Archive pour la catégorie ‘Pause-café’

Internet Explorer met fin à l’hémorragie

Samedi 12 mars 2011

Alors que la sortie de la nouvelle version de son navigateur est annoncée pour ce lundi 14 mars, Microsoft peut se féliciter des derniers chiffres publiés par AT Internet concernant les parts de marchés des navigateurs Web. Internet Explorer connaît en effet sa première hausse après plusieurs mois d’une dégringolade vertigineuse. De situation de quasi monopole, Internet Explorer est désormais rentré dans le rang et n’occupe plus « que » la moitié du marché.

Mais finalement, de cette situation où il figurait comme le navigateur quasi exclusif du Web, la chute d’IE n’avait rien d’imprévisible : d’abord la concurrence de Mozilla Firefox, ensuite celle de Google Chrome, et enfin le renouveau d’Apple – et donc de Safari – après des années 1990 où la popularité de la marque à la pomme était en berne : ces différents paramètres ne pouvaient qu’annoncer la fin du règne absolu de Microsoft.

Restait donc à savoir quand s’arrêterait ce déclin annoncé. Un premier élément de réponse nous vient donc des statistiques d’utilisation des navigateurs internet.

En Europe d’abord, et pour le mois de janvier dernier, Internet Explorer ne recule plus. Pour la première fois depuis des mois, le navigateur résiste à l’érosion, en affichant 49,1% de parts de marché. Des chiffres somme toute honorables si l’on précise que son dauphin, Firefox, se trouve loin derrière avec une part de visites de 29,5%, et connait sur un an une stagnation qui vient mettre fin à une hausse constante depuis son lancement. Si Chrome connaît la plus forte hausse sur une année, il n’en reste pas moins à 10,9% de parts du marché européen.

Dans le monde ensuite, Internet Explorer reste leader avec 56,7%, avec une progression annuelle de 0,8% face à Firefox qui après une chute de 1% reste loin derrière, à 21,7% de parts de marché.

Un deuxième élément de réponse face à cette vitalité retrouvée d’Internet Explorer réside dans le fait que plus d’une entreprise sur deux choisit le navigateur de Microsoft pour équiper ses postes informatiques. A ce titre, il est frappant de constater que l’utilisation d’Internet Explorer est bien plus importante en semaine que le week-end.

Signalons enfin le remplacement progressif d’IE6 au profit des versions les plus récentes d’Internet Explorer.

Nul doute que Microsoft espère voir là des signes encourageants en vue de la sortie officielle de son nouveau fleuron : Internet Explorer 9. Douze mois après le lancement de sa version bêta, téléchargée 36 millions de fois, le lancement d’IE9 aura lieu à l’occasion du festival SXSW à Austin, au Texas.

Le site internet de la Royal Navy piraté par TinKode

Mardi 9 novembre 2010

royal navy website pirate 300x262 Le site internet de la Royal Navy piraté par TinKodeLe site de la Royal Navy a été piraté hier par un hacker roumain connu sous le nom TinKode. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le site internet de la marine anglaise est d’ailleurs toujours inaccessible : le site montre actuellement une image statique sur lequel un écran noir précise que le site est actuellement en maintenance.

Le pirate a eu accès au site le 5 Novembre en utilisant une méthode d’attaque communément appelée injection SQL. Ce type d’attaques, utilisées pour obtenir des informations, compromet la base de données du site en envoyant des requêtes incorrectes afin d’analyser les réponses générées.

TinKode a rapidement publié les détails d’informations qu’il a pu récupérer, comme les noms d’utilisateur et mots de passe des administrateurs du site.

Un porte-parole de la Royal Navy a confirmé que la sécurité du site avait été compromise et déclaré qu’il n’y avait pas eu de malveillance, même si par précaution, le site a été temporairement suspendu. Le temps pour les équipes de sécurité informatique d’étudier comment ce hacker a pu avoir accès à ces données, tout en précisant qu’aucune information à caractère confidentielle n’a été divulguée.

TinKode a mentionné l’attaque sur son flux Twitter et ajouté un lien vers une page web qui contenait plus de détails sur ce qu’il avait trouvé sur le site web de la Royal Navy. Ce fichier contient notamment les noms des administrateurs du site ainsi que ceux de nombreux utilisateurs réguliers.

La portée de ce piratage reste donc limitée même si évidemment, l’embarras est de mise au ministère britannique de la Défense.

Graham Cluley, analyste senior en sécurité chez Sophos, a déclaré à ce titre que l’incident était « extrêmement embarrassant, en particulier suite au réveil des autorités britanniques qui ont fait de la lutte contre le piratage et la cybercriminalité une de leurs priorités. »

En effet, le mois dernier, l’état major anglais déclarait qu’en plus du terrorisme international, les attaques informatiques sophistiquées étaient l’une des principales menaces pour le Royaume Uni. Le gouvernement allouant jusqu’à 500 million de livres (environ 580 millions d’euros) à la lutte contre la cybercriminalité.

Voilà donc une justification à cette dépense dont le gouvernement se serait peut-être bien passé.

« Ce pirate est plus de l’espèce des hackeurs qui veulent se faire remarquer que des hackers véritablement malveillants » a déclaré M. Cluley. « S’il l’avait voulu, il aurait pu ajouter au site de la Navy des liens qui aurait renvoyé les utilisateurs vers des sites malveillants », et d’ajouter qu’il aurait pu également voler des informations secret-défense, ce qui n’a heureusement pas été le cas.

Tinkode, qui a apparemment effectué 52 attaques distinctes de sites Web au cours des 12 derniers mois, selon le site internet ZoneH, est l’objet de messages de félicitations sur son blog : « TinKod n’a pas besoin d’armes sophistiquées pour désarmer une armée. Il a juste besoin d’un PC » peut on lire notamment sur le site personnel du pirate. Un pirate dont les cibles seraient des sites de PME tout autant que des sites pour adultes, mais qui aurait également découvert des vulnérabilités sur des sites importants tels que Youtube.

Voilà en tout cas un fait d’arme qu’il n’est pas près d’oublier, et dont la Royal Navy se serait bien passée, moins d’un mois après l’échouement sur les côtes écossaises d’un sous-marin nucléaire.

sousmarin ecosse Le site internet de la Royal Navy piraté par TinKode

3 petits jours et puis s’en vont : la Turquie censure à nouveau le site Youtube

Jeudi 4 novembre 2010

youtube censure turquie 300x200 3 petits jours et puis sen vont : la Turquie censure à nouveau le site YoutubeIl ne faut jamais crier victoire trop tôt… C’est ce que doivent penser aujourd’hui les dirigeants de Youtube. Trois jours à peine après qu’un jugement d’Ankara permit au site de partage de vidéos de revenir dans le paysage numérique turc, une nouvelle affaire de censure vient de frapper le site internet.

Rappel des faits : en 2007, Youtube avait été bloqué suite à une plainte déposée par un particulier, jugeant certaines vidéos et, par ricochet, le site dans son ensemble « irrévérencieux » à l’égard de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur et premier président de la République turque.

Youtube avait ainsi été bloqué en Turquie pendant près de trois ans.

En fin de semaine dernière, à la faveur d’une nouvelle décision judiciaire, Youtube était à nouveau disponible en Turquie. Un jugement salué par la communauté internationale, et plus précisément l’Union Européenne dont, rappelons-le, la Turquie souhaite devenir membre.

Patatras. La censure turque vient de frapper à nouveau le site filial de Google, décidément acteur bien malgré lui des affaires de censure sur le Web les plus retentissantes.

Au fond, rien de surprenant : la décision du tribunal d’Ankara, intimant l’accès possible à Youtube depuis la Turquie, ne reposait que sur la constatation de la suppression des vidéos incriminées en 2007. D’autre part, la question de la censure sur internet en Turquie restait posée dans la mesure où elle atteint des proportions inquiétantes et touche plusieurs milliers de sites web. En effet, selon certaines associations de défense des droits de l’Homme, ce sont plus de 5.000 sites internet qui seraient ainsi bloqués aux portes numériques de la Turquie.

En effet, la censure s’inscrit très officiellement dans la législation turque, qui prévoit à l’article 8 de la loi 5651 la possibilité de bloquer l’accès à des sites web si l’un de 8 délits suivants est constitué : incitation au suicide, exploitation sexuelle et abus d’enfants, facilitation de l’usage de drogues, fourniture de substances dangereuses pour la santé, obscénité, paris en ligne, crimes commis contre Atatürk.

Politiquement, cette décision peut en revanche paraître déroutante en raison des appels répétés du gouvernement turc, dirigé par un parti islamiste modéré, en faveur de la levée de la censure contre Youtube. Une volonté affichée de nature à ne pas froisser les partenaires européens du pays d’une part, et répondre positivement aux pressions de l’OSCE d’autre part (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe).

Alors pourquoi le retour à cette situation de blocage ?

Nous le disions, la décision du tribunal d’Ankara restait somme toute fragile, et les mêmes causes ont fini par produire les mêmes effets.

Cette fois, le motif invoqué pour bloquer l’accès à Youtube est la mise en ligne d’une vidéo compromettante où l’on peut voir Deniz Baykal, ancien leader de l’opposition turque, dans une chambre en compagnie d’une autre femme que la sienne. Une situation d’adultère qui avait provoqué sa démission en mai dernier.

Là encore, une vidéo compromettante pour une personnalité politique turque a suffit à interdire Youtube aux quelques 70 millions de citoyens turcs.

En guise de conclusion, nous reprendrons l’analyse d’Erol Önderoglu, correspondant de Reporter Sand Frontière en Turquie pour qui la décision du tribunal, si elle peut paraître justifiée au regard du droit turc, est disproportionnée car les tribunaux n’ont pas d’autre choix que de fermer un site entier s’il est impossible d’enlever les pages où se trouvent les vidéos incriminées.

Internet Explorer 9 en vidéo

Lundi 13 septembre 2010

A quelques jours de l’annonce officielle du lancement de la version bêta, prévu à San Francisco le 15 septembre prochain pour être précis, le navigateur web vedette de Microsoft est la star d’une vidéo qui compte déjà quelques deux-cent mille visionnages en quelques jours.

Après la publication de clichés dont nous faisions état il y a quelques semaines, c’est désormais une vidéo qui offre une courte présentation d’Internet Explorer 9. C’est le site iebest.com qui a mis en ligne cette vidéo sur Youtube après avoir pu tester la nouvelle mouture du navigateur internet de Microsoft. Une information à prendre au conditionnel car Microsoft n’a toujours pas confirmé l’info.

Soucieux de mieux respecter les standards du Web, la vidéo montre notamment Internet Explorer 9 obtenir la note de 95 sur 100 au test ACID 3. Ainsi, Microsoft réduirait l’écart avec Mozilla, dont le navigateur Firefox obtient la note de 97. C’est surtout une amélioration considérable par rapport à IE8 qui n’obtenait qu’un piteux 20 sur 100 !

Au niveau de l’interface, Microsoft s’inspire du minimalisme de Chrome en présentant une version de son navigateur beaucoup plus simple qu’auparavant. Espérons que Microsoft réussisse également à combler le retard qui est le sien en terme de performances et que la neuvième version de son navigateur sera plus rapide que ses devancières, dont la vitesse n’était pas l’atout principal.

Réponse dans deux jours !

La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0

Jeudi 19 août 2010

twitter coree du nord 300x217 La Corée du Nord, nouvel acteur du Web 2.0La Corée du Nord s’ouvre au monde via le Web ! En effet, les autorités de Pyongyang ont ouvert cet été des comptes sur le site de microblogging Twitter et sur le site de partage de vidéos Youtube. Par le biais de ces outils dits web 2.0, l’un des régimes les plus fermés au monde compte bien diffuser sa propagande à l’extérieur.

Si la nouvelle a quelque chose d’ »exotique », rien de surprenant au demeurant quant aux contenus diffusés sur les deux sites mentionnés. On retrouve les éternelles vidéos à la gloire de Kim Jong Il et de son père Kim Il Sung, les attaques contre le voisin du Sud, qualifié ainsi de « prostituée de l’Amérique », des visites d’usines nord-coréennes ou encore des revues d’effectifs militaires.

Si ces contenus étaient déjà visibles sur le site officiel de Pyongyang, dont une version française existe, c’est bien la forme que prend désormais la propagande nord-coréenne qui, elle, est nouvelle.

Sûre de ses atouts, la Corée du Nord compte en effet s’exporter à la vue de tous. Ou presque. En effet, si la nouvelle activité des adeptes du « Soleil de la nation » (le surnom très officiel du Chef de l’Etat) pourra être suivie sur le Web dans le monde entier, les nord-coréens n’ont pour la plupart aucun accès à Internet. Parmi les 23 millions d’habitants que compte le pays, seuls quelques membres haut placés peuvent se targuer aujourd’hui de pouvoir accéder à Internet.

D’ailleurs, d’après le site de Reporters sans Frontières, « Kim Jong Il est connu pour son obsession des gadgets électroniques (…) mais le réseau intranet, ultra-contrôlé, n’est accessible qu’à des universitaires, des hommes d’affaires et des hauts fonctionnaires qui ont obtenu une autorisation spéciale. »

A l’étranger, les réactions ont été diverses et variées. Si les Etats-Unis prennent acte de l’ouverture d’un compte Twitter et Youtube par la Corée du Nord, ils se demandent si cette initiative des autorités permettront aux citoyens nord-coréens de pouvoir accéder à ces sites web, et plus généralement à Internet. Les américains compteraient ainsi sur ce cheval de Troie pour qu’enfin, la Corée du Nord s’ouvre réellement sur l’extérieur et fasse ainsi voler en éclat un régime plutôt hostile aux intérêts de Washington. Un porte-parole du Gouvernement, Philip J. Crowley, a ainsi déclaré avec ironie qu’une fois introduite, les technologies ne pouvait pas être arrêtées facilement. « Demandez à l’Iran » a-t-il dit non sans humour, faisant référence aux vaines tentatives de Téhéran d’empêcher les manifestants iraniens communiquer sur Twitter, dans ce qu’on a appelé la « Révolution Twitter ».

Au contraire de Washington, les autorités de Séoul n’ont pas accueilli cette nouvelle sous les meilleurs auspices, du fait notamment que les comptes Twitter et Youtube de la Corée du Nord redirigent vers le site internet officiel du régime de Pyongyang, qui n’est pas avare en critiques sur son voisin du Sud. Lee Jonp-joo, porte parole du ministère de la réunification, a ainsi rappelé mercredi que « les utilisateurs de Twitter doivent savoir qu’interagir avec un site internet nord-coréen est en contradiction avec la loi. »

Légalement, pour contacter des nord-coréens, leurs voisins du Sud doivent d’abord notifier leur intention aux autorités de Séoul, sous peine d’une amende d’environ 2.500 dollars. Plus grave, contacter des groupes anti-gouvernementaux et avoir des échanges avec eux, de nature à menacer la sécurité nationale, est passible d’une peine maximale de 10 ans de prison. De quoi refroidir les curieux qui voudrait briser, virtuellement au moins, le rideau de fer qui les sépare de leurs voisins !

Jusque là, et depuis 2004, la Corée du Sud a en effet réussi à filtrer une soixantaine de sites internet nord-coréens et à les rendre inaccessible en bloquant leur adresse IP. Mais ce qui inquiète aujourd’hui les autorités de Séoul, c’est que le filtrage s’avérera plus difficile dans la mesure ou la propagande de Pyongyang est désormais faite sur des sites comme Twitter ou Youtube.

Cette réaction du gouvernement de Séoul, que l’on pourrait presque qualifier d’excessive, a d’ailleurs été vivement critiquée en Corée du Sud. Le professeur de l’université Dongguk à Séoul analyse ainsi comme « presque impossible que les sud-coréens adhèrent à la propagande et à l’idéologie du régime du Nord. Malgré tout, le gouvernement choisit une approche conservatrice. »

Dans tous les cas, on peut d’ores et déjà affirmer que c’est un coup médiatique réussi par la Corée du Nord. Le compte Twitter à la gloire du régime communiste compte aujourd’hui quelques 8.500 abonnés tandis que la chaîne Youtube en réunissait un peu plus de 1.000.

Des chiffres qui devraient rapidement augmenter vu le buzz que devrait faire cette affaire.

Voilà qui ne devrait pas apaiser la tension de ces derniers mois entre les deux Corées après le torpillage d’un navire de guerre sud-coréen le 26 mars dernier, une attaque dont Pyongyang est soupçonnée d’être à l’origine.

L’Etat chinois annonce la création de son propre moteur de recherche

Mercredi 18 août 2010

chine moteur recherche web google 300x276 L’Etat chinois annonce la création de son propre moteur de rechercheQuelques mois après le bras de fer qui a opposé Google au gouvernement de Pékin, la Chine s’apprête à lancer son propre moteur de recherche sur le Web. L’agence de presse Xinhua et l’opérateur téléphonique China Mobile – le plus grand au monde avec plus de 500 millions d’abonnés – ont en effet annoncé le 12 août dernier qu’ils allaient collaborer à l’établissement d’un nouveau moteur de recherche.

Après avoir finalement renouvelé la licence de Google lorsque ce-dernier a cessé de redirigé les internautes chinois vers sa version hongkongaise, il n’est sans doute pas faux de voir là une conséquence directe de la mini-crise qui a opposé les deux parties autour de la Grande muraille du Web, à savoir le système de filtrage des sites internet qui a cours en Chine. En plus d’un système de censure généralisé, la Chine impose aux moteurs de recherche installés dans le pays de respecter la loi et, donc, de filtrer eux-mêmes les résultats qu’ils proposent aux internautes.

Censure contre les sites politiquement dissidents bien sûr, mais aussi censure contre les sites pornographiques, sectaires et tout ce qui est jugé dangereux pour la stabilité du régime par le Parti communiste chinois.

Depuis cette fameuse polémique, le gouvernement chinois a ainsi reconsidéré sa position dans le domaine de la recherche sur le Web, et il sait très bien que comme aucun système de filtrage n’est parfait, les sites web interdits pourraient être trouvés par les citoyens chinois, d’autant qu’un revirement de Google n’est peut être pas impossible.

Or, s’il est loin derrière Baidu, Google possède tout de même la bagatelle de 37% de parts de marché selon StatCounter.

Baidu justement, avec ses 60% de parts de marché, se montre plus coopératif dans le filtrage des résultats, mais il n’en reste pas moins un groupe privé sur lequel Pékin n’a donc pas totalement prise.

L’information, et plus généralement ce qui peut être vu sur le Web, est donc tout l’enjeu de cette bataille dans laquelle l’Etat chinois vient de se lancer très officiellement.

Zhou Xisheng, le vice président de l’agence Xinhua – qui dépend directement du Parti communiste chinois dont elle est la voix officielle – a d’ailleurs déclaré lors de la cérémonie de signature de l’accord que « les moteurs de recherche jouent un rôle de plus en plus important dans la dissémination de l’information, et influencent l’opinion publique ».

Comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, Pékin a dû se résoudre à l’évidence que pour contrôler au mieux les résultats des moteurs de recherche, le plus efficace était encore d’avoir son propre moteur. Une décision finalement peu surprenante, tant la dissidence est vue en Chine comme une source d’instabilité.

A noter, enfin, que si le lancement du moteur n’a pas encore été annoncé, il est probable qu’il disposera d’une régie publicitaire à l’instar de Google.

La mystification du bouton « Je n’aime pas » sur Facebook

Mercredi 18 août 2010

facebook je naime pas dislike 300x144 La mystification du bouton Je naime pas sur FacebookLa société Sophos, éditrice de logiciels antivirus, vient de publier un communiqué sur son blog mettant en garde les utilisateurs d’Internet contre un faux bouton « Je n’aime pas » (Dislike button), présenté comme l’opposé officiel du bouton « J’aime » mis en place par le réseau social depuis maintenant quelques mois.

Le bouton « Je n’aime pas » est en fait une arnaque dont le fonctionnement a été décrypté par Sophos : en installant le bouton, le piège consiste d’abord à envoyer un message à tous les contacts Facebook de l’internaute piégé, invitant ces-derniers à installer le bouton.

Puis, les utilisateurs sont invités à répondre à un questionnaire bidon qui n’a d’autre but que de récupérer leurs données personnelles (email, numéro de téléphone, habitudes de consommation etc.). Ces informations seront ensuite vendues à des sociétés de webmarketing.

Quant à la récompense obtenue pour avoir répondu au sondage en ligne, il s’agit d’un lien vers l’extension Firefox FaceMod. Celle-ci n’est évidemment pas liée à l’escroquerie et est de toute manière déjà disponible gratuitement sur le Web.

C’est d’ailleurs monnaie courante, que ce soit sur Facebook ou sur d’autres sites internet, de proposer des concours bidons destinés à obtenir les données personnelles des utilisateurs qui se seraient laissés prendre au piège. On promet ainsi des cadeaux que les développeurs à la base de ces scams n’ont jamais eu l’intention de donner. En l’occurrence, la réussite de la supercherie du bouton « Je n’aime pas » repose sur une attente des utilisateurs de Facebook, qui réclament depuis quelque temps déjà l’apparition d’un tel bouton sur le réseau social.