Archive pour février 2010

Les 50 millions de messages quotidien sur Twitter, c’est l’arbre qui cache la forêt

Mercredi 24 février 2010

twitter humour mort1 300x300 Les 50 millions de messages quotidien sur Twitter, c’est l’arbre qui cache la forêtLe site web communautaire Twitter va faire parler de lui ces jours-ci. Annoncé par une équipe d’analyse de la société et repris sur de nombreux sites et blogs, le réseau social génèrerait près de 50 millions de tweets (gazouillis) par jour. Soit 600 messages à la seconde pour cette plateforme de microblogging.

Quasi-unanimement, Twitter est ainsi fêté pour son succès grandissant et fulgurant. Un succès auquel les louanges un peu rapides faîtes à ce site pendant les manifestations en Iran ne sont sans doute pas étrangères, tout comme le sont les participations de Barack Obama, Bill Gates, et plus généralement les grands de ce monde. En tout cas, c’est ce qui a largement contribué à populariser Twitter, plus que le principe du site qui, avouons-le, n’est pas passionnant.

Mais, il faut garder une chose à l’esprit : il est aisé de faire dire au chiffre à peu près tout et n’importe quoi. 50 millions, cela paraît astronomique ! A y regarder de plus près en revanche, on est finalement assez loin du raz-de-marée annoncé sur le web. Car même si les spams ne sont officiellement pas pris en compte dans les statistiques avancées, il y a quelque chose que Twitter ne nous dit pas…

Pour comprendre ce quelque chose, il faut remonter au 19ème siècle et aux études de l’économiste italien Vilfredo Pareto. Ce dernier avait remarqué que seulement 20% de la population italienne de l’époque possédait plus de 80% de l’ensemble des richesses du pays. En d’autres termes, 20% des causes impliquent pas moins de 80% des conséquences. Pareto en tirant un principe systématique.

Le principe de Pareto, tel qu’on l’appelle aujourd’hui, se décline dans de nombreux domaines et peut tout à fait s’appliquer à Twitter pour relativiser le chiffre publié.

Des analystes de la société Nielsen ont étudié l’activité de Twitter en Grande Bretagne au mois de janvier. Ils ont ainsi découvert qu’un nombre infime de personnes – environ 7% – représentent au total plus de 80% des tweets envoyés. Le principe de Pareto tient bon ; il est même dépassé !

D’ailleurs, une étude de RJMetrics montre que 80% des utilisateurs de Twitter s’inscrivent au site, postent un moyenne de 10 messages, avant d’abandonner leur compte. En décembre dernier, sur les 75 millions d’inscris que compte Twitter, seulement 17% d’entre eux postèrent au moins un message.

Mais il y a plus ! Dans une étude récente, HubSpot souligne que le nombre de nouveaux inscrits sur Twitter est en très forte baisse. De 13% de nouveaux inscrits en mars 2009, on est passé à 3,5% en octobre dernier. Une hécatombe !

Pour résumer, si Twitter a bel et bien connu une ascension vertigineuse (on ne comptait que 5.000 tweets par jour en 2007) et qu’il possède des utilisateurs réguliers qui postent beaucoup et souvent, le modèle semble s’essouffler tant Twitter a du mal à trouver de nouveaux membres et, surtout, à les garder. L’oiseau n’est pas mort, loin de là, mais il a perdu quelques plumes au cours des derniers mois.

L’iPad au centre des débats entre Apple et Adobe Flash

Mardi 23 février 2010

adobe flash apple ipad 300x207 LiPad au centre des débats entre Apple et Adobe FlashLancé en grande pompe il y a quelques semaines, l’iPad se trouve au centre d’un polémique, voire d’une véritable guerre entre Apple et l’éditeur de la technologie Flash, Adobe. Steve Jobs, le patron d’Apple, le répète à l’envie : la technologie d’animation web est obsolète et, surtout, elle serait à l’origine de bugs qui feraient planter l’iPad. Verdict : la tablette numérique ne supportera pas les fichiers en Flash.

Mais la charge ne s’arrête pas là : Flash consommerait beaucoup trop de ressources processeurs, réduirait les performances de la batterie de l’iPad, présenterait des failles de sécurité et, surtout, serait en passe d’être remplacé par le HTML 5. Rien que ça ! En d’autres termes, le langage de programmation phare d’Adobe est bon à jeter à la poubelle, et le rendre compatible avec l’iPad serait une pure perte de temps.

Steve Jobs pousse le bouchon jusqu’à dire devant le Wall Street Journal que « Flash est un porc pour le processeur » et est aussi dépassé que les lecteurs de disquettes. C’est là l’une des nombreuses attaques portées contre Flash, toujours en petit comité dans le cadre de conférences de presse privées.

Preuve que Jobs s’avère être un homme d’affaire redoutable et ne recule devant aucun procédé pour arriver à ses fins. Si les sites lus sur l’iPad continuent d’utiliser la technologie d’Adobe, le dernier né d’Apple ne pourra afficher de nombreux contenus. Steve Jobs le sait et, à défaut de rendre l’iPad compatible avec Flash, il invoque les limites de cette technologie.

Mais n’y a-t-il pas un peu de mauvaise foi dans ces propos qui imputent à Adobe tous les maux du monde ? Le temps de cet article, faisons-nous l’avocat d’Adobe et reprenons, un à un, les arguments avancés par le patron d’Apple.

Sur le plan de la consommation d’énergie, les propos de Steve Jobs ne sont pas forcément dénués de sens. Flash est une plateforme qui, dans un souci de compatibilité, ne tire pas profit de la mémoire des cartes vidéo. Cette technologie consomme donc des ressources processeurs et, donc, énergétiques. Mais Flash est tout aussi gourmand que d’autres lecteurs de vidéo. Pointer Flash uniquement est réducteur, pour ne pas dire trompeur. Le blog ValleyWag le souligne d’ailleurs, précisant que les dix heures d’autonomie de l’iPad sont une utopie lorsqu’il s’agit d’afficher des formats vidéo.

Sur le plan de la compatibilité, Flash est utilisé par de nombreux lecteurs vidéo. C’est ainsi en Flash que sont développés les lecteurs de deux sites les plus importants en la matière : Youtube et Dailymotion. Une technologie vieille, dépassée et obsolète aurait-elle les faveurs de ces géants du web ?

Au contraire, l’utilisation du HTML 5 et de la balise < video > n’est pas lue par tous les navigateurs et est de toute façon beaucoup moins répandue que le Flash. Quand c’est le cas, ils ne le font pas de la même façon, en fonction du codec vidéo installé. Par exemple, Safari (le navigateur web d’Apple) et Chrome supportent le H.264 tandis que Firefox et Opera prennent en compte l’Ogg Theora.

Mais ce qu’oublie de préciser Jobs, c’est le format vidéo haute définition H.264 est une technologie brevetée nécessitant une licence d’exploitation qui ne permet pas de développer les mêmes environnements que Flash (animations, jeux, portfolios etc.). Surtout, ce format implique d’importants surcoûts là où Flash tend à l’économie.

De plus, limiter Flash à la seule lecture de vidéos est une nouvelle erreur. Cette technologie est utilisée par de nombreuses applications, comme les publicités dynamiques. On imagine mal les publicitaires revenir à l’ère du statique pour faire plaisir à Steve Jobs, celui-ci semblant perdu dans une réalité qui n’est que la sienne.

Accuser Flash de causer des bugs sur les Mac et qualifier par la même occasion les développeurs d’Adobe de fainéants est encore un faux problème. Ces-derniers l’ont d’ailleurs rappelé : Flash fonctionne parfaitement sur de nombreuses autres machines d’autres marques. Que Flash ne soit pas parfait est une chose, mais Apple inverse les rôles là où ses développeurs devraient plancher sur la compatibilité de leurs machines avec la technologie Flash. Une éventualité à laquelle Steve Jobs préfère l’attaque frontale.

Enfin, sur le plan de la sécurité, quel logiciel aussi répandu que Flash n’est pas bogué et ne présente pas de failles de sécurité ? Les hackers ne manquent pas d’imagination pour pirater n’importe quel code informatique. Mais réduire le problème à Flash est indigne d’un grand professionnel de l’informatique comme l’est Steve Jobs.

Si les raisons invoquées ne semblent donc pas si solides, c’est parce qu’il faut voir dans ce procès fait à Flash d’autres intentions, inavouées celles-là.

La première motivation de l’attaque contre Flash est que ce langage n’est pas ou peu compatible avec les fonctions tactiles de l’iPad comme le souligne Morgan Adams, développeur spécialiste de Flash. La cause est une propriété fondamentale de Flash, le « mouseover », qui change l’affichage d’un objet au survol de la souris. Or, que ce soit sur iPhone ou iPad, il n’y a pas de curseur. Il est donc impossible de déployer les objets survolés par cet hypothétique curseur. Quoiqu’il en soit, Apple pourrait décider d’afficher Flash même si dans la plupart des cas, l’utilisateur ne pourrait pas interagir avec le contenu.

Quel que soit le succès rencontré par les produits d’Apple, l’iPhone en tête, il parait peu probable qu’ils finissent par remplacer nos bons vieux ordinateurs de bureau et autres portables. La solution idéale serait qu’Adobe et Apple travaillent de concert pour rendre le mouseover compatible sur iPhone et iPad. D’ailleurs, le rendu de la fonction Javascript mouseover est à peu de choses près supporté sur iPhone.

Mais les récentes invectives de Steve Jobs à l’encontre d’Adobe ne laissent guère présager une future collaboration entre les deux firmes.

Notamment quand on évoque une seconde raison de cette bataille à mort dans laquelle semble s’être lancé le patron d’Apple : on compte plus de 140.000 applications disponibles sur iPhone, parmi lesquelles de nombreux jeux vendus sur l’App Store. Or, Flash est largement utilisé pour créer de petits jeux gratuits parfois très populaires, et qui empièteraient donc sur les plates-bandes d’Apple. Steve Jobs écarte d’emblée cette concurrence là sous couverts d’arguments purement opportunistes.

Dans tous les cas, cette polémique fait parler de l’iPad et c’est bien là le premier soucis de Steve Jobs qui, en plus d’écarter la concurrence de Flash d’un revers de main, s’offre le luxe d’une belle campagne de promo gratuite à-travers ce buzz.

Photoshop : 20 ans de retouche d’images

Dimanche 21 février 2010

photoshop retouche image Photoshop : 20 ans de retouche dimagesEn 1987, Thomas et John Knoll développent Display, un programme de retouche photo et de traitement numérique d’images. Un programme dont vous n’avez jamais entendu parler. Et pour cause. En 1988, leur programme intéresse l’éditeur de logiciel Adobe, qui décide finalement de commercialiser dès 1990 ce logiciel qu’il rebaptise Photoshop. Un mythe était né, qui allait révolutionner le monde de la publicité, celui du web design, en passant par le journalisme et l’architecture.

Pourtant, les perspectives du logiciel étaient plus modestes à l’origine. « Il y a vingt ans, Adobe prévoyait de commercialiser 500 exemplaires de Photoshop par mois », rappelle Thomas Knoll, co-créateur de Photoshop. « Nous avons largement dépassé ces prévisions ! Dire que plusieurs millions d’utilisateurs font aujourd’hui appel à ce logiciel ! Nous étions sûrs de détenir une technologie révolutionnaire, mais n’avions jamais soupçonné qu’elle allait avoir une telle influence les images que nous voyons au quotidien. »

Photoshop aujourd’hui, c’est plus de 10 millions d’utilisateurs à-travers le monde, et une version qui a sans cesse évolué, perfectionnant toujours les technologies mises au service des créatifs. Bien qu’il soit un logiciel sous licence, Photoshop a toujours mis l’accent sur la participation de ses utilisateurs. En sortant des versions bêta-tests à chaque nouvelle mouture du célèbre logiciel, Adobe s’assure que ceux-ci dénicheront les imperfections et permettront d’améliorer l’ensemble des fonctionnalités. Cette interaction entre l’éditeur et les utilisateurs, qui s’inspire du logiciel Open Source, aura en tout cas largement contribué au succès de Photoshop qui, en dehors de son tarif, reste dans l’ensemble à l’abri des critiques même si certains dénoncent les lourdeurs qui apparaissent dans l’utilisation du logiciel au fil des versions.

Néanmoins, Photoshop a littéralement écrasé la concurrence. Selon Adobe, 90% des créatifs utiliseraient aujourd’hui Photoshop.

Couvertures de magazines, publicités, films, photos d’art… Photoshop a investi tous les terrains de la création d’images et s’est imposé comme l’outil incontournable de nombreuses professions. Un succès que revendique d’ailleurs Adobe : « Photoshop a été sur tous les fronts ces vingt dernières années. Il a permis aux créatifs de concevoir des images fabuleuses qui ont façonné notre culture visuelle », a affirmé Shantanu Narayen, le président d’Adobe. « Ce n’est pas exagéré de dire qu’Adobe Photoshop, avec l’aide de millions de clients créatifs, a changé la façon dont le monde se regarde et se conçoit », a-t-il ajouté.

Photoshop a pris une telle place que sa prédominance énerve parfois. Le logiciel est accusé de véhiculer une image fausse de l’homme et de la femme. Sous les outils mis à la disposition de créatifs en quête de perfection, les sujets soumis à la retouche n’ont plus de défauts. La publicité notamment, à qui l’on reproche d’abuser de ce procédé, en arrive a présenter une image stéréotypée de ses mannequins, créant invariablement des complexes chez ceux qui prennent trop au sérieux ces photographies sur papier glacé.

Une influence si grande que le monde de la politique s’invite au débat. Le député UMP des Bouches du Rhône, Valérie Boyer travaille sur une proposition de loi qui rendrait obligatoire la mention « photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne » sur les images retouchées à l’aide de Photoshop. Autant dire qu’il faut s’attendre à voir cette petite phrase investir nos écrans, magazines, journaux et sites web. Une initiative qui, rétrospectivement, aurait obligé Paris Match à indiquer le gommage des bourrelets de Nicolas Sarkozy. Pas sûr que du côté de l’Elysée on soutienne cette proposition tant les politiques utilisent le logiciel pour lisser leur image.

Des critiques qui, toutefois, ne sauraient être imputées au logiciel Photoshop, mais plutôt à l’utilisation parfois abusive qui en est faîte.

Pour des exemples de photomontages qui ne sont rien d’autre que de la manipulation politique, je vous invite d’ailleurs à lire l’excellent post publié sur le site d’arrêts sur images.

Pour finir, voici quelques-uns des exemples les plus connus de photomontages :

La photo des missiles iraniens publiée par Téhéran et qui montre 4 missiles. En réalité, l’un d’entre eux n’a jamais été tiré en raison d’un problème technique. C’est le New York Times qui révéla le trucage.

photoshop missiles iraniens Photoshop : 20 ans de retouche dimages

La fameuse photo du Président Sarkozy qui provoqua une certaine hilarité.

photoshop sarkozy bourrelets Photoshop : 20 ans de retouche dimages

Plus suspect, le gommage de la bague Chaumet de Rachida Dati publiée par Le Figaro. D’une valeur de 16.000 euros, le bijou aurait pu provoquer l’ire de la « France d’en-bas ». Finalement, la découverte de la supercherie conduisît à une polémique bien plus importante que celle, peu probable, qui aurait pu naître si la photo originale avait été publiée.

 Photoshop : 20 ans de retouche dimages

Ou encore ce montage de Microsoft qui fît scandale.

photoshop microsoft noir Photoshop : 20 ans de retouche dimages

photoshop microsoft blanc Photoshop : 20 ans de retouche dimages

PleaseRobMe.com : enfin un site web d’aide aux cambrioleurs !

Vendredi 19 février 2010

pleaserobme2 300x143 PleaseRobMe.com : enfin un site web d’aide aux cambrioleurs !Le développeur néerlandais Boy Van Amstel a récemment mis en ligne un site web d’un nouveau genre. PleaseRobMe prétend pouvoir révéler les adresses auxquelles les habitants ont quitté leur domicile. Une aubaine pour les cambrioleurs, comme le suggère ironiquement le nom du site.

Mais au-delà des apparences, trompeuses, le créateur du site veut au contraire mettre en garde les internautes contre une les multiples dangers des réseaux sociaux et, en l’occurrence, partager son adresse sur internet. Le site PleaseRobMe suit ainsi à la trace les utilisateurs du site web Foursquare, basé sur la localisation d’une personne dans le monde réel. Le principe de ce-dernier : vous publiez votre adresse pour que vos amis sachent où vous vous trouvez à tout moment de la journée. Ils pourront ainsi vous retrouver facilement si l’envie leur prend de vous rencontrer. Mais ce site laisse un log qu’il est facile de récupérer. Ainsi, n’importe qui pourra savoir où vous êtes : une ex jalouse, vos parents ou… un cambrioleur.

PleaseRobMe extrait les informations des joueurs de Foursquare qui ont choisis de poster leur statut automatiquement sur Twitter. En résumé, chaque fois que les utilisateurs de Foursquare se rendent chez eux, chez leurs amis ou leur famille, un twit donne leur localisation. Par déduction, on peut donc savoir sur la toile, très facilement, qui sont les personnes ne se trouvant pas à leur domicile, puisqu’ils se trouvent ailleurs. Une aubaine pour les voleurs d’avoir ainsi le précieux renseignement qu’ils ont la voie libre !

D’ailleurs, le développeur du site l’affirme : rien de plus simple, « on pourrait même en rire à tel point il est facile d’obtenir ces infos. Le site a été fait en à peine 4 heures. » Quelques connaissances rudimentaires en HTML et Javascript ont ainsi permis de créer le script de ce site qui analyse et recoupe les données de Twitter et Foursquare.

Le but de ce site web n’est évidemment pas d’aider le cambriolage de domiciles inoccupés, mais de pointer du doigt le risque manifeste de laisser ainsi son nom et son adresse sur le web, au vu et au su de tous. Ses créateurs le soulignent : « le site n’est pas un outil pour le cambriolage. Là où l’on veut en venir, c’est qu’il y a quelque temps, les gens trouvaient contestable de partager leur nom sur Internet. Nous avons aujourd’hui largement dépassé ce stade. »

Le risque annoncé est-il pour autant si grand ? Probablement pas. Les voleurs utilisent de toute manière d’autres procédés pour repérer les domiciles sans habitants fixes. Et le fait qu’un joueur annonce son arrivée à une autre adresse n’indique pas nécessairement que son domicile soit réellement inoccupé. Il est tout à fait probable que quelqu’un d’autre se trouve à son domicile : un parent, un colocataire, un enfant…

Certes, mais il ne faut pas tenter le diable. PleaseRobMe pointe du doigt le danger potentiel de partager sur le web sa géolocalisation en temps réel. Boy Van Amstel précise à ce titre et non sans humour « vous n’accrochez pas un panneau sur votre porte en disant que vous n’êtes pas chez vous… Alors pourquoi mettre ce panneau en ligne ? »

Par exemple, rappelons que le podcaster Israel Hyman fût cambriolé après avoir annoncé sur son compte Twitter qu’il partait en vacances avec sa famille.

Une mise à jour de son profil Facebook pourrait tout à fait conduire aux mêmes conséquences.

Après tout, connaissez-vous réellement les personnes avec qui vous partagez vos informations sur Facebook et Twitter ? Un article récent a démontré que respectivement 13% et 92% des utilisateurs de Facebook et Twitter ne savent pas avec qui ils partagent des données pourtant personnelles, tandis que 40% des utilisateurs des réseaux sociaux annoncent leurs dates de vacances avant de partir.

A moins que les internautes ne changent leur manière d’appréhender les réseaux sociaux et évitent de publier des informations personnelles qui pourraient les rendre vulnérables, le cyber-cambriolage va pourrait se révéler être un métier d’avenir…

Google Buzz contre Facebook : le choc des titans

Mercredi 10 février 2010

google buzz1 300x207 Google Buzz contre Facebook : le choc des titansAprès le Nexus One destiné à concurrencer l’iPhone d’Apple, Google se lance à l’assaut d’un autre géant, le réseau social Facebook. A l’instar de Yahoo, la firme de Mountain View va mettre à jour son programme de messagerie électronique, Gmail, afin d’ajouter des outils sociaux similaires à ceux que l’on peut trouver sur Facebook ou Myspace.

Google lance un nouveau service, Google Buzz (voir la vidéo de présentation, en anglais, ci-dessous), et va ainsi intégrer le partage de photo et vidéo dans Gmail, ainsi qu’un nouvel outil pour voir le statut de ses utilisateurs. Hier, Google tenait une conférence de presse à son siège de Mountain View, en Californie, pour faire le point se ce nouvel éventail de fonctionnalités.

Google reste de loin le site web le plus visité au monde, avec 173 millions de visiteurs américains en Décembre, soit une hausse de 16% par rapport à décembre 2008. Mais voilà, Facebook est tout proche, rêvant probablement de devenir calife à la place du calife.

Facebook était ainsi le quatrième site web le plus visité aux Etats-Unis en Décembre, avec
111,8 millions de visiteurs, une hausse de 105% par rapport à l’année précédente.

Si Google peut faire faire plus de choses aux utilisateurs de Gmail, il pourra engendrer plus de revenus publicitaires avec Google Ads parce que le temps passé sur ses services sera accru.

Que Google puisse sentir le souffle de Facebook derrière lui a du sens. Nombreux sont les anciens dirigeants de Google qui travaillent maintenant chez Facebook, notamment Sheryl Sandberg, qui contribua à bâtir le lucratif système de pay-per-click Google AdWords. Ce n’est donc pas une surprise si Facebook possède aujourd’hui son propre système de publicités.

Facebook invite ses membres à partager des photos, des vidéos et à mettre à jour leur statut
sur la page d’accueil de leur profil. Les annonceurs peuvent alors diffuser des annonces ciblées par âge, sexe, pays et plus encore. Par exemple, les photographes peuvent diffuser leur annonce publicitaire sur le profil de femmes sur le point de se marier dans un lieu géographique déterminé.

« Au départ, Google n’a pas tout à fait compris les médias sociaux et leur importance », explique Greg Sterling, analyste chez Sterling Market Intelligence. Les choses ont changé. Les réseaux sociaux sont devenus une religion chez Google, et « ils ont depuis lors tenté d’ajouter plus d’éléments interactifs et participatifs à leurs services, car le Web a évolué vers un concept plus social. »

Google n’en est d’ailleurs pas à sa première tentative dans le domaine des réseaux sociaux : malgré le succès connu au Brésil, le réseau Orkut, bien que lancé avant Facebook, n’a pas réussi à remporter l’adhésion espérée ; le rachat de Jaiku, le principal concurrent de Twitter, s’est lui aussi soldé par un échec.

Cette fois-ci, Google met le paquet et se sert d’un de ses services les plus populaires comme base à sa conquête du web 2.0. Gmail et ses 176 millions d’utilisateurs représente en effet un point d’ancrage plus qu’intéressant. D’ailleurs, Todd Manager, responsable produit chez Google, affirme, confiant, qu’il y a « toujours eu un géant social sous Gmail. »

Malgré tout, Greg Sterling pense que l’introduction d’outils sociaux à Gmail ne présente aucune garantie de réussite. « Gmail est un bon produit en l’état. Je ne suis pas sûr qu’ajouter ces outils apportera quelque chose, si ce n’est rendre Gmail plus complexe. »

Par exemple, Google a récemment ajouté une nouvelle fonction de recherche sociale, qui peut
en partie vous montrer les résultats obtenus par les personnes se trouvant dans votre cercle social.

Pour participer, les utilisateurs de Google doivent d’abord remplir un profil, similaire à Facebook, qui énumère leurs intérêts, leurs contacts et leurs amis. Mais contrairement à Facebook, remplir ce profil n’a rien d’obligatoire. Dans ces conditions, peu nombreux sont ceux qui ont ajouté leurs informations à leur profil Google.

Rien ne laisse imaginer que Google devienne un concurrent sérieux de Facebook. Au contraire, le raté relatif du Nexus One, téléphone mobile sensé concurrencer l’iPhone d’Apple, a montré que Google aussi pouvait commettre des erreurs stratégiques.

La partie s’annonce d’autant plus serrée que de son côté, Facebook a récemment annoncé l’amélioration de ses services, notamment la création d’un service de messagerie électronique et un système de chat plus performant. Jabber permettra ainsi à ses utilisateurs de combiner Facebook avec d’autres plateformes de messageries instantanées.

Devant la multiplication des réseaux sociaux, l’enjeu est donc bien là : unifier tous ces outils sur une plateforme unique. C’est en tout cas le pari d’ores pris par Google Buzz. Même si ce nouveau service ne permet pas, pour l’heure, d’ajouter les contenus de Facebook, les personnes en contact sur Google Buzz pourront en revanche suivre leurs messages postés depuis Twitter.

En améliorant ce nouveau service, Google pourrait peut-être devenir ce lien, ce chainon manquant entre tous les réseaux sociaux existant, mais nul doute qu’avec 400 millions de visiteurs uniques par mois, Facebook possède d’emblée une longueur d’avance sur la firme de Moutain View.

Mais en fin de compte, peu importe l’ampleur qu’atteindra Facebook par la suite, personne ne semble en mesure de concurrencer Google sur le cÅ“ur de son activité : la recherche sur Internet.

La vidéo de présentation de Google Buzz :

Le chiffre d’affaire 2009 des sites e-commerce en forte progression

Lundi 8 février 2010

site e commerce boutique en ligne1 216x300 Le chiffre d’affaire 2009 des sites e commerce en forte progressionAujourd’hui, nous profitons du bilan publié sur le site web de la FEVAD, pour relayer les chiffres de l’e-commerce en France en 2009. Des résultats en forte hausse qui montrent que les boutiques en ligne ont de beaux jours devant elles dans l’hexagone.

La France comptait fin 2009 un peu plus de 64 000 sites internet d’e-commerce, si l’on en croit les principaux prestataires de paiement en ligne (Atos Worldline, SP-Plus, Crédit Mutuel-CIC, Monext, Ogone, PayBox, PayPal). C’est 35% de plus qu’en 2008. Environ 17 000 sites marchands ont vu le jour l’année dernière, contre 11 800 en 2008. Pas de doute, l’e-commerce a le vent en poupe.

Ces 64 000 sites se partagent les quelques 24 millions d’acheteurs en ligne que compterait la France. En 2009, ils auraient totalisé plus de 277 millions de transactions en ligne. Le panier moyen, en baisse de 2% par rapport à 2008, s’établit à 90 euros.

Les boutiques en ligne en France ont donc totalisé un chiffre d’affaire de pas moins de 25 milliards d’euros en 2009, soit une hausse très nette de 26%.

Et selon la FEVAD, les choses ne sont pas prêtes de s’arrêter en si bon chemin. L’organisme prévoirait un chiffre d’affaire dépassant les 30 milliards pour 2010.

Cependant, ces résultats très encourageant sont réalisés pour une bonne partie par les 37 sites leaders du marché en France. Ils totalisent à eux seuls plus de 8,9 milliards d’euros du chiffre d’affaire, soit plus du tiers du montant total des ventes sur internet. La situation est donc que 0,05% des sites réalisent plus de 36% du chiffre d’affaire global des sites e-commerce en France.

Les sites leaders du marché sont : 3 Suisses, Accor hôtels, Alapage, Anyway, Camif Collectivités, cdiscount, Darty, Decathlon, Expedia, Fnac, France-Loisirs, Go Voyages, Ipsopresto, Jm Bruneau, JPG, La Redoute, Lastminute, Ldlc, M6 Boutique, Manutan, Mistergooddeal, Nouvelles Frontières, Pixmania, Quelle, Raja, Rue du Commerce, Sephora, Surcouf, Thalasseo, Topachat, vente-privee.com, Vertbaudet, Viking Direct, Voyage Privé, Voyages Loisirs, Voyages-sncf.com, Welcome Office.