La société américaine ComScore, spécialisée dans les mesures d’audience sur le Web, vient de mettre en ligne ses habituels rapports mensuels. Ces rapports concernent le trafic et la popularité des sites internet aux Etats-Unis et dans le Monde. Petit tour d’horizon des chiffres du Web :
Les chiffres du Web aux Etats-Unis
Le premier rapport est celui des catégories de sites les plus visités aux Etats-Unis. Période de fêtes oblige, les sites de ventes en ligne tournés vers les traditionnels cadeaux de Noël (bijoux, jouets, fleurs) ainsi que ceux d’e-cards sont très présents dans ce classement. Ils sont d’ailleurs parmi les plus fortes progressions par rapport au mois de novembre, la plus forte hausse étant celle des sites sur les taxes, la fin de l’année étant aussi la période donnant lieu au calcul de l’impôt. Internet semble donc rester une source d’information extraordinaire pour ses utilisateurs, avant d’être un gigantesque centre commercial virtuel.

Le marché de la recherche sur le Web dans le monde
Le second tableau que nous voulions présenter est celui des pays dans lesquels le plus grand nombre de recherches ont été effectués. Sans surprise là aussi, ce sont logiquement les Etats-Unis qui arrivent en tête, suivis de près par la Chine. Un duo symbolique qui s’est livré récemment à une querelle autour du piratage de Google, et sur lequel nous reviendrons prochainement.

Pour finir, voici les sites sur lesquels se sont faites toutes ces recherches à travers le globe. Google reste le maître incontesté du Web. A noter cependant la très forte progression de Microsoft qui semble ainsi réussir son pari d’installer Bing comme le concurrent le plus sérieux à l’hégémonie du géant de Mountain View. Un pari qui a d’ailleurs été un sujet d’actualité brulant ces derniers jours, avec la folle rumeur d’un remplacement de Google par Bing sur l’iPhone d’Apple.

Archive pour le mot-clef ‘Bing’
Google, leader incontesté du Web
Mardi 26 janvier 2010Apple pourrait faire de Bing le moteur de recherche par défaut de l’iPhone
Jeudi 21 janvier 2010
La nouvelle peut paraître inconcevable tant Apple et Microsoft se livrent un combat âpre depuis de nombreuses années. Mais à y regarder de plus près, elle n’est pas si surprenante au vu des derniers changements intervenus dans l’univers de l’informatique et de la téléphonie mobile, notamment le prochain lancement de Nexus One, le téléphone mobile de Google.
On a coutume de dire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis. C’est peut être là qu’il faut aller chercher la motivation de cette alliance entre les créateurs de l’iPhone et de Bing. Apple et Microsoft sont certes des concurrents historiques sur le marché de l’informatique. Mais l’arrivée de Google a changé la donne. Depuis que le géant du Web s’est mis en tête de grignoter des parts de marché ailleurs que sur le Web (navigateur internet, système d’exploitation etc.), toute nouvelle avancée du groupe est suivie avec une certaine appréhension par ses concurrents.
En la matière, la récente annonce des fonctionnalités du Nexus One en fait le futur concurrent direct de l’iPhone. C’est sans doute là la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et conduit à cet improbable rapprochement entre Apple et Microsoft.
Pas si improbable que ça d’ailleurs, puisque ce ne serait pas la première fois que ces deux pionniers de l’informatique collaborent dans la mesure où Microsoft propose une version de la suite Office pour Mac.
Même si les porte-paroles des deux groupes, Katie Cotton et Frank Shaw, ont refusé de commenter cette rumeur, celle-ci n’a de cesse d’enfler. Les deux groupes auraient en effet entamé des pourparlers depuis plusieurs semaines, sans doute à l’initiative de Microsoft. La société de Bill Gates cherche à tisser des partenariats de manière à imposer son moteur de recherche Bing comme une véritable alternative à Google. A ce titre, notons que Bing dispose de sa propre application iPhone depuis le mois de décembre dernier.
Aujourd’hui, les parts de marché de la recherche sur téléphone mobile s’élèverait à 11% pour Bing, contre 86% pour Google (chiffres Nielsen Co).
A fortiori, le but est de frapper Google là où ça fait le plus mal. Au portefeuille.
Google tire la plupart de ses revenus de son programme de publicité, Google Adwords. A l’heure actuelle, même s’il souhaite diversifier son offre et investir sur de nouveaux terrains, le chiffre d’affaire du groupe est donc intimement lié à son moteur de recherche.
C’est précisément à ce niveau que la collaboration entre Apple et Microsoft s’explique. Si Microsoft cherche à augmenter ses revenus publicitaires grâce au moteur Bing, Apple a récemment acheté le réseau publicitaire pour mobiles Quattro Wireless. Il cherche donc à contrer Google qui, lui, possède son propre système de publicités sur téléphones mobiles, AdMob.
Pour comprendre l’ampleur du coup porté à Google, il suffit de se pencher sur les bénéfices tirés par Google de la téléphonie mobile : plus de la moitié viendraient de l’iPhone. C’est donc une lutte à mort qui s’engage. Du moins, ça en a tout l’air.
Si Apple avait tout intérêt à proposer les services de Google pour les débuts de l’iPhone en 2007, bénéficiant ainsi de la popularité des services du géant du Web, les circonstances ne sont plus du tout les mêmes.
Le Nexus One et le système d’exploitation pour mobile Android de Google se posant comme concurrents directs de l’iPhone, pourquoi Apple continuerait de proposer Google comme moteur de recherche par défaut tandis que la firme de Mountain View cherche à lui faire de l’ombre sur le marché du portable ?
D’autant que des sources proches du dossier souhaitant garder l’anonymat révèlent que Microsoft n’hésiterait pas à payer plus que Google pour voir Bing devenir le moteur de recherche par défaut de l’iPhone. Difficile de savoir à quelle hauteur se situerait un tel accord, puisque Google et Apple se sont toujours refusés à révéler les termes financiers de leur partenariat.
Toujours est-il que depuis août 2009 et le départ du conseil d’administration d’Apple du patron de Google, Eric Schmidt, la hache de guerre semble avoir été déterrée.
En outre, Google est également le moteur de recherche par défaut de Safari, le navigateur web d’Apple. Il ne serait pas étonnant que Microsoft fasse du lobbying pour imposer Bing sur Mac également.
Clayton Moran, analyste au cabinet Benchmark, appuie de son côté la crédibilité de cette rumeur : « Apple voit Android comme une plate-forme concurrente, attirant des appareils concurrents, et sait que Microsoft a désespérément besoin de gagner des parts de marché dans les moteurs de recherche. Je suis sûr que Microsoft va proposer à Apple une offre économique si favorable stratégiquement et financièrement que cela aura du sens pour Apple. »
Cela dit, rien n’interdit de penser qu’Apple souhaite développer à terme son propre moteur de recherche. L’alliance avec Microsoft serait alors un moyen de gagner du temps et, surtout, de ne pas laisser Google prendre une position dominante sur ce marché. Pas si étonnant finalement, alors surtout que Microsoft cherche aussi à investir le marché de la téléphonie mobile avec Windows Mobile.
Reste maintenant à savoir si les consommateurs s’y retrouveront. Un utilisateur habitué à Google pourrait ne pas trouver Bing à son goût même s’il faut avouer que les dernières améliorations apportées à Bing le rendent plutôt agréable à l’utilisation.
Google reste largement devant les autres moteurs de recherche
Lundi 24 août 2009Chose promise, chose due ! Lors de la publication sur le blog des parts de marché de la recherche aux Etats-Unis en juillet 2009, je vous annonçais la publication des chiffres pour la France. Ci-fait, à ceci près que notre beau pays a, une fois n’est pas coutume, un léger train de retard puisque les derniers chiffres publiés par l’AT Internet Institute ne renvoient qu’au mois d’avril. On s’en contentera…
Pas vraiment d’info capitale à la lecture de ces chiffres, si ce n’est que Bing passe devant Yahoo! et prend la deuxième position, très loin derrière Google qui perd presque 1,5% de parts de marché. Mais cette légère baisse reste anecdotique tant la prédominance de Google relève du quasi-monopole ! Bref, pas d’évolution notable depuis décembre 2008.

Du côté des professionnels, l’étude menée par le site developpez.com rajoute à la domination de Google et confirme le caractère d’exclusivité qu’a l’utilisation de ce moteur sur le marché de la recherche en France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Enfin, je me suis penché sur le changement en terme d’audience apporté par Bing par rapport à son prédécesseur Live Search. Finalement, le buzz autour du lancement de ce nouveau moteur de recherche n’a pas eu les résultats escomptés puisque les chiffres restent inchangés comme le montre ce graphique publié par l’AT Internet Institute, ce qui m’amène à penser que le SEO en France ne changera pas de sitôt puisqu’il reste centré sur le seul Google.

Les derniers chiffres de la recherche sur Internet aux Etats-Unis
Jeudi 20 août 2009Il y a quelques mois, je publiais les chiffres relatifs aux moteurs de recherche les plus en vue sur le marché francophone et il ressortait de manière assez évidente que Google est le principal, sinon l’unique, moteur de recherche dans l’hexagone.
Outre-Atlantique, il n’en va pas de même puisque même s’il garde une confortable avance sur ces principaux concurrents, Google n’est pas en situation de quasi-monopole dans le domaine du moteur de recherche. Les chiffres publiés pour la période de juin 2009 par comScore montrent même un léger recul du géant du web. Alors certes ce n’est pas la mer à boire puisque la firme ne cède finalement que 0,3% sur l’ensemble du mois de juillet par rapport au mois de juin, mais le récent rapprochement entre Yahoo! et Microsoft (dont Bing est d’ailleurs le seul moteur en augmentation de parts de marché) augure d’une rude bataille entre ces trois mastodontes, et surtout d’un concurrent de poids face à Google dans la mesure où à eux deux Yahoo! et Microsoft représentent presque 30% du marché de la recherche sur le Web.
Je publierais prochainement une mise à jour des chiffres en France afin d’apprécier les dernières tendances sur le marché hexagonal.
Micro-hoo, vers une réelle alternative à Google ?
Mercredi 5 août 2009
28% des parts de marché des moteurs recherche, voilà ce que devrait être le résultat du pacte anti-Google signé entre Microsoft et Yahoo qui détiennent respectivement Bing (8,4% de PDM) et Yahoo Search (19,5% de PDM). Cet accord d’une durée de dix ans devrait entrer en vigueur en 2010 après l’approbation des autorités de la concurrence américaine. La Commission européenne aura également son mot à dire. Mais pour une fois en terme de concurrence, Microsoft devrait avoir gain de cause face à au géant Google qui détient environ 70 % du marché américain du Search (90 % en France). Après une baisse de 4% de son CA Internet sur l’exercice 2008-2009, Microsoft s’offre enfin les services de Yahoo!
Et l’internaute dans tout ça ?
Tant d’efforts pour arriver à 28% du marché du Search. Cela représente peut être des centaines de millions de dollars, mais concrètement, peut-on parler « d’alternative » pour l’internaute? Une réelle alternative en qualité de service? Concernant les services, Microsoft et Yahoo sont à la traine quand on voit l’étendu des services proposés par Google…et leur simplicité d’utilisation. Gmail à son époque était une révolution en terme de capacité, simplicité, rapidité face à Hotmail et l’est toujours grâce à ses 25 Mo de piéce jointe autorisée. Il faudrait donc que ce nouvel accord donne lieu à de réelles innovations web qui simplifieront la vie de l’internaute. Et on est en droit d’émettre dès maintenant des réserves.
Un accord Fragile
Cet accord tombe-il à pique pour Yahoo (dont le chiffre d’affaires a baissé de 13% au deuxième trimestre 2009) ? Oui et non. Il y a un risque que Microsoft décide de se retirer de l’accord quand bon lui semblera (à partir de la cinquième année). Si Yahoo ne survie que grâce à la mane publicitaire de Microsoft (88 % des revenus publicitaires issus des services de Microsoft) et des 50 millions de dollars versés par an pendant les trois premières années, on se retrouvera dans quelques années au même point concurrentiel… Yahoo en moins, et Microsoft détenant le moteur de la technologie Yahoo.
Une simple opération Bing Bing en fin de compte ?
