérant avoir été le plus complet et clair possible. Si vous appliquez tous ces conseils, je suis sûr que votre site ne sera pas loin d’avoir les qualités d’un site créé par une agence web comme la nôtre.
Les Norvégiens en ont assez d’IE6… Nous aussi !
Mercredi 25 février 2009
Il y a quelques semaines, un mouvement d’une ampleur considérable a soufflé sur le web. La cible : Microsoft. Ou plutôt, son navigateur obsolète, Internet Explorer 6.
Pour ceux qui n’ont pas suivi l’affaire, voici un rapide résumé des faits. Le site norvégien d’enchères en ligne Finn.no, dont il faut rappeler qu’il a plus de visiteurs qu’eBay pour mesurer l’ampleur de la chose, s’est lancé dans une diatribe contre IE6. La raison ? Le navigateur de Microsoft continue d’équiper bon nombre de foyers à -travers le monde alors même que sa création remonte à plus de 10 ans. Or, et les développeurs web du monde entier vous le diront, rendre un site internet compatible avec ce navigateur est un vrai cauchemar, même pour une structure comme Finn.no. Dans la foulée, de nombreux sites norvégiens se sont lancés eux aussi dans la bataille, demandant à l’instar de l’instigateur de cette campagne anti-IE6 de mettre à jour son navigateur (IE7), voire carrément de changer au profit de Firefox, Safari et Opera.
Comme sur le Web tout se propage à la vitesse grand V, de nombreux sites d’autres pays ont emboité le pas de leurs cousins du grand Nord. Même Microsoft, sans doute de peur de voir bon nombre d’utilisateurs le quitter, y est allé de sa petite remarque en suggérant le téléchargement d’IE7. Quitter l’ancienne version, oui… Aller voir ailleurs, non !
Je parlais des développeurs web professionnels au début de ce post. Est-il vraiment nécessaire d’ajouter que tous saluent cette initiative, et nous nous joignons bien sûr au mouvement d’ensemble, tant le vieux tracteur qu’est IE6 a du mal à suivre les nouvelles technologies utilisées pour la création de pages internet.
Il ne nous reste plus qu’à espérer que cela sonnera le glas d’IE6…
