Si vous pensiez que Microsoft, Google et autres Facebook faisaient figure de Big Brother du Web, vous n’avez encore rien vu ! Si HADOPI vous paraissait contrevenir aux droits et libertés des citoyens, vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Poussés par des industriels jugeant l’ADPITC obsolète et qui voudraient durcir le droit international dans ce domaine, plusieurs Etats mènent en catimini des négociations secrètes pour imposer un nouvel ordre mondial du Web au grand dam de nombreuses associations ou organisations non gouvernementales.
L’accord, toujours en discussion, veut renforcer le droit d’auteur sur Internet. Mais certaines fuites parlent d’un filtrage des contenus, un durcissement des sanctions ou encore la fin de la confidentialité des adresses IP. Mais finalement, est-ce bien là une nouveauté?
Le traité ACTA (Anti-counterfeiting Trade Agreement – Accord commercial anti-contrefaçon)
Cet accord en négociation depuis 2007 a déjà donné lieu à 6 réunions, le septième round ayant débuté ce mardi à Guadalajara au Mexique pour se terminer le 29 janvier prochain. Le projet, qui rassemble 39 pays (les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, l’Union Européenne, la Suisse, les Emirats arabes, la Jordanie, le Maroc, le Japon, la Corée du Sud, Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande), vise à établir un accord international sur les droits d’auteurs et les brevets, de manière à harmoniser la protection de ces droits contre les contrefaçons matérielles (médicaments) ou numériques (téléchargement illégal).
Ce sont les blocages dans les instances existantes (Organisation Mondiale du Commerce, Organisation Mondiale de la propriété industrielle, Organisation Mondiale des Douanes) qui auraient incité ces pays à se réunir de manière informelle pour mettre en place un arsenal supposément destiné à défendre les droits d’auteur.
Selon Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, collectif qui milite pour la liberté sur Internet, dénonce l’argument consistant à invoquer l’insécurité juridique sur le Web pour mener de telles négociations, n’hésitant pas à y voir « un moyen de pression diabolique. » Il estime par ailleurs que l’ACTA voudrait « imposer un accord volontaire entre les fournisseurs d’accès internet (les FAI) et les titulaires de droits pour combattre de manière extrajudiciaire les atteintes au droit d’auteur par une riposte graduée et le filtrage ou une suppression automatisée des contenus ».
Une procédure qui avait été jugée inconstitutionnelle par le Conseil Constitutionnel dans le cadre de la loi HADOPI, ce-dernier réclamant l’intervention d’une autorité judiciaire pour prononcer la suspension de la connexion internet des contrevenants au droit d’auteur. Les traités internationaux ayant une valeur juridique supra-législative, les dispositions d’HADOPI relatives à l’intervention du pouvoir judiciaire se trouveraient nulles et non avenues si une telle convention venait à voir le jour.
Face à cette inquiétude, le Conseil Constitutionnel ferait une nouvelle fois figure de dernier rempart dans la mesure où il attribue aux normes internationales une valeur inférieure à la Constitution de 1958, cette-dernière imposant une décision judiciaire pour toute mesure privative de liberté.
Les raisons de l’embrasement
Discuté dans le plus grand secret, comme c’est souvent l’usage pour les accords commerciaux, il est difficile d’obtenir des certitudes concernant la teneur même de ce traité qui pourrait être signé avant la fin de l’année, suite à un huitième et dernier round de négociations qui aura lieu en avril en Nouvelle-Zélande.
Jérémie Zimmermann n’a pas la même interprétation du secret qui entoure les négociations. Selon lui, les évènements relèvent du « forum shifting », une pratique répandue qui consiste « à passer d’une arène à une autre jusqu’à ce que l’on réussisse à faire valider ce que l’on veut ». Dans le cadre de l’ACTA, l’Union Européenne et ses partenaires auraient « contourné les instances démocratiques et l’opinion publique pour créer un forum ad hoc, sans transparence, avec la volonté d’échapper au processus législatif. »
Pour l’association Reporters sans Frontières, « il est fort regrettable que des discussions pouvant avoir de fortes incidences sur une liberté fondamentale comme la liberté d’expression se tiennent à l’écart du débat démocratique. »
Dans ces conditions, l’opacité des négociations amène le monde du Web à porter un regard suspicieux sur cet accord. D’autant que le Parlement européen s’est vu refuser l’accès aux documents, alors que l’industrie américaine a pu en prendre connaissance après avoir signé des accords de non-divulgation. Le négociateur de la Commission européenne, interrogé par le site lepoint.fr, affirme pourtant que l’accord sera rendu public avant d’être signé. Nous voilà rassurés !
Ce-dernier à beau jurer ses grands dieux que « les gens seront rassurés lorsqu’ils verront les documents », une telle confidentialité est difficilement justifiable à l’heure où la société réclame plus de transparence et, surtout, peu légitime, dans la mesure où des millions d’internautes seront directement concernés par les mesures prévues par l’ACTA.
Aux Etats-Unis, ce sont des sénateurs qui ont demandé à Barack Obama de en publier les textes et faire la lumière sur la teneur exacte des négociations.
C’est d’ailleurs la publication de documents de travail par le site Wikileaks, spécialisé dans la mise en ligne de pièces confidentielles, et l’entrée des négociations dans leur phase finale, qui aura mis le feu aux poudres et embrasé de nombreux sites et blogs.
Malgré le démenti de l’Union Européenne, ces documents feraient état de plusieurs points pour le moins inquiétants, et notamment :
- L’obligation pour les FAI de fournir l’identité du propriétaire d’une adresse IP, sans mandat judiciaire, à tout organisme de défense des ayants-droits. L’ACTA rendrait en outre responsables les « intermédiaires techniques » (FAI ou hébergeurs de fichiers) de la diffusion d’œuvres protégées via leurs outils
- La possibilité pour les douaniers et gardes-frontières d’éplucher le contenu des ordinateurs ou disques durs, à la recherche de fichiers contrefaits, comme de la musique téléchargée illégalement.
- Le filtrage des données partagées sur le Web
- La suspension unilatérale de la connexion internet des contrevenants, après trois mises en garde restées infructueuses, soit le principe de la « riposte graduée » mis en place en France par la loi HADOPI.
L’ACTA restreindrait ainsi profondément les droits et libertés des citoyens, notamment la liberté d’expression et la protection des communications privées. De telles questions ne mériteraient-elles pas d’être discutées démocratiquement en faisant notamment l’objet d’un débat public ? Beaucoup le réclament depuis l’apparition de la rumeur.
La Commission européenne, qui participe aux discussions pour le compte de l’Union, a d’ailleurs reconnu qu’elle négociait également en matière pénale. Par la voix de son négociateur, elle admet qu’une responsabilité indirecte des intermédiaires techniques est également envisagée.
Un texte difficilement applicable
Même s’il semble falloir parler au conditionnel et attendre la publication du texte dans sa globalité, on est en droit de s’interroger sur le caractère effectif de l’application de l’ACTA au vu des informations publiées.
En effet, comment justifier aux douaniers que des fichiers (musique, films etc.) n’ont pas été téléchargés illégalement ? Faudra-t-il systématiquement emporter en voyage les CD et DVD originaux ?…
A propos de l’absence de toute décision judiciaire, que ce soit pour fournir l’identité du propriétaire d’une adresse IP ou suspendre une connexion internet, comment des Etats peuvent-ils négocier sur de telles bases, en sachant qu’ils se heurteront probablement à leurs constitutions nationales ? Les négociateurs de l’ACTA ne semblent pas s’en inquiéter.
Discuté en dehors de toute organisation internationale, l’ACTA exclut, de facto, des acteurs comme la Russie, l’Inde, le Brésil ou la Chine. Or, l’actualité récente nous a montré que ces pays pouvaient peser de tout leur poids sur le Web. D’autant plus que la Chine et la Russie seraient parmi les pays qui posent le plus de problèmes en matière de violation des droits de la propriété intellectuelle.
L’Union Européenne, à-travers la directive eCommerce de 2000, protège les fournisseurs de services : « si un intermédiaire technique prend une série de précautions minimales, il ne peut être rendu responsable d’une infraction ». Va-t-on revenir sur l’état du droit existant dans ces conditions ?
Enfin, le Traité paraît difficilement applicable au regard du nombre d’individus concernés. Vous comme moi, tous les internautes seront potentiellement placés sous l’autorité du texte qui sera signé. Dès lors, comment assurer le respect des normes qu’il mettra en place ? Le qualificatif d’usine à gaz ingérable dont a été affublé l’HADOPI ne manquera sans doute pas de revenir.
A ce titre, Anthony Hémond, avocat en télécommunications cité par The Canadian Press, souligne le flou qui entoure la répartition des rôles : « Il y a beaucoup de mesures à l’intérieur de cet accord qui sont potentiellement dangereuses. Qui va filtrer ? Une autorité administrative quelconque ? Sur quels critères ? »
Une volonté plus globale de contrôler le Web ?
Sinon totalement absurdes, de telles mesures paraissent donc difficiles à mettre en œuvre, d’où la question que l’on peut se poser sur les motivations réelles d’un tel Traité.
Toujours selon Anthony Hémond, « cet accord est négocié des portes fermées à double tour. Les éléments qui figurent dans ce projet sont inquiétants de part les fuites qui nous proviennent. Il cache des enjeux plus larges et importants que la seule contrefaçon », et d’ajouter, en parlant des parties assises à la table des négociations, « ils ne peuvent pas négocier comme ça, en secret, un accord d’une telle importance et qui a des répercussions si grandes sur nos libertés fondamentales. »
A y regarder de plus près, les enjeux évoqués n’ont finalement rien de nouveau et l’ACTA s’inscrit en ce sens dans un processus global qui va au-delà des seuls droits d’auteurs.
Depuis une dizaine d’années, on assiste régulièrement à des collusions entre politiques et industriels, ces-derniers souhaitant protéger leur modèle économique, pour lequel Internet leur paraît être une menace.
Comment, par exemple, ne pas voir un certain conflit d’intérêt lorsque que le député européen français, Jennely Fourtou, ait pu défendre la directive 2001/29/CE sur l’harmonisation des droits d’auteurs et être l’inspiratrice de nombreuses lois jugées liberticides, étant elle-même l’épouse de Jean-Marie Fourtou, PDG de Vivendi Universal ? Loin d’être un cas isolé, cet exemple n’en est pas moins le plus représentatif des connivences qui existent entre le monde politique d’une part, et l’industrie d’autre part.
Dans un cadre différent, le projet de loi dit LOPSI (pour Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure) vise à imposer la censure de certains contenus sur Internet. En instrumentalisant la peur et la protection de l’enfance, cle projet de loi dresse une véritable liste noire de sites internet qui seront rendus inaccessibles par les FAI français. Si les contenus pédopornographiques sont évidemment répréhensibles et condamnables, pourquoi ne pas régler le problème à la source et les retirer des serveurs où ils sont hébergés ? Il faudrait une coopération internationale évidemment, mais l’ACTA nous montre que c’est chose possible pour protéger les droits d’auteurs. Dès lors, on ne peut décemment croire cela ne serait pas possible en matière de protection de l’enfance ?
La loi DAVDSI punit, elle, de trois ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende le fait de « mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un dispositif manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’œuvres ou d’objets protégés ». En clair, cette loi rend le P2P illégal alors que c’est bien l’utilisation répréhensible de celui-ci qui devrait être visée. Une des conséquences directes de la loi pourrait être la remise en question du principe du logiciel libre.
Le temps où l’on pourra dire que les industriels auront tué l’Internet libre n’est peut-être pas si loin. Pourvu que nos dirigeants en prennent conscience et qu’ils ne laissent pas se créer un tel corps légal. Ce serait la porte ouverte à des contrôles qui pourraient excéder le cadre pour lequel ils ont été prévus. N’avons-nous pas retenu les leçons du passé, comme les nombreuses affaires d’écoutes téléphoniques ayant ébranlé de nombreux gouvernement ?
Plus généralement, l’utilisation des nouvelles technologies doit être fait avec prudence, celles-ci pouvant être dangereuses lorsqu’elles sont détournées de leur application première. C’est un message que nous livre régulièrement la littérature d’anticipation et dont il faudrait s’inspirer pour ne pas tomber dans des dérives totalitaires. Mais soyons honnêtes, le pas est loin d’être franchi.
Pour l’heure, s’agissant de l’ACTA, il faudra suivre avec le plus grand intérêt les suites données à l’affaire. Espérons que la levée de boucliers qu’elle suscite, notamment chez Google qui n’en finit plus de faire dans la politique, fera faire machine arrière aux Etats concernés par ces négociations.
Archive pour janvier 2010
Les acteurs du Web à l’unisson contre un HADOPI mondial
Jeudi 28 janvier 2010Comment référencer un site web multilingue
Mercredi 27 janvier 2010
Le développement d’un site web en plusieurs langues demande quelques ajustements pour optimiser le référencement naturel. A titre liminaire, il convient tout d’abord de noter que les techniques de référencement se ressemblent d’un pays à l’autre. L’algorithme des moteurs de recherche fonctionne en effet de la même manière dans toutes les langues. Au-delà du contenu qui s’adresse à des utilisateurs de différents pays, c’est bien sur la structure du site que repose la principale différence avec le référencement d’un site internet monolingue. Cet article vous propose quelques conseils à suivre pour vous assurer que votre site web multilingue est préparé au mieux pour être référencé.
La question de l’hébergement de votre site
Idéalement, un site web doit être hébergé sur un serveur situé dans le pays de votre marché cible. Pour des raisons de rapidités, mais surtout pour garder une cohérence à laquelle les moteurs de recherche sont sensibles. L’hébergement d’un site multilingue doit être géo localisé. Un site à destination de la France sera sur un serveur avec une IP française, un site à destination des Etats-Unis sera sur un serveur avec une IP américaine et ainsi de suite…
Certains hébergeurs proposent de choisir la géo localisation de l’IP, ce qui permet de réduire le nombre d’hébergements nécessaires.
La structure de votre site web multilingue
Plusieurs choix s’offrent à vous. Pour ne rien faciliter, chaque structure retenue présente des avantages et des inconvénients.
Les trois solutions que j’aborderais ici sont :
- un nom de domaine par langue
- un répertoire par langue
- un sous-domaine par langue
1 – Un nom de domaine par langue
Souvent présentée comme la meilleure solution, cette technique consiste à avoir un nom de domaine par langue : www.site.fr pour la version française, www.site.com pour la version anglaise, www.site.cn pour la version chinoise etc.
L’avantage est qu’avec cette technique, le moteur de recherche pourra indexer indépendamment chaque site. Pas de problèmes en terme de géo localisation puisque vous pourrez héberger chaque site sur des IP des pays ciblés.
Un inconvénient est évidemment le coût de cette solution car vous devrez acheter autant de noms de domaine qu’il y a de versions de votre site. Il faut également, pour certains pays, avoir une autorisation juridique pour acheter un nom de domaine dans l’extension du pays. Par exemple, difficile d’avoir un nom de domaine en .fr sans une adresse physique en France.
La question de la disponibilité des noms de domaine se pose également. Un nom disponible en .fr ne le sera pas forcément dans sa version .com.
Enfin, pour les pays bilingues, voire trilingue comme la Suisse, un problème se pose : on ne pourra pas avoir trois versions (italien, français, anglais) sur le .ch de votre site web.
2 – Un répertoire par langue
La deuxième solution, qui consiste à créer sur un domaine unique un répertoire par langue est à évacuer d’emblée, les inconvénients dépassant largement les avantages. En utilisant cette technique, vous aurez un site sous la forme www.site.com/fr pour la version française, www.site.com/en pour la version anglaise, www.site.com/cn pour la version chinoise etc.
L’avantage est de réduire les coûts car vous n’aurez à prendre qu’un nom de domaine et qu’un hébergement, mais les moteurs de recherche ne verront qu’un site et cela risque de ne pas jouer en votre faveur en termes de référencement, alors surtout que la page d’accueil s’affichera dans la langue par défaut. En outre, la géo localisation s’avèrera impossible du fait de l’hébergement unique.
3 – Un sous-domaine par langue
Cette solution pour un site web multilingue est un très bon compromis entre les deux premières. Personnellement, c’est celle que j’aurais tendance à recommander. Cette technique consiste à créer un sous-domaine par langue disponible : www.fr.site.com pour la version française, www.en.site.com pour la version anglaise, www.cn.site.com pour la version chinoise etc. Par mimétisme également, c’est la solution que j’aurais tendance à choisir dans la mesure où Yahoo et Google (pour Wikipedia) l’ont en effet adoptée.
La structure d’un site web multilingue avec sous-domaines présente en effet les avantages de la première solution, car chaque sous-domaine se comporte comme un site web indépendant, et ceux de la solution 2 en terme de réduction des coûts. Vous pourrez également respecter le principe de géo localisation en hébergeant chaque sous-domaine sur une IP différente.
De la même manière qu’avoir un nom de domaine par langue, cette solution favorise le linking entre sites.
Si vous retenez cette solution, assurez vous que votre hébergeur ne facturera pas des frais supplémentaires pour la création de chaque sous domaine.
La détection automatique en fonction de la langue de l’internaute
Cette méthode consiste à mettre en place un script Javascript ou PHP de détection automatique de la langue du navigateur utilisé par un visiteur. En fonction de la langue détectée, une redirection automatique se fait vers la version du site dans la bonne langue.
Voici un code PHP de détection automatique de la langue :
$lang = explode(”,”,$HTTP_ACCEPT_LANGUAGE);
$lang = StrToLower(substr(chop($lang[0]),0,2));
Et pour le code Javascript permettant d’effectuer une redirection :
<script LANGUAGE=”JavaScript”>
<!–
if (top==self) {
if (navigator.appName == ‘Netscape’)
//Reconnaitre le type de navigateur
var language= navigator.language;
else
var language = navigator.browserLanguage;
if (bl == “fr” || bl == “fr-be” || bl == “fr-ca”
|| bl == “fr-lu” || bl == “fr-mc” || bl == “fr-ch”)
//il faut penser aux variantes de la langue {
this.location = “default.php?lang=fr”
}
else
this.location = “default.php?lang=en”
} //–>
</script>
L’URL rewriting
Bien entendu, il faudra penser à écrire vos URL de manière à les optimiser pour le référencement naturel. Par exemple, ne choisissez pas une URL de type www.en.site.com/location-de-voiture.html mais plutôt www.en.site.com/rent-a-car.html
Cela peut paraître une évidence, mais pour avoir vu certaines erreurs de ce type sur des sites multilingues, je préfère le rappeler.
Faire un audit sémantique
Prenons l’exemple d’un site français pour lequel vous souhaitez réaliser une version anglophone. Une traduction littérale pourrait s’avérer très handicapante pour le référencement naturel de votre site sur le marché anglophone car les mots-clés utilisés par les internautes pour trouver votre site ne seront pas forcément les mêmes. Il faut donc prendre en considération les habitudes des internautes anglophones en choisissant les mots-clés les plus appropriés.
Gardez à l’esprit qu’un mot ou expression ne sera pas forcément le même pour un anglais et un américain. « Colour » en anglais UK deviendra « Color » en anglais US ; « Jewellery » s’écrira « Jewelry » etc.
Pour une même langue, certaines désignations ne sont pas les mêmes également selon le pays où l’on se trouve. Des « barniques » désignent des lunettes au Québec. Un aspirateur deviendra une « balayeuse ». Les exemples ne manquent pas et des différences existent également pour le français de Suisse ou de Belgique. Idem pour la langue de Goethe, qui ne sera pas toujours la même selon que l’on se trouve en Allemagne ou en Autriche par exemple.
Une traduction effectuée par une personne native du nouveau pays ciblé peut certes s’avérer coûteuse, mais à terme, c’est sans aucun doute la meilleure solution. En effet, un mauvais contenu pénalisera votre site non seulement à l’égard des moteurs de recherche, mais aussi à l’égard des internautes qui n’auront pas ou peu d’intérêt pour un site mal écrit. A défaut de traducteur, faîtes relire votre contenu par un natif du pays auquel vous vous adressez.
La question des backlinks
Les backlinks sont sans aucun doute la pierre angulaire du référencement. Pour un site multilingue, il faudra redoubler d’efforts car il y a autant de pages à référencer qu’il y a de versions du site. Pour qu’ils soient efficaces, les liens qui pointent vers votre site doivent être placés sur des pages dont le contenu et la langue soient cohérents avec votre site.
Avoir un lien de la version anglaise de votre site sur une page en français est une « erreur » comparable à celle qui consiste à obtenir un lien sur un site immobilier pour votre page traitant de chirurgie dentaire. Il faut donc veiller à placer vos liens sur des sites web dont le contexte, tant rédactionnel que linguistique, s’apparente au vôtre.
Les erreurs à ne pas commettre
Même si cela peut paraître relever de l’évidence même au même titre que l’URL rewriting, l’erreur la plus grossière en matière de site multilingue consiste à proposer plusieurs langues sur une même page du site. Les différentes versions du site doivent bien entendu être dissociées.
Google, leader incontesté du Web
Mardi 26 janvier 2010La société américaine ComScore, spécialisée dans les mesures d’audience sur le Web, vient de mettre en ligne ses habituels rapports mensuels. Ces rapports concernent le trafic et la popularité des sites internet aux Etats-Unis et dans le Monde. Petit tour d’horizon des chiffres du Web :
Les chiffres du Web aux Etats-Unis
Le premier rapport est celui des catégories de sites les plus visités aux Etats-Unis. Période de fêtes oblige, les sites de ventes en ligne tournés vers les traditionnels cadeaux de Noël (bijoux, jouets, fleurs) ainsi que ceux d’e-cards sont très présents dans ce classement. Ils sont d’ailleurs parmi les plus fortes progressions par rapport au mois de novembre, la plus forte hausse étant celle des sites sur les taxes, la fin de l’année étant aussi la période donnant lieu au calcul de l’impôt. Internet semble donc rester une source d’information extraordinaire pour ses utilisateurs, avant d’être un gigantesque centre commercial virtuel.

Le marché de la recherche sur le Web dans le monde
Le second tableau que nous voulions présenter est celui des pays dans lesquels le plus grand nombre de recherches ont été effectués. Sans surprise là aussi, ce sont logiquement les Etats-Unis qui arrivent en tête, suivis de près par la Chine. Un duo symbolique qui s’est livré récemment à une querelle autour du piratage de Google, et sur lequel nous reviendrons prochainement.

Pour finir, voici les sites sur lesquels se sont faites toutes ces recherches à travers le globe. Google reste le maître incontesté du Web. A noter cependant la très forte progression de Microsoft qui semble ainsi réussir son pari d’installer Bing comme le concurrent le plus sérieux à l’hégémonie du géant de Mountain View. Un pari qui a d’ailleurs été un sujet d’actualité brulant ces derniers jours, avec la folle rumeur d’un remplacement de Google par Bing sur l’iPhone d’Apple.

Microsoft corrige la faille de sécurité d’Internet Explorer en cause dans le piratage de Google
Vendredi 22 janvier 2010
A circonstances extraordinaires, réponse extraordinaire. Microsoft vient en effet de mettre en ligne une mise à jour de sécurité exceptionnelle. La faille de sécurité du navigateur web Internet Explorer ainsi réparée aurait permis aux pirates informatiques d’attaquer plusieurs services web de Google il y a une dizaine de jours. Cette opération de piratage a été surnommée « Aurora » par l’éditeur de solutions de sécurité McAfee.
Microsoft avait d’ailleurs rapidement reconnu sa responsabilité dans le hacking ciblant Google et une vingtaine d’autres sociétés, dont Adobe. Mike Reavey, directeur du Security Response Center de Microsoft, avait réagi en ce sens le 14 janvier dernier : « Internet Explorer a été l’un des vecteurs utilisés par les attaques sophistiquées et ciblées contre Google et d’autres réseaux d’entreprise ». Selon lui, c’est surtout l’ancienne version du navigateur, Internet Explorer 6, qui est problématique.
Ce n’est pas vraiment une surprise, tant la version incriminée du célèbre navigateur, IE6, a déjà fait l’objet de sévères critiques. D’ailleurs, Mike Reavey recommande vivement à ses utilisateurs de migrer vers la dernière version de son logiciel : Internet Explorer 8. Car malgré l’ancienneté d’IE6, de nombreux internautes continuent de l’utiliser.
Mais choisir une version plus récente d’Internet Explorer ne paraît pas être la meilleure solution. Ce sont bien tous les navigateurs et systèmes d’exploitation de Microsoft qui sont en cause : dans un bulletin d’alerte publié le 14 janvier, la firme de Redmond précisait que la vulnérabilité relevée concerne toutes les versions d’Internet Explorer et tous ses systèmes d’exploitation (Windows 2000, Windows XP, Vista et même Windows 7).
Avant la correction de cette faille de sécurité, de nombreuses organisations gouvernementales avaient recommandé de ne plus utiliser Internet Explorer et de lui préférer un navigateur alternatif comme Firefox, Chrome, Opera ou Safari. En France notamment, le Centre d’Expertise gouvernemental de Réponse et de Traitement des Attaques informatiques (CERTA) suggérait ainsi l’utilisation d’un autre navigateur dans l’attente d’un correctif de Microsoft.
En Allemagne ou en Australie également, on préconisait de changer purement et simplement de navigateur.
Un coup dur pour Microsoft, dont le navigateur web est en perte de vitesse malgré une avance confortable sur ses concurrents. Mais ces parts de marché sont à relativiser quand on sait la position de quasi monopole qu’occupait le navigateur il y a quelques années.
Le malheur des uns faisant invariablement le bonheur des autres, les conséquences du piratage Aurora sur le marché des navigateurs web ne se sont pas faîtes attendre. Les navigateurs Firefox et Opera ont ainsi connu un important pic de téléchargement en France et en Allemagne ces derniers jours.
En Allemagne, les téléchargements quotidiens de Firefox sont ainsi passés de 60.000 à 200.000.
Une hausse de 40% des téléchargements du navigateur Opera a été constatée en Australie.
Si la rapidité avec laquelle Microsoft a publié un correctif à la faille de sécurité constatée peut être saluée, le mal est fait. L’image du navigateur Internet Explorer, déjà vivement critiqué, est quant à elle largement (définitivement ?) écornée. Et avec lui c’est Microsoft dans son ensemble qui devrait pâtir des derniers évènements.
On peut donc affirmer avec cynisme que dans son malheur, Google y verra là un motif de satisfaction.
Apple pourrait faire de Bing le moteur de recherche par défaut de l’iPhone
Jeudi 21 janvier 2010
La nouvelle peut paraître inconcevable tant Apple et Microsoft se livrent un combat âpre depuis de nombreuses années. Mais à y regarder de plus près, elle n’est pas si surprenante au vu des derniers changements intervenus dans l’univers de l’informatique et de la téléphonie mobile, notamment le prochain lancement de Nexus One, le téléphone mobile de Google.
On a coutume de dire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis. C’est peut être là qu’il faut aller chercher la motivation de cette alliance entre les créateurs de l’iPhone et de Bing. Apple et Microsoft sont certes des concurrents historiques sur le marché de l’informatique. Mais l’arrivée de Google a changé la donne. Depuis que le géant du Web s’est mis en tête de grignoter des parts de marché ailleurs que sur le Web (navigateur internet, système d’exploitation etc.), toute nouvelle avancée du groupe est suivie avec une certaine appréhension par ses concurrents.
En la matière, la récente annonce des fonctionnalités du Nexus One en fait le futur concurrent direct de l’iPhone. C’est sans doute là la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et conduit à cet improbable rapprochement entre Apple et Microsoft.
Pas si improbable que ça d’ailleurs, puisque ce ne serait pas la première fois que ces deux pionniers de l’informatique collaborent dans la mesure où Microsoft propose une version de la suite Office pour Mac.
Même si les porte-paroles des deux groupes, Katie Cotton et Frank Shaw, ont refusé de commenter cette rumeur, celle-ci n’a de cesse d’enfler. Les deux groupes auraient en effet entamé des pourparlers depuis plusieurs semaines, sans doute à l’initiative de Microsoft. La société de Bill Gates cherche à tisser des partenariats de manière à imposer son moteur de recherche Bing comme une véritable alternative à Google. A ce titre, notons que Bing dispose de sa propre application iPhone depuis le mois de décembre dernier.
Aujourd’hui, les parts de marché de la recherche sur téléphone mobile s’élèverait à 11% pour Bing, contre 86% pour Google (chiffres Nielsen Co).
A fortiori, le but est de frapper Google là où ça fait le plus mal. Au portefeuille.
Google tire la plupart de ses revenus de son programme de publicité, Google Adwords. A l’heure actuelle, même s’il souhaite diversifier son offre et investir sur de nouveaux terrains, le chiffre d’affaire du groupe est donc intimement lié à son moteur de recherche.
C’est précisément à ce niveau que la collaboration entre Apple et Microsoft s’explique. Si Microsoft cherche à augmenter ses revenus publicitaires grâce au moteur Bing, Apple a récemment acheté le réseau publicitaire pour mobiles Quattro Wireless. Il cherche donc à contrer Google qui, lui, possède son propre système de publicités sur téléphones mobiles, AdMob.
Pour comprendre l’ampleur du coup porté à Google, il suffit de se pencher sur les bénéfices tirés par Google de la téléphonie mobile : plus de la moitié viendraient de l’iPhone. C’est donc une lutte à mort qui s’engage. Du moins, ça en a tout l’air.
Si Apple avait tout intérêt à proposer les services de Google pour les débuts de l’iPhone en 2007, bénéficiant ainsi de la popularité des services du géant du Web, les circonstances ne sont plus du tout les mêmes.
Le Nexus One et le système d’exploitation pour mobile Android de Google se posant comme concurrents directs de l’iPhone, pourquoi Apple continuerait de proposer Google comme moteur de recherche par défaut tandis que la firme de Mountain View cherche à lui faire de l’ombre sur le marché du portable ?
D’autant que des sources proches du dossier souhaitant garder l’anonymat révèlent que Microsoft n’hésiterait pas à payer plus que Google pour voir Bing devenir le moteur de recherche par défaut de l’iPhone. Difficile de savoir à quelle hauteur se situerait un tel accord, puisque Google et Apple se sont toujours refusés à révéler les termes financiers de leur partenariat.
Toujours est-il que depuis août 2009 et le départ du conseil d’administration d’Apple du patron de Google, Eric Schmidt, la hache de guerre semble avoir été déterrée.
En outre, Google est également le moteur de recherche par défaut de Safari, le navigateur web d’Apple. Il ne serait pas étonnant que Microsoft fasse du lobbying pour imposer Bing sur Mac également.
Clayton Moran, analyste au cabinet Benchmark, appuie de son côté la crédibilité de cette rumeur : « Apple voit Android comme une plate-forme concurrente, attirant des appareils concurrents, et sait que Microsoft a désespérément besoin de gagner des parts de marché dans les moteurs de recherche. Je suis sûr que Microsoft va proposer à Apple une offre économique si favorable stratégiquement et financièrement que cela aura du sens pour Apple. »
Cela dit, rien n’interdit de penser qu’Apple souhaite développer à terme son propre moteur de recherche. L’alliance avec Microsoft serait alors un moyen de gagner du temps et, surtout, de ne pas laisser Google prendre une position dominante sur ce marché. Pas si étonnant finalement, alors surtout que Microsoft cherche aussi à investir le marché de la téléphonie mobile avec Windows Mobile.
Reste maintenant à savoir si les consommateurs s’y retrouveront. Un utilisateur habitué à Google pourrait ne pas trouver Bing à son goût même s’il faut avouer que les dernières améliorations apportées à Bing le rendent plutôt agréable à l’utilisation.
Baidu.com porte plainte contre son fournisseur de nom de domaine américain
Jeudi 21 janvier 2010
Nouvelle affaire de piratage entre les Etats-Unis et la Chine: le leader chinois de la recherche sur internet, le moteur Baidu.com, a déposé une plainte à New-York contre la société gérant son nom de domaine.
Baidu accuse en effet Register.com d’importantes négligences ayant rendu possible le piratage du site le 12 janvier dernier. A la suite de cette attaque caractérisée par une manipulation extérieure de son DNS situé aux Etats-Unis, le moteur était inaccessible pendant plus de 3 heures. Une éternité pour ce site web qui n’avait connu jusque là qu’une panne d’une trentaine de minutes en décembre 2006.
L’attaque était matérialisé par un lien de redirection vers le site web d’un groupe autoproclamé « La cyber armée iranienne ». Les mêmes pirates qui avaient hacké Twitter le mois dernier, démontrant ainsi que les Etats-Unis n’ont pas le contrôle du Web.
Si on peut comprendre que Twitter soit la cible d’un tel groupe au regard du rôle joué par le réseau social lors des manifestations post-élections, l’attaque d’un site chinois prête à confusion.
Rappelons en effet que la Chine fait poids au conseil de sécurité de l’ONU pour retarder la prise de sanction contre le régime de Téhéran dans le cadre du programme nucléaire iranien. Dans ces conditions, il est plutôt étrange que ce groupe s’attaque à un site web chinois.
Espérons que la plainte déposée permette de nous éclairer sur les tenants et aboutissants de cette affaire.
Le gouvernement Berlusconi cherche à censurer la publication de vidéos en ligne
Mercredi 20 janvier 2010
Moins d’une semaine après l’affaire entre Google et la Chine, la censure d’Internet refait son apparition au rayon des actualités du web. Plus surprenant, c’est au cœur de l’Union Européenne, pourtant réputée pour son libéralisme en matière économique, que l’affaire a lieu. En effet, le site de Youtube Italie affichera peut-être le mercredi 27 janvier 2010 prochain une page toute blanche avec deux lignes pour seul et unique contenu : « Nous n’avons pas encore l’autorisation de diffuser nos contenus dans votre pays. Repassez plus tard. »
Le député démocrate Vincenzo Vita ne s’y trompe d’ailleurs pas, et déclare ainsi que « l’Italie rejoint le club des censeurs aux côté de la Chine, de l’Iran et de la Corée du Nord. »
Sans parler d’un nouveau coup dur pour Google (Youtube appartient au groupe), c’est bien Internet dans son ensemble qui risque de se trouver sinistré de l’autre côté des Alpes. La semaine prochaine, le décret dit « Romani » sera promulgué, soumettant à une autorisation ministérielle la diffusion sur Internet « d’images animés accompagnées ou non de sons. »
L’association de défense de la liberté d’expression Articolo 21 a vivement réagi en affirmant qu’une telle mesure n’était pas sans rappeler la tentative de restriction de la blogosphère italienne. Celle-ci voulait faire peser sur les blogueurs les mêmes obligations que celles incombant à la presse écrite.
La justification du nouveau texte est d’ailleurs très proche : l’assimilation faite entre les sites web et les chaînes de télévision et les stations de radio. Il fait ainsi rentrer dans la catégorie des médias audiovisuels tous les médias « reçus par une part importante de la population et susceptibles d’avoir sur elle un impact manifeste. » La condition d’application du texte : la nature économique du média visé.
Autrement dit, un bon nombre de sites internet sont concernés tant la publicité est devenu le moyen de rémunération de la quasi-totalité des sites hébergeant des vidéos. En effet, ces sites impliquent d’importants coûts d’hébergement du fait de la taille des fichiers qu’ils proposent. Et comme la norme en la matière est la gratuité, il n’est d’autre modèle économique viable que celui de la publicité.
Sans être exhaustive, on peut d’ores et déjà dresser une liste de sites web concernés : les web télés, les services de VOD et les plateformes comme Youtube.
D’ailleurs, Google a déjà réagi. Son responsable italien, Marco Pancini, veut distinguer les sites qui ont une politique éditoriale et ceux qui, comme Youtube, ne proposent qu’un service d’hébergement : « Le décret tente d’octroyer les mêmes responsabilités aux fournisseurs de services Internet qu’aux réseaux de télévision qui éditent leur contenu, alors que Youtube se contente de mettre une plateforme à disposition des internautes. »
Le commissaire de l’autorité des communications, Nicolas d’Angelo, a ajouté quant à lui que « l’Italie va devenir le seul pays occidental à conditionner ce type de service à une autorisation gouvernementale », allant jusqu’à parler de « risque démocratique ».
Plus qu’une mise en conformité de la loi italienne avec la directive européenne 2007/65/CE, dont il est fait une interprétation restrictive voire contraire à son esprit, le décret a tout d’une décision politique, le gouvernement italien, Berlusconi en tête, souhaitant ainsi éviter à l’avenir la création de sites et la diffusion de vidéos qui lui seraient hostiles.
Par ailleurs, Silvio Berlusconi ayant une double casquette en tant que président du groupe Mediaset, on est en droit de se demander si le décret n’a pas également pour but caché de contrôler les sites diffusant des vidéos qui, par nature, ont vocation à faire de l’ombre aux médias traditionnels et à empiéter sur un marché que ces-derniers considèrent, par trop, comme leur chasse gardée.
Ce n’est d’ailleurs peut être pas un hasard si, en 2008, Mediaset avait gagné un procès contre Youtube pour la violation du droit de diffusion de l’émission de télé-réalité « Big Brother ». Tout un programme…
Sur le blog du site web du magazine L’Espresso, Alessandro Gilioli écrit que le décret a pour but de tuer dans l’œuf les futurs concurrents du groupe privé de Silvio Berlusconi.
Plus que la stigmatisation du chef du gouvernement italien, c’est celle de la normalisation de la censure sur internet qu’il convient de faire. De plus en plus, les autorités voient dans l’Internet une menace qu’il faut contrôler, sinon réprimer.
Une note positive pour conclure : Paolo Romani, le député responsable du décret, a insisté sur le fait que le texte ne faisait qu’appliquer les recommandations de l’Union Européenne et que le gouvernement était près à discuter d’éventuelles modifications. Espérons pour les internautes italiens que le gouvernement reviendra sur cette décision liberticide.
